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Des questions embarrassantes pour Greenspan

La rédaction
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Le 17 février, Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale, a présenté son « état des lieux » de l’économie américaine devant la Commission bancaire de la Chambre. Il a annoncé, sans grande surprise, que la Fed continuerait probablement à augmenter les taux d’intérêt.

Mais cette fois-ci, différents membres de la commission ont soulevé la question de l’économie réelle, de l’inégalité grandissante des revenus, de la désintégration des systèmes de santé et d’éducation et d’autres points que Greenspan évite toujours d’aborder. Le député John LaFalce, démocrate de New York, est ainsi intervenu : « Qu’est-ce que cela signifie quand on parle de taux de chômage ? Tout d’abord, je suppose que nous devrions nous poser des questions sur la précision de ces statistiques sur le chômage ? Quelle est l’ampleur du sous-emploi ? Les gens gagnent-ils vraiment plus d’argent ? Doivent-ils compter sur deux, trois ou quatre revenus pour boucler les fins de mois ? (...) Avons-nous de meilleurs soins médicaux ? Pour qui ? Comment se fait-il que, dans une ère de croissance économique soit-disant sans précédent, 45 millions d’Américains soient sans assurance médicale ? (...) Que signifie cette disparité croissante dans notre société ? Qu’en est-il de l’éducation ? Est-ce vrai que la qualité de l’éducation dans les quartiers riches s’améliore tandis que celle dans les quartiers pauvres s’agrave ? »

Un deuxième député, Bernard Sanders, indépendant du Vermont, ajouta : « On se demande ce qui se passe pour l’Américain moyen. Celui-ci allume sa télévision tous les jours et apprend que l’économie est en pleine croissance, qu’elle n’a jamais eu une aussi bonne santé. Mais, ces travailleurs ont parfois du mal à regarder la télévision parce qu’ils travaillent plus longtemps pour un salaire moindre qu’autrefois. Les statistiques montrent clairement qu’entre 1973 et 1998, les salaires réels du travailleur américain moyen ont baissé. Il n’est pas rare pour un travailleur, qu’il soit du Vermont ou de l’Etat de New York ou d’ailleurs, d’avoir deux ou trois emplois. M. Greenspan, quand vous et moi étions un peu plus jeunes, avant ce grand boom économique, on était habitué à croire qu’un seul salarié - c’était souvent le père - pouvait, en travaillant 40 heures par semaine, gagner suffisamment pour nourrir la famille. Aujourd’hui, en pleine croissance économique, je ne vois pas beaucoup de familles où cela soit possible, dans le Vermont et à travers le pays. Je vois que les femmes travaillent en même temps que leur mari. Je vois les gens travailler 50, 60 heures par semaine. Je vois des gens avoir deux et trois emplois. »

Se référant à un récent rapport du Bureau international du travail, Sanders déclara : « Aujourd’hui, nous avons des horaires plus longs que les travailleurs de n’importe quelle nation industrialisée. En fait, le nombre d’Américains ayant plus d’un emploi s’est accru de 92 % entre 1973 et 1997. Les Américains ayant plus d’un emploi travaillent en moyenne 48 heures par semaine, et 40 % d’entre eux travaillent de 50 à 69 heures par semaine. Est-là une économie en croissance ? Si c’est le cas, pourquoi les gens ne gagnent-ils pas plus et ne travaillent-ils pas moins d’heures et ne peuvent-ils pas consacrer plus de temps à leurs familles ? (...) Je pense en conclusion que nous avons besoin de changements fondamentaux en politique économique, pour faire en sorte que l’économie marche pour la classe moyenne et la classe laborieuse, et pas uniquement pour les millionnaires et les milliardaires. »

Sanders s’attaqua ensuite à la disparité des revenus aux Etats-Unis : « Est-ce que l’économie est en croissance pour certaines personnes ? Sûrement. Les personnes les plus riches de ce pays n’ont jamais possédé tant de biens, et même des magazines comme US News parlent des riches qui deviennent plus riches. On a aujourd’hui aux Etats-Unis un plus grand fossé entre riches et pauvres que n’importe quelle autre nation industrialisée. (...) 20 % des enfants de ce pays vivent dans la pauvreté. (...) Je pense que nous devons, en tant que commission, en tant que nation, commencer à traiter de la réalité de la distribution très inégale des revenus et de la richesse dans ce pays. Est-il bon, chers collègues, que les 1 % les plus riches détiennent plus de richesse que les 95 % restant ; qu’une personne détienne plus de richesses que les 40 % des familles les plus défavorisées dans ce pays ? »

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