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Des relations franco-chinoises sous le signe de la confiance

La rédaction
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La visite du président Chirac en Chine en octobre, la quatrième depuis 1995, illustre la qualité exceptionnelle des relations diplomatiques entre les deux pays. Mais si le niveau du dialogue politique a toujours été élevé, les relations économiques sont moins brillantes. La France ne représente que 1,4 % du marché chinois (contre 4 % pour l’Allemagne) et elle accuse un fort déficit commercial avec la Chine, ses exportations ne couvrant que 40 % des importations chinoises en France.

Ainsi, l’établissement d’une collaboration économique beaucoup plus intense était l’objectif principal du voyage du Président de la République (qui voulait, accessoirement, renforcer sa propre position politique en France en vue des présidentielles 2007, face à Nicolas Sarkozy) et les résultats sont impressionnants. Dix mois après l’achat de 150 avions A320, la Chine en a acheté 150 de plus pour un total de 8 milliards d’euros. L’accord a été facilité par la décision du nouveau PDG d’Airbus, Louis Gallois, d’implanter en Chine une chaîne d’assemblage de l’A320. Par ailleurs, un accord portant sur 1,2 milliard d’euros a été signé avec Alstom pour la livraison de 500 locomotives en partenariat avec la société chinoise Datong et une lettre d’intention a été signée pour la construction de 18 installations de conteneurs, s’élevant également à quelque 1,2 milliards d’euros. En outre, EDF prendra une participation de 100 millions d’euros dans quelques grandes centrales chinoises, Suez construira deux usines d’eau potable à Macao et Tianjin, ainsi qu’une installation d’assainissement des eaux usées pour une société sidérurgique à Tianjin. Enfin, Chirac a posé la première pierre d’une nouvelle usine Peugeot-Citroën à Wuhan. Le constructeur français a produit 150 000 voitures en Chine l’année dernière.

Or les deux grands contrats que Jacques Chirac voulait finaliser avec Pékin n’ont pas encore été décidés. Le premier concerne la vente à la Chine de l’EPR, la troisième génération de réacteurs nucléaires français, pour un montant de 8 milliards d’euros. Sur ce dossier, la France est encore en concurrence avec le géant américano-japonais Westinghouse. Le deuxième est la construction d’une ligne TGV entre Canton et Wuhan.

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