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Des réservistes israéliens refusent d’effectuer leur période de service dans les territoires occupés

La rédaction
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Jusqu’à ce jour, 230 officiers et soldats réservistes israéliens ont signé une lettre déclarant leur refus de servir dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza.

Dans cette lettre, ils soulignent qu’ils ont reçu « des ordres et des directives qui n’avaient rien à voir avec la sécurité de notre pays et qui avaient pour seul but d’assurer notre contrôle sur le peuple palestinien. (...) Nous, qui avons senti combien les ordres qui nous ont été donnés dans les territoires détruisent toutes les valeurs que nous avions assimilées en grandissant dans ce pays (...). » Ils déplorent aussi que « le prix de l’occupation est la perte du caractère humain des FDI et la corruption de toute la société israélienne ». Reconnaissant que les colonies sont illégales et qu’il faudrait s’en retirer, ils affirment : « Nous déclarons que nous ne prendrons plus part à la guerre engagée pour la sécurité des colonies. Nous ne combattrons plus au-delà de la Ligne verte [qui délimite les frontières de 1967] avec pour mission d’occuper, de déporter, de détruire, de bloquer, de tuer, d’affamer et d’humilier tout un peuple . »

La réaction du chef d’état-major des FDI, Shaul Mofaz, a été d’une violence inhabituelle, mettant en cause les « motivations politiques » des réservistes. Il a déclaré à la Radio de l’armée israélienne : « Si c’est le cas, alors il ne s’agit pas d’une dissension mais d’une sérieuse « rébellion » dont doivent s’occuper les dirigeants du pays. » Mofaz a ordonné que tous les signataires de la lettre soient interrogés par leur commandant et que les officiers soient relevés de leur commandement. Bien que Mofaz n’ait pas parlé de faire passer les soldats en Cour martiale, Ra’anan Gissen, porte-parole officiel d’Ariel Sharon, a, pour sa part, évoqué cette possibilité, en réponse à une question de l’EIR : « S’ils ne servent pas là où ils sont appelés, ils pourraient devoir faire face à la Cour martiale . »

Il faut noter que parmi les signataires, beaucoup appartiennent à des unités d’élite des FDI comme les parachutistes et sont des vétérans aguerris. Ce ne sont en aucun cas des « soldats d’opérette ». L’ancien chef du Shin Bet israélien et ancien amiral, Ami Ayalon, a déclaré lors d’une interview à la télévision israélienne qu’il « avait beaucoup de sympathie » pour eux. « En ce qui me concerne, trop peu de soldats refusent d’obéir à des ordres illégaux. L’ordre de tirer sur un enfant non armé est manifestement un ordre illégal . »

Le lieutenant de réserve Amit Mashiah, porte-parole du groupe, a déclaré que « nous avons décidé d’ouvrir la pétition à quiconque appartient à une unité qui pourrait être appelée à servir dans les territoires ». Le soutien public aux « soldats de la résistance » est en forte augmentation, des milliers de mails ayant inondé leur website (www.seruv.org) - dont 70 % étaient favorables.

L’un des nouveaux signataires est le capitaine (cr) Youval Tamari, pilote de l’armée de l’air et fils du général Mehemia Tamari, un général de haut rang des Forces de défense israéliennes (FDI) jusqu’à sa mort en 1994. A l’instar de Tamari, de nombreux « soldats de la résistance » viennent de famille ayant un passé professionnel et militaire exemplaire.

Le commentateur israélien Yoel Marcus a écrit le 8 février dans le quotidien Ha’aretz : « Cette lettre de protestation, aussi modérée qu’elle soit, signale une sentiment national qui risque de se répandre rapidement pour devenir une sorte d’insurrection et le début du chaos intérieur (...) Quand nous en arrivons au point où les soldats de réserve pensent qu’ils mènent la mauvaise guerre, alors nous savons que nous avons franchi la ligne rouge . »

Poursuivant sa politique intransigeante, le chef d’état-major des FDI, le général Shaul Mofaz, a déclaré devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset : « Si certains des officiers ont des motifs idéologiques et cherchent à les promouvoir par le biais des FDI, c’est bien pire que de refuser de servir. C’est une mutinerie . »

Pour un observateur politique israélien de longue date avec qui nous avons parlé, l’initiative des réservistes représente « le choc le plus important depuis le début de l’Intifada ». Le prochain, selon lui, pourrait être une action de masse en protestation à l’effondrement de l’économie israélienne.

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