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Des simulacres de candidats dans un non-débat

La rédaction
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Le vice-président Al Gore et le gouverneur du Texas George W. Bush se sont présentés au débat du 3 octobre à Boston (Massachusetts), vêtus exactement de la même façon, comme pour souligner le fait qu’ils ne sont que des marionnettes interchangeables dont les fils sont tenus par l’oligarchie financière de Wall Street. Leurs déclarations étaient, à quelques nuances près, également interchangeables. Tous deux ont répété les mêmes mensonges sur la « prospérité sans précédent » de l’Amérique, passant sous silence les véritables causes de l’hyperinflation des prix du pétrole et de l’énergie.

A une seule reprise, le débat a semblé s’orienter vers une certaine réalité. L’animateur de Public Television, Jim Lehrer, a pris de court les candidats en leur posant une question sur l’éventualité d’une crise financière. Il s’est d’abord adressé à Bush : « Il peut y avoir toutes sortes de crises, M. le Gouverneur. Dans le domaine financier, par exemple. La Bourse pourrait chuter. Une grande institution financière pourrait tomber en faillite. Quelle serait, dans ce cas, votre attitude ? »

La réponse fut pour le moins évasive : « Eh bien, ça dépend, (...) Je contacterais le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, pour analyser les faits et les circonstances. Je demanderais à mon secrétaire au Trésor de contacter les centres financiers (...). Je ferais en sorte que certains parlementaires soient appelés pour discuter de la gravité de la situation, et j’établirais une stratégie de jeu pour y faire face. (...) Nous trouverions des solutions pragmatiques, de bon sens, aux problèmes (...) et dans le cas d’une crise financière, je rassemblerais tous les faits avant de prendre une décision sur ce que le gouvernement devrait faire ou ne pas faire. » Autrement dit, Bush ne saurait pas quoi faire.

Quant à Gore, après avoir changé de sujet, il a fini par déclarer : « A propos des grandes crises financières qui arrivent, mon ami Bob Rubin, l’ancien secrétaire au Trésor, est ici. C’est un proche conseiller et un très bon ami à tous points de vue. J’ai eu l’occasion de travailler avec lui, avec Alan Greenspan et d’autres, pendant la crise qui a suivi l’effondrement du peso mexicain, au moment où la crise financière asiatique a fait courir le risque d’une récession mondiale pouvant affecter notre économie, et ces derniers temps, bien sûr, alors que l’euro chutait (...). »

Pressé par Jim Lehrer, Bush a confirmé qu’il n’y aurait « aucune différence » entre leurs deux attitudes en cas de krach financier. Tous deux en appelleraient à Alan Greenspan et feraient renflouer Wall Street.

On a soigneusement évité toute intervention extérieure dans le débat. Ralph Nader, candidat présidentiel du Parti vert, avait rassemblé 20 000 manifestants pour protester contre son exclusion du débat. Et lorsque, muni d’une invitation officielle, il voulut pénétrer dans une salle contiguë pour suivre le débat sur un écran de télévision, il fut accueilli par un représentant de la Commission du débat et trois policiers qui lui ordonnèrent de quitter les lieux.

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