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Désaccords entre les gouvernements européens et la BCE

La rédaction
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Les conflits entre les gouvernements et les banques centrales de la zone euro vont s’intensifier dans un avenir proche, a fait remarquer l’ancien gouverneur de la Bundesbank, Hans Tietmeyer, lors d’un colloque de la Banque centrale européenne à Francfort les 27 et 28 avril. Ces conflits sont dus avant tout, selon lui, à l’érosion de la « discipline fiscale », suite à l’affaiblissement du pacte de stabilité.

Ce colloque s’était transformé en mini-sommet entre banquiers centraux et experts en politique monétaire, dont l’ancien président de la BCE, Wim Duisenberg, le vice-président de la Fed, Roger Ferguson, l’ancien directeur de l’Institut monétaire européen, Alexandre Lamfalussy, l’ancien gouverneur de la banque centrale israélienne, Jacon Frenkel, et Charles Goodhart, de la London School of Economics.

Parallèlement à cet événement, le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, et le ministre allemand de l’Economie, Wolfgang Clement, ont lancé de nouvelles attaques contre la politique monétaire de la BCE. Le premier en la qualifiant de « destructrice », le second en estimant qu’elle n’était pas « bénéfique » pour l’Allemagne. Dans l’immédiat, ces déclarations visent à amener la BCE à baisser ses taux d’intérêt. Mais au-delà, le véritable enjeu est la politique néo-libérale poussée par la Banque européenne. Dans une récente interview accordée au magazine allemand Cicero, le gouverneur de la BCE Jean-Claude Trichet, insistait sur la nécessité de poursuivre les « réformes libérales » dans toute l’Europe, car « le libéralisme est la seule base de création de richesses ».

L’année prochaine, Otmar Issing, l’ultra-libéral économiste en chef de la BCE, quittera son directoire et selon des règles non écrites, un autre Allemand devrait lui succéder. En proposant comme remplaçant Peter Bofinger, de l’université de Würzburg, le chancelier Gerhard Schröder s’oppose frontalement à la Bundesbank et à la BCE. En effet, Bofinger a appelé à des programmes d’investissements publics et à des augmentations de salaires pour relancer les économies intérieures. Le 18 avril, une rencontre à huis-clos a réuni, à Berlin, le chancelier, le président de la Bundesbank, Axel Weber, et son adjoint, Jürgen Stark. Ce type de réunion est rarissime.

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