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Désintégration du processus de mondialisation des sociétés

La rédaction
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Selon les dernières statistiques publiées par Thomson Financial Securities Data, l’activité des fusions et acquisitions se dégonfle. Si, au cours des deux premiers mois de l’an 2000, les fusions dans le monde représentaient 818 milliards de dollars, elles n’atteignent que 310 milliards pour janvier et février 2001, soit une chute de plus de 60 %. Dans les secteurs des télécommunications et de la technologie, entre décembre 2000 et février 2001, les fusions au niveau mondial étaient pratiquement au point mort. En Europe, si les fusions étaient encore en augmentation de 17 % en décembre dernier, elles ont par contre chuté de 49 % en janvier et de 12,5 % en février, par rapport au même mois de l’année dernière. Aux Etats-Unis, la situation estbien plus dramatique, avec un déclin de 35 % en décembre, de 78,5 % en janvier et de 56 % en février. La chute des fusions est non seulement due à l’effondrement des actions technologiques, mais aussi au fait que les géants qui ont dominé les OPA ces dernières années croulent actuellement sous leurs dettes et n’ont plus accès à de nouvelles sources de crédit.

Dans le secteur des télécoms, on aperçoit même des signes d’une certaine « démondialisation ». Obligées de réduire bientôt leur immense fardeau d’endettement ou bien d’accepter une nouvelle baisse de leur note de crédit, les grandes compagnies européennes de télécoms ont déjà commencé à liquider tout ce qu’elles peuvent - de l’immobilier jusqu’à des unités de télécoms étrangères qu’elles venaient d’acquérir. Par exemple, British Telecom s’est engagé à liquider dans les mois à venir l’équivalent de 15 milliards de dollars d’avoirs, y compris ses actions dans Japan Telecoms et d’autres télécoms asiatiques. La compagnie hollandaise KPN prépare une énorme liquidation d’actions de sociétés étrangères qui, selon un rapport du Financial Times, pourraient comprendre ses investissements en République tchèque, en Irlande, en Hongrie, en Ukraine, en Indonésie, en Allemagne ainsi que dans l’opérateur international de réseaux de données, Infonet.

En même temps, le nombre de premières introductions sur le marché a chuté de 70 et 80 % en janvier et février aux Etats-Unis, comparé à l’année dernière. Soixante-trois premières introductions, prévues pour le premier trimestre, ont été annulées ou reportées. En Europe, la baisse du nombre de premières introductions a été un peu moins brutale, suite à celle du téléphone mobile Orange de France Télécom, qui s’est avérée une catastrophe. En conséquence, toutes les grandes banques d’investissement américaines qui gèrent les fusions et les premières introductions ont enregistré de fortes baisses de profits au premier trimestre. Le revenu net de Bear Stearns a chuté de 40 %), suivi par Morgan Stanley (-30 %), Lehman Brothers (-28 %) et Goldman Sachs (-13 %). Les banques d’affaires risquent de connaître des plans de licenciements.

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