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Désintégration économique dans les Balkans

La rédaction
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Neuf mois après la fin de la guerre du Kosovo, le commerce régional n’a toujours pas été rétabli et les artères commerciales vitales, comme la voie navigable du Danube, n’ont pas été rouvertes. Le grand effort de reconstruction annoncé à la fin des hostilités a été saboté par les conditionnalités du FMI et le dérisoire « Pacte de stabilité » de l’Union européenne. Celle-ci a annoncé qu’elle ne débloquerait pas de fonds pour des projets dans les Balkans avant la tenue d’une nouvelle conférence, prévue pour la fin mars - pour autant qu’elle ait bien lieu. Même si les fonds sont mis à disposition par la suite, ce sera trop tard pour aider, par exemple, le secteur agricole.

En Roumanie et en Bulgarie, on est proche de l’explosion. Le FMI y a joué un rôle clé, notamment dans le remplacement du Premier ministre roumain Radu Vasile par Mugur Isarescu en décembre. De source bruxelloise, Isarescu, ancien gouverneur de la Banque centrale roumaine, était présenté comme le « choix favori » du FMI, de la Banque mondiale et des créanciers de la Roumanie, dans une lettre présentée par le président de la Commission européenne Romano Prodi au président roumain Emil Constantinescu lors du sommet de l’UE à Helsinki. Une semaine plus tard, le 16 décembre, Isarescu était officiellement nommé Premier ministre. Depuis, il a fait savoir qu’il n’y avait pas d’argent pour améliorer les conditions de vie désastreuses car il faut éviter toute cessation de paiements de la part du gouvernement roumain. Pour empêcher cette éventualité, le gouvernement doit obtenir, au plus tard en mars, un crédit-relais de 180 millions de dollars du FMI mais, pour cela, il doit renforcer davantage encore l’austérité budgétaire.

Le risque d’une explosion sociale est grand. Dans de nombreuses villes, l’approvisionnement régulier en chauffage, électricité et eau potable n’est plus assuré depuis longtemps, et le projet d’Isarescu pour accélérer la privatisation des entreprises publiques et des mines de charbon va de nouveau abaisser le niveau de vie des Roumains, dont le pouvoir d’achat est inférieur de 40 % aux niveaux misérables de la dernière phase du régime de Ceaucescu. Les dépenses pour l’éducation sont 50 à 60 % inférieures au niveau de 1990. Dans une récente étude sur les dépenses d’éducation effectuée dans vingt-sept pays d’Amérique du Nord et d’Europe, l’UNESCO met la Roumanie en dernière position. Le PIB roumain a chuté de 7,3 % en 1998, la production industrielle de 17,4 % ; en 1999, le PIB a encore chuté de 4,5 % et la production industrielle de 10 %.

La situation de la Bulgarie voisine n’est pas meilleure. Selon de récentes statistiques officielles, 25 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Même le gouvernement du Premier ministre Ivan Kostov, par ailleurs engagé dans la voie de l’« économie de marché », a été obligé de lutter avec le FMI à propos d’une minuscule augmentation du salaire minimum, qui se situe encore en dessous du seuil de pauvreté. Le 4 février, en réponse à une question parlementaire sur le niveau de vie, Kostov a révélé qu’« avec le milliard de dollars que le gouvernement dépense pour rembourser la dette extérieure chaque année, on pourrait doubler les retraites ou accroître l’ensemble des dépenses d’éducation et de santé ».

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