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Déstabilisation de l’Asie du Sud-Ouest

La rédaction
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Ces dernières semaines, les principaux voisins de l’Irak - l’Arabie séoudite, l’Iran et la Turquie - ont été la cible d’opérations de déstabilisation, tout comme le Pakistan et l’Afghanistan. Les attaques terroristes dans le royaume séoudien, largement médiatisées, ont été systématiquement attribuées à Al-Qaida. Cependant, certains spécialistes européens en matière stratégique estiment que l’appareil néo-conservateur à Washington et Londres pourrait chercher délibérément à orchestrer un « scénario de chaos » en Asie du Sud-Ouest.

Selon un spécialiste britannique de la région, des éléments tribaux et autres en Arabie séoudite, opposés à l’actuel régime, ont reçu un soutien financier et autres incitations de la part de réseaux anglo-américains. Bien que ce « scénario de chaos » rencontre une forte opposition de la part de certains cercles de l’establishment anglo-américain, le fait que l’administration Bush ait rappelé sa représentation diplomatique, ne laissant sur place que les éléments diplomatiques essentiels, a été interprété comme la fin de son soutien politique au régime de Riad. Ceci renforce l’opposition, notamment parmi les éléments wahhabites particulièrement fanatiques qui mènent les attaques. Selon cette source britannique, aucune des forces d’opposition n’a, à elle seule, « les moyens de prendre le contrôle du pays, mais on joue la théorie du chaos »

Si la position anti-séoudienne virulente de néo-conservateurs comme Richard Perle est bien connue, ce qui l’est moins, ce sont les récentes diatribes de John Kerry, qui veut en « faire baver » aux Séoudiens.

L’Iran est frappé par les retombées de l’« affaire Chalabi », le scandale autour de ses prétendues relations avec cet ancien protégé des néo-conservateurs américains et membre du Conseil du gouvernement irakien qui vient d’être dissous. En fait, dans cette affaire, les partenaires iraniens de Chalabi étaient des acteurs de l’ancien réseau Iran-Contra, et non le gouvernement du président Mohamad Seyyed Khatami, qui s’efforce, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, Kamal Kharrazi, de stabiliser la situation irakienne. L’Iran est intervenu directement, au moyen d’efforts diplomatiques en Europe, en Russie et en Asie du Sud-Oest, et indirectement, avec les dirigeants chiites irakiens, pour éviter que la situation ne dégénère.

En Turquie, la situation est particulièrement tendue. Le Premier ministre Erdogan a dénoncé la politique de « terrorisme d’Etat » du gouvernement Sharon à l’égard des Palestiniens. Dans la perspective du sommet de l’OTAN devant se tenir à Istanbul fin juin, d’énormes mesures de sécurité sont prévues, avec le déploiement de milliers de soldats et de policiers. Une grande conférence internationale, prévue pour les 19 et 20 juin à Istanbul afin de discuter de la politique américaine en Asie du Sud-Ouest et de la guerre d’Irak, a dû être annulée en raison de l’impossibilité pour les autorités d’ assurer la sécurité nécessaire.

Le 1er juin, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a annoncé qu’il mettait unilatéralement fin au cessez-le-feu dans la guerre menée contre l’Etat turc. Cette annonce a été faite dans les montagnes Quandil, au nord de l’Irak. Le chef du conseil présidentiel du groupe, Zubeyir Ayder, a averti les touristes et les investisseurs de ne pas voyager en Turquie, appelant l’Union européenne à rayer le PKK de sa liste des organisations terroristes. Le Neue Zueriche Zeitung du 3 juin rapportait que « des cercles de l’armée turque pensent que des centaines de rebelles armés du PKK ont infiltré la Turquie depuis le nord de l’Irak au cours des dernières semaines. Le gouvernement turc accuse les Etats-Unis de n’avoir rien fait contre la présence du PKK dans le nord de l’Irak. » Il y a près de 5000 combattants du PKK dans la région. Le quotidien de Zurich observe à juste titre qu’« un nouvel éclatement de la guerre pourrait être dévastateur pour la région. Les Kurdes d’Irak craignent que l’armée turque n’utilise les combats menés dans le sud-est de la Turquie comme prétexte à une nouvelle intervention dans le nord de l’Irak ».

Dans sa doctrine pour l’Asie du Sud-Ouest, Lyndon LaRouche dit qu’on ne peut résoudre la crise irakienne sans la situer dans le contexte régional d’ensemble et sans organiser la coopération des Etats voisins en vue d’un arrangement de sécurité régionale.

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