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Deux politiques en Israël

La rédaction
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Depuis le lancement de l’opération israélienne « Pluie d’été » dans la bande de Gaza, plus de cinquante Palestiniens ont été tués. Le but ostensible de cette opération est de récupérer le soldat israélien enlevé Gilad Shalit et de mettre fin aux lancements de missiles Qassam contre Israël.

D’après le quotidien israélien Ha’aretz, qui cite des sources dans le domaine de la sécurité, deux politiques sont actuellement débattues. La première - largement soutenue au sein de l’armée et des services de sécurité mais pas par le Premier ministre Ehoud Olmert - veut que la libération de Shalit et l’arrêt des tirs soient réglés par la négociation et un échange de prisonniers, comme cela s’est fait par le passé. Des sources citées par Ha’aretz « sont furieuses » devant le refus de négocier affiché par Olmert. Le quotidien rappelle les mots de l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin, assassiné par un fanatique : « Lorsqu’il n’y a pas d’option militaire, on emploie tous les moyens, y compris la négociation avec les kidnappeurs, pour libérer les otages. » Selon les correspondants militaires de Ha’aretz, Amos Harel et Avi Issacharoff, le chef d’état-major israélien a présenté au gouvernement Olmert des scénarios pour un règlement négocié : « Aucun raid, aucun assassinat ciblé » côté israélien, et en échange, « aucun Qassam et la libération du soldat en échange de la libération de quelques prisonniers palestiniens. »

La seconde politique consiste à utiliser cette crise pour lancer une opération militaire d’ampleur dans les territoires occupés afin de détruire le Hamas. Telle est la ligne poussée par le vice-président américain Dick Cheney et Benjamin Netanyahou, qui se sont rencontrés à la mi-juin aux Etats-Unis. C’est elle qui semble emporter le soutien d’Olmert et des « durs » dans la communauté de la sécurité israélienne.

Aluf Benn, de Ha’aretz, compare la situation actuelle à la veille de la guerre de 1967, lorsque le Premier ministre d’alors, Levi Eshkol, hésitait à déclencher une frappe préventive contre l’Egypte, avant de recevoir un message de Washington lui signalant que « les Américains verraient d’un bon oeil une telle opération, à condition que nous réussissions à faire tomber Nasser ». Ainsi, Eshkol avait l’assurance que le gouvernement de Lyndon Johnson ne ferait pas ce que le gouvernement Eisenhower avait fait en 1956, pendant la Crise de Suez, en obligeant Israël à évacuer le Sinaï. Benn affirme que la politique de l’administration Bush consiste à dire qu’Israël doit éviter de s’en prendre à la population civile mais qu’ » un coup israélien qui renverserait le Hamas serait bienvenu ». Toujours selon Benn, la victoire électorale du Hamas « a torpillé la doctrine de la démocratie arabe de Bush et a été considérée comme un affront personnel au Président [Bush]. »

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