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Deux versions de la mort d’un officier du SISMI

La rédaction
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Dix jours après le meurtre, commis à Bagdad par les Américains, d’un responsable du renseignement militaire italien, Nicola Calipari, qui avait mené à bien les négociations sur la libération de la journaliste Giuliana Sgrena, le Premier ministre Silvio Berlusconi et le ministre italien des Affaires étrangères Fini ont tous deux déclaré, devant le Parlement, que les versions italienne et américaine « ne coïncidaient pas ». La première, fournie par le chauffeur de la voiture dans laquelle se trouvait Calipari, affirme que : 1) les autorités américaines à l’aéroport de Bagdad avaient été pleinement informées, avant et après la mission de libération de l’otage, du fait qu’une voiture transportant les trois personnes devait arriver à l’aéroport ; 2) la voiture ne roulait pas à plus de 40 km/h lorsqu’elle arriva à la hauteur de la patrouille américaine ; 3) la lumière était allumée dans la voiture ; 4) la voiture s’arrêta dès qu’un projecteur fut braquée sur elle. Néanmoins, les soldats américains ont ouvert un feu intense pendant 10 à 15 secondes, tuant Calipari et blessant Sgrena et le conducteur. Selon la version américaine, la voiture roulait vite, accéléra au point de contrôle au lieu de s’arrêter et les autorités américaines n’avaient pas été informées de son arrivée.

Cette dernière thèse ne tient pas. Conscient de la position difficile de son allié Berlusconi, Washington a promis une enquête à laquelle vont pouvoir participer deux responsables italiens, un militaire et un diplomate. Cependant, si cette enquête ne mène pas à la punition des responsables, le gouvernement risque de ne pas survivre aux prochaines élections. Alors que Sgrena continue d’accuser les forces américaines d’avoir monté une « embuscade », d’autres parlent de « règles de combat » très dures suivies par l’armée américaine en Irak, ayant déjà provoqué un nombre élevé de victimes civiles, et de communications difficiles entre les différents services de renseignement américains, exacerbées par le fait que le ministère de la Défense de Rumsfeld a pris en mains diverses opérations clandestines et de renseignement. Un ancien directeur du SISMI a déclaré à l’EIR qu’il « se pourrait que l’incident à l’aéroport de Bagdad ait été le résultat d’un manque de coordination et de communication entre la CIA et les agences du Pentagone ».

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