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Devant la chute des exportations, la Chine menace de dévaluer sa monnaie

La rédaction
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3 décembre 2008 (Nouvelle Solidarité) — La panique gagne la presse financière devant la décision chinoise depuis deux jours, de laisser sa monnaie se déprécier. La banque centrale chinoise a concédé une baisse de 0,86% contre le dollar depuis trois jours, le contraire de sa politique depuis plusieurs mois. « La baisse du yuan indique que la banque centrale a changé d’optique » déclare Lu Zhengwei, un économiste basé à Shanghai. « Les exportateurs chinois sont face à des difficultés considérables. Une dévaluation de 10% les aiderait à survivre ».

Selon l’agence de presse chinoise Xinhua, les exportations chinoises sont tombées à 19,2% en Octobre, au plus bas depuis quatre mois. Cette situation a conduit le vice-premier ministre Wang Oishan à déclarer qu’il « prendrait toutes les mesures » nécessaires pour stabiliser les exportations. Stephen Jen, qui dirige la direction des études sur les monnaies de la banque Morgan Stanley à Londres estime lui aussi que le yuan pourrait se déprécier d’environ 10%.

Depuis des mois, l’oligarchie financière tente de forcer la Chine à réévaluer sa monnaie. La Tribune estime que la décision d’hier « révèle également les limites de la volonté de coopération internationale de Pékin. Il y a trois semaines encore, la sagesse des Chinois était célébrée par tous, lors du G20. Entre-temps, le ralentissement économique s’est fait beaucoup plus brutal. Il demande des solutions immédiates qui s’accommodent mal à l’esprit de responsabilité. Les dirigeants communistes semblent aujourd’hui avoir adopté le bon vieux ‘chacun pour soi’ »

« La Chine lance la guerre monétaire », titre un autre article du même quotidien financier. L’article note cependant que la décision chinoise « révèle d’abord la gravité du ralentissement chinois que Pékin souhaiterait contrer avec la relance de ses exportations ». En Chine, « hausse des salaires et ralentissement de la demande internationale se conjuguent pour mettre sous pression les exportations, qui ont vu leur contribution à la croissance chuter de 25% à près de zéro ».

« Dans le même temps, l’activité intérieure du pays montre des signes de faiblesse, avec la chute de l’investissement et un krach immobilier qui débute. Or, pour préserver la stabilité sociale du pays et créer les emplois destinés à occuper les quelques 15 millions d’immigrés intérieurs venant des campagnes, il faut une croissance forte ».

Interrogé par le journal, l’économiste britannique Robert Mundell, « père de l’euro » et grand « expert » de la Chine propose l’introduction immédiate d’un taux de change fixe entre la monnaie chinoise et le dollar américain. Mundell, loin d’être un partisan d’un retour aux accords de Bretton Woods, y voit sans doute un petit pas supplémentaire en direction de son propre projet de monnaie mondiale, le DEY (dollar-euro-yen).

Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson, habitué à « dialoguer » avec la Chine se rendra demain à Pékin pour tenter de convaincre la Chine de poursuivre sur cette voie. S’il n’y parvenait pas, conclut La Tribune, « la Chine donnerait des idées à d’autres, et c’est un cycle de dévaluations qui s’ouvrirait avec son cortège de mesures protectionnistes. Le commerce mondial et la croissance de la planète pourraient en souffrir considérablement ».

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