Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

[Diapo] 1913-2013 : J.P. Morgan, un siècle au service du fascisme financier

La rédaction
visites
1983

Nous présentons ici notre diaporama retraçant les principales étapes de l’histoire de la banque d’affaires anglo-américaine J.P. Morgan.

1 / 15 1913 : Création de la Fed

Afin d’empêcher un retour aux idées d’Alexander Hamilton, John Pierpont Morgan (au centre, avec sa fille Louisa à gauche et son fils John Pierpont Jr à droite), représentant des banques britanniques aux Etats-Unis, prête sa résidence privée de Jekyl Island à un sénateur et sept banquiers qui « inventent » la Réserve fédérale, une banque centrale monétariste créée sur le modèle de la Banque d’Angleterre et gérée par des banques privées et surtout J.P. Morgan.

2 / 15 1914 : Profiteurs de guerre

J.P. Morgan est promu agent fiscal de la dynastie des Windsor aux Etats-Unis. Tout au long de la Première Guerre mondiale, la banque prêtera des sommes colossales aux Alliés (France, Empire britannique, Belgique, etc.) afin qu’ils se fournissent en armes et munitions chez ses clients, notamment Remington et Winchester.

3 / 15 1919 : Austérité mortifère

Thomas Lamont, un partenaire de J.P. Morgan, représente les Etats-Unis à la conférence de Versailles. Avec l’Angleterre et la France, ils imposent à l’Allemagne des réparations de guerre de 132 milliards de marks-or. L’argent versé à la France et l’Empire britannique sert à rembourser J.P. Morgan.

4 / 15 1923 : Hyperinflation

Dès 1922, les Alliés (J.P. Morgan) exigent que la banque centrale allemande soit laissée aux mains des banques privées. Ainsi, lors de la crise de l’hyperinflation, la Reichsbank prête directement aux spéculateurs qui pratiquent la vente à découvert contre le mark et provoquent l’hyperinflation de 1923.

5 / 15 1926 : Mécène du fascisme

Fin 1923, J.P. Morgan exige la nomination de Hjalmar Schacht à la Reichsbank pour stabiliser l’économie allemande. Schacht réunira les fonds pour l’accession au pouvoir d’Hitler dont il deviendra le ministre des Finances. En 1926, Thomas Lamont, un partenaire de J.P. Morgan pour qui le fascisme représente l’avenir de l’humanité, accorde un prêt de 100 millions de dollars à Benito Mussolini.

6 / 15 1929 : Gestion active de la dette

Les plans de renflouement de l’Allemagne seront gérés par deux banquiers de Morgan : Charles Dawes (à gauche) et Owen Young (au centre). La banque vendra des « obligations Young », garanties par les remboursements allemands.

7 / 15 1930 : Création de la BRI

A Paris, J.P. Morgan et Hjalmar Schacht, avec l’accord de la Banque d’Angleterre, inventent la Banque des règlements internationaux (BRI) qui offrira, surtout pendant la guerre, des facilités financières intéressantes aux Nazis et à l’opposition à Franklin Roosevelt. La BRI, qui place une grande partie de son capital dans l’économie allemande, obtient l’immunité diplomatique et juridictionnelle totale. A Bretton Woods, Keynes s’oppose avec vigueur à sa liquidation.

8 / 15 1933 : Tentative de putsch contre Roosevelt

En 1932, J.P. Morgan tente d’empêcher l’investiture de Franklin Delano Roosevelt à la convention démocrate. Après son élection, en 1933, elle fomente un coup d’Etat militaire contre le Président, en s’appuyant sur le général Smedley Butler qui, à la dernière minute, renonce et dévoile l’affaire au Congrès.

9 / 15 1984 : Guerre contre Glass-Steagall

En 1984, alors qu’Alan Greenspan est directeur chez J.P. Morgan, la banque fait circuler un document interne, Rethinking Glass-Steagall, appelant à son abrogation. Pour Charles Geist, professeur de finance au Manhattan College : « C’est la Fed, toute seule, qui a liquidé la loi Glass-Steagall sur une période de six à sept ans, précédant l’abrogation légale en 1999. » Qui était le président de la Fed ? Alan Greenspan !

10 / 15 1994 : Spéculer plus pour gagner plus

En 1994, la banquière de J.P. Morgan et sujet britannique Blythe Masters dirige l’équipe qui mettra au point les fameux Credit Default Swaps (CDS). Quelques années plus tard, Masters et son équipe ouvrent l’ère de la titrisation, en créant un Fonds commun de créances (FCC) pour racheter quelque 10 milliards de dollars de prêts bancaires.

11 / 15 2001 : Création de J.P. Morgan Chase

Deux ans après l’abrogation de Glass-Steagall, J.P. Morgan fusionne officiellement avec la Chase Manhattan Bank, fondée en 1799 par Aaron Burr, l’homme qui tua le premier secrétaire au Trésor américain Alexander Hamilton lors d’un duel en 1804. Hamilton était le fondateur de la première banque nationale des États-Unis dédiée à l’économie physique. Aujourd’hui, le PDG de J.P. Morgan Chase, Jamie Dimon, expose fièrement la paire de pistolets ayant servi à tuer Hamilton.

12 / 15 2008 : Parti de la guerre

Depuis 2008, J.P. Morgan s’offre les conseils de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair au prix de 2,5 millions de livres par an. C’est Blair qui, sur la base d’un dossier rempli d’informations falsifiées, entraîna les Etats-Unis dans la guerre contre l’Irak. Blair est le président du Conseil international de J.P. Morgan.

13 / 15 2012 : Banque des présidents

En 2012, Obama, qui détient un million de dollars sur un compte à la J.P. Morgan, la déclare « la banque la mieux gérée ». Contributions versées à sa campagne électorale de 2008 par des employés de J.P. Morgan : 808 000 dollars, et de Morgan Stanley : 530 000 dollars. Pour sa part, Morgan Stanley a offert 250 000 dollars à Sarkozy pour une conférence d’une heure. Pas négligeable, vu sa situation.

14 / 15 2013 : En campagne contre le rétablissement de Glass-Steagall

Lors d’une réunion de la Commission bancaire du Sénat du Delaware, au cours de laquelle est discutée une proposition de vœu appelant le Congrès fédéral à rétablir Glass-Steagall, un lobbyiste de J.P. Morgan intervient pour empêcher son adoption, affirmant qu’« il serait fortement déconseillé pour le Delaware, plus que tout autre Etat [un paradis fiscal ou l’industrie financière est très présente], d’adopter cette résolution maintenant. »

15 / 15 2013 : Appel au retour du fascisme en Europe

Dans une note publiée le 28 mai 2013 à Londres, intitulée « Les ajustements de la zone euro : presqu’à la moitié du chemin », J.P. Morgan appelle à un retour aux dictatures en Europe : « Les systèmes politiques dans la périphérie [sud] ont été établis après la chute des dictatures, et ont été façonnés par cette expérience. Les constitutions tendent à montrer une forte influence socialiste, reflétant la force politique des partis de gauche après la défaite du fascisme. Les système politiques dans la périphérie affichent les caractéristiques suivantes : des exécutifs faibles ; des gouvernements centraux faibles par rapport aux régions ; une protection constitutionnelle des droits des travailleurs ; un consensus dans la construction de systèmes politiques promouvant le clientélisme politique ; et le droit de protester si des changements malvenus sont apportés au status quo politique. »

Contactez-nous !