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Dick Cheney va d’échec en échec en Asie du Sud-Ouest

La rédaction
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Comme prévu, la tournée du vice-Président américain en Asie du Sud-Ouest s’est avérée un four total pour l’administration Bush-Cheney.

(EIRNS) Comme prévu, la tournée du vice-Président américain en Asie du Sud-Ouest s’est avérée un four total pour l’administration Bush-Cheney. Il s’est rendu en Irak, aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Jordanie et en Egypte, avec pour tâche d’enrôler les différents pays dans une alliance avec les Etats-Unis et Israël pour faire la guerre à l’Iran.

Quelques jours avant l’arrivée de Dick Cheney, des quotidiens saoudiens, jordaniens, des Emirats et d’autres journaux de langue arabe avaient lancé des attaques très dures contre lui, dénonçant ses véritables intentions derrière ce voyage, à savoir la création d’une alliance sunnite sectaire contre l’Iran « chiite », tout en prétendant rechercher une solution pour l’Irak. Le quotidien saoudien Al-Hayat a publié deux jours de suite des commentaires de Jihad Al-Khazen : « J’ai lu que le vice-président Dick Cheney vient nous rendre visite et j’appelle tous les dirigeants arabes à refuser de le recevoir. J’espère que ces dirigeants liront ce qui suit. » Il énumère ensuite tous les mensonges invoqués par Cheney pour amener les Etats-Unis à accepter la guerre contre l’Irak, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une erreur, mais de mensonges intentionnels de la part du gouvernement américain.

Al-Khazen cite aussi l’ancien directeur de la CIA, George Tenet, qui montre dans son nouveau livre que Cheney dirigeait les opérations pour la guerre depuis la Maison Blanche. « Cheney est tellement éhonté qu’il a évité à cinq reprises de faire son service militaire pendant la guerre du Vietnam, mais maintenant il envoie de jeunes Américains se faire tuer en Irak », écrit-il. Il cite aussi l’ancien candidat présidentiel démocrate George McGovern, pour qui « Cheney et Bush ont commis des délits plus graves et passibles de destitution que Nixon et son gouvernement, et je m’attends à ce que Cheney et Bush soient obligés de démissionner avant 2008. » C’est aussi ce qu’exige le journaliste.

En Jordanie, deux quotidiens proches du gouvernement, Addustour et Al-Rai, ont dénoncé dans leur éditorial les intentions de Dick Cheney. Le premier le traitait de « dangereux prédateur blessé », ajoutant que c’est lui l’instigateur des plans de guerre contre l’Irak. « Cheney s’est rendu dans la région avant l’invasion de l’Irak en 2003, puis une nouvelle fois avant l’invasion israélienne du Liban à l’été dernier, et le même Cheney se trouve ici aujourd’hui. Ce n’est pas si étrange, parce qu’à chaque fois que les vautours planent, il y a du sang et des victimes sur le sol. » Addustour a fustigé la volonté de Cheney de bâtir une « alliance sunnite sectaire » d’« Etats arabes modérés » contre l’Iran. Al-Rai a conseillé au vice-Président américain de ne pas compter sur « le soutien arabe pour une guerre contre l’Iran ». Al Dayan et Al-Khaleej, des Emirats arabes unis, ont également critiqué Cheney.

Toute sa visite fut jalonnée d’échecs. A son arrivée en Irak, une explosion massive eut lieu à Irbil, tuant 60 personnes. Pendant sa rencontre avec le Premier ministre Noori Al-Maliki, une fusée Katyusha a été tirée sur la Zone verte du gouvernement, et des milliers d’Irakiens ont manifesté à Bagdad, Najaf, Karbala et dans d’autres villes. Le lendemain du départ de Cheney, les parlementaires irakiens ont signé en grande majorité une pétition appelant à la fin de l’occupation américaine et à un calendrier de retrait des troupes.

Les Emirats arabes unis ont fait clairement comprendre leur désir de rester en paix avec l’Iran et de trouver une solution diplomatique au dossier nucléaire. Selon des rapports de presse, Cheney aurait exigé la fermeture des sociétés iraniennes actives aux Emirats, se heurtant à un refus catégorique. Le commerce bilatéral entre les deux pays s’élève à 10 milliards de dollars par an, quelque 500 000 Iraniens travaillent aux Emirats et de nombreuses exportations asiatiques, africaines et ouest-européennes destinées à l’Asie centrale, via le système ferroviaire iranien, transitent par Dubai.

Quelques heures après le départ de Dick Cheney, les Emirats se préparaient à une visite historique de Mahmoud Ahmedinejad, la première d’un président iranien dans ce pays depuis 1975. Les responsables ont souligné l’importance du dialogue dans le Golfe. Il semble que le président iranien ait fait une annonce inédite aux dirigeants, à savoir que l’Iran était prêt à partager l’administration de trois îles disputées dans l’embouchure du détroit d’Ormuz. La presse arabe y a vu un cadeau appréciable et un geste de bonne volonté et de paix. En retour, les Emirats ont libéré 12 marins iraniens arrêtés quelque temps auparavant, pour faire preuve de leur bonne volonté. En somme, comme Al-Rai le constatait : « Nos dirigeants arabes sont peut-être polis avec des invités étrangers, mais aucun n’est prêt à aller à l’encontre des intérêts nationalistes de sa propre nation ».

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