Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Dictature supranationale européenne : DSK rejoint Balladur

La rédaction
visites
1395
commentaires

10 octobre 2010 (Nouvelle Solidarité) — Dans un discours prononcé le 14 septembre à Bruxelles, Dominique Strauss-Kahn a appelé à donner à une agence européenne supranationale le pouvoir de lever l’impôt.

Alors que l’Union européenne s’est avérée incapable de venir en aide aux pays membres lorsque la pire crise financière de l’histoire humaine a éclaté en 2007, depuis, elle tire prétexte de la gravité de celle-ci pour se doter dans l’urgence de pouvoirs dictatoriaux, en réinterprétant les traités et adoptant de nouvelles orientations à l’insu des populations qui ne sont plus du tout appelées à se prononcer par la voie du suffrage universel.

A l’origine de l’impuissance de l’Union européenne à agir dans une situation aussi grave, le fait que, néolibéralisme oblige, les traités de Maastricht et de Lisbonne interdisent à la Banque centrale européenne toute avance financière aux Etats membres et donc toute possibilité de « renflouement ». Cette mesure, ainsi que le fait que les statuts de la Banque centrale européenne ne lui permettent pas d’être un prêteur de dernier ressort pour l’ensemble du système, ont abouti à ligoter l’Europe au début de la crise.

Depuis, cependant, l’Europe supranationale des financiers s’est largement rattrapée. Mettant à profit la crainte d’un défaut de paiements de la Grèce et des autres PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne), et se livrant à une vague de spéculation sans précédent contre l’euro, les « marchés financiers » ont fini par faire plier les gouvernements. Sous leur pression, ils ont laissé tomber les politiques de renflouement keynésiennes qu’ils avaient cru naïvement relativement indolores, pour adopter dans la panique les thérapies de choc du FMI qui avaient été totalement rejetées dans les années précédant la crise.

Ce fut donc l’adoption en mai 2010 du Fonds européen de stabilité financière de 750 milliards d’euros pour venir en aide à la Grèce et aux autres Etats en difficulté, en échange cependant de mesures supranationales d’austérité brutale. Ainsi, en même temps que l’Europe passait outre l’interdiction de renflouement des Etats membres, la Banque centrale européenne a vu son rôle de prêteur en dernier ressort confirmé et renforcé.

C’est dans cette ambiance de putsch permanent contre les Etats que Dominique Strauss-Kahn s’est engouffré, proposant, dans un discours prononcé le 14 septembre à l’Institut Bruegel de Bruxelles, de livrer à une entité supranationale indépendante le pouvoir de lever l’impôt en Europe. Si la création « d’une autorité fiscale centralisée européenne ayant une indépendance comparable à celle de la Banque centrale européenne », dont le but serait de « déterminer la politique fiscale de chaque pays et d’allouer les ressources du budget central [européen] pour l’aider à faire face à ses objectifs de croissance et de stabilité », lui paraît bonne mais prématurée, il veut quand même aller loin dans l’immédiat. Il propose de faire sortir « les compétences fiscales de l’Union européenne du Conseil européen », c’est-à-dire du domaine de responsabilité des gouvernements de l’Union européenne sur lesquels les citoyens peuvent exercer un contrôle politique, pour la donner « soit à la Commission européenne, soit à une agence indépendante ».


Lire aussi : Euro/BCE : Ces français qui ont ouvert l’Europe aux financiers anglo-américains


Voir les 2 commentaires

  • marsoin • 12/10/2010 - 14:51

    bonjour
    seul solution pour échapper a cette Europe des marchands
    article 50 du traite de lisbonne
    marsoin

    Répondre à ce message

  • petite souris • 12/10/2010 - 01:01

    Je ne comprends pas très bien.

    DSK veut une agence européenne pour lever l’impôt et ce à la place des états. Soit.

    L’Union européenne n’a pas été capable de venir en aide aux pays membres à cause de cette fichue crise.

    Alors, à quoi cela va-t-il servir ?

    Les états ne font pas tous la même chose dans le domaine du prélèvement de l’impôt ni même dans le domaine des dépenses publiques.
    Et c’est tant mieux, au delà des frontières les pays existent par leur différences, historiques, linguistiques, culturelles, climatiques, etc...
    C’est grâce à ces différences que nous pouvons vivre ensemble et nous enrichir mutuellement (sans même parler d’argent qui n’est qu’un outil au services des peuples)

    Il parait même que DSK a suivi les cours de Maurice Allais !
    Il devrait relire ses cours ...

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Contactez-nous !

Don rapide