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Diplomatie : Argentine 1 ; France 0

La rédaction
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Où est la France, l’amie des pays en voie de développement, lorsque ses milieux d’affaires s’en mêlent ? Les déclarations outrageantes de l’ambassadeur de France à Buenos Aires, Francis Lott, à l’égard du gouvernement de Nestor Kirchner, le qualifiant de « populiste » et d’« un peu soixante-huitard », ne font pas honneur à la France. Car derrière ces propos peu amènes, c’est l’épineux dossier de Suez/Aguas Argentines, objet de trois ans de négociations houleuses entre le groupe Suez et le gouvernement argentin qui ressurgit. En 1993, la multinationale française avait décroché un contrat en or : la concession de la distribution d’eau et des réseaux d’égouts dans le grand Buenos Aires, considérée comme la plus importante au monde ! Ce contrat prévoyait une durée de trente ans d’exploitation, mais, le 19 septembre dernier, Suez a confirmé son départ définitif d’Argentine. Car la poule aux oeufs d’or a tourné au cauchemar suite à la dévaluation du peso argentin, en 2002, qui a plongé le pays dans la pire crise économique qu’il ait jamais connue. Selon la compagnie, qui exige du gouvernement Kirchner de pouvoir augmenter ses tarifs de 48 %, la dépréciation de 60 % du peso se traduirait par des pertes quotidiennes de 80 480 euros.

Or, avec la moitié de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté, le gouvernement de Nestor Kirchner refuse catégoriquement des hausses allant au-delà de 16 %. De son côté, le gouvernement argentin accuse Suez de ne pas avoir honoré son contrat en matière d’investissement en infrastructures au moment où ses profits étaient plus que substantiels. Venant de la France de Jacques Chirac, qui avait toujours joué la carte de l’amitié avec l’Argentine, les propos de l’ambassadeur ont été ressentis comme une véritable gifle. « Quand un ambassadeur étranger insulte un gouvernement, il n’insulte pas un président, il insulte son peuple, il insulte la nation », s’est exclamée Christina Kirchner, l’épouse du président argentin, qui est aussi sénatrice. M. Lott a été convoqué jeudi au ministère argentin des Affaires étrangères où une « protestation verbale » lui a été communiquée. Dès mercredi, Mme Kirchner avait appelé le gouvernement français à corriger le tir et à ne pas rester les bras croisés.

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