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« Diviser pour régner » : nouvelles tactiques

La rédaction
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Nous sommes entrés dans une phase cruciale des affaires stratégiques mondiales. Au cours des prochaines semaines, le sort de la paix ou de la guerre avec l’Irak sera décidé. Comme il se doit, les tensions à l’intérieur des Etats-Unis et de l’Europe, et entre l’Amérique et l’Europe, se sont visiblement accrues.

En témoigne la « Lettre des huit » appelant à la « Solidarité avec les Etats-Unis », publiée le 30 janvier dans le Wall Street Journal, le Times de Londres et d’autres quotidiens européens. Cette lettre est signée par les Premiers ministres de sept pays : Danemark, Espagne, Hongrie, Grande-Bretagne, Italie, Pologne, Portugal et Danemark, ainsi que par le président (sortant) de la République tchèque. Reprenant largement le langage politique de l’administration Bush, la lettre affirme que la « relation transatlantique ne doit pas devenir une victime des tentatives persistantes de l’actuel régime irakien de menacer la sécurité mondiale ». Elaborée lors de consultations secrètes entre la Grande-Bretagne et l’Espagne, elle discrédite ouvertement la déclaration de Bruxelles du 27 janvier des 15 ministres des Affaires étrangères de l’UE, en soutien à une résolution pacifique de la crise irakienne dans le cadre de l’ONU.

Nous avons appris de source sûre que de hauts responsables du gouvernement américain faisaient pression depuis un certain temps sur les gouvernements signataires, ainsi que sur plusieurs autres gouvernements européens qui n’ont pas signé, pour qu’ils se démarquent publiquement de la France et de l’Allemagne. Outre ces deux pays, la Hollande, la Belgique, le Luxembourg, la Grèce, la Suède et la Finlande n’ont pas signé.

Cette tactique anglo-américaine de « diviser pour régner » à l’égard de l’Europe continentale est une aventure risquée qui risque de faire boomerang, étant donné qu’aucun des huit gouvernements ne dispose d’une majorité populaire soutenant la position qu’ils affichent. De récents sondages d’opinion en Pologne, en République tchèque, en Hongrie, en Espagne, en Grande Bretagne et au Danemark donnent de 60 à 80% d’opposition populaire à une guerre en Irak sans mandat des Nations unies.

Informé de cette opération de propagande planifiée, le président italien Carlo Ciampi aurait exhorté son propre Premier ministre, Silvio Berlusconi, à ne pas signer la lettre, ce qui irait à l’encontre de leurs intérêts nationaux. Pour comprendre pourquoi Berlusconi a néanmoins signé, il faut se rappeler que le 29 janvier, alors qu’il rencontrait George W. Bush à Washington, la Cour de cassation italienne a rejeté, à la surprise générale, la requête de ses avocats qui demandaient le transfert à une autre juridiction du procès pour corruption intenté contre lui à Milan. Berlusconi comptait fermement sur ce transfert car sa condamnation semblait plus probable à Milan. Il y a quelques semaines, la Chambre italienne avait voté en hâte une loi autorisant le transfert de procès politiques sensibles d’une juridiction à une autre.

Le même jour, Colin Powell a déclaré, au cours d’une interview à la télévision italienne, que « nous comptons sur l’Italie ». Selon certains rapports, le gouvernement américain souhaiterait que le ministre italien de la Défense, Martino, prenne la relève du secrétaire général sortant de l’OTAN, lord Roberts.

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