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Divisions au sein du Parti démocrate

La rédaction
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La divergence entre les déclarations faites la semaine dernière par l’ancien président Bill Clinton, d’une part, et celles du sénateur Evan Bayh, membre du Democratic Leadership Council, d’autre part, montre que le Parti démocrate est profondément divisé au sujet de la guerre et sur la question de savoir si les Etats-Unis vont rester une république constitutionnelle ou devenir un nouvel empire romain.

L’ancien Président a durement critiqué le « changement de paradigme » effectué par l’administration Bush depuis les attaques du 11 septembre, soulignant que les Etats-Unis « ne peuvent pas emprisonner, tuer ou occuper tous leurs adversaires ». Dans un discours prononcé le 15 avril à New York devant le Conference Board, une organisation prestigieuse regroupant des hommes d’affaires, Bill Clinton a reproché au gouvernement son attitude, consistant à dire au reste du monde « d’aller au diable ». « C’est lorsque les gens sont soumis à une forte tension qu’ils détestent penser (...) alors que c’est le moment où ils ont le plus besoin de penser », dit-il, à propos des prises de décision du gouvernement actuel. Il pense que si les inspections de l’ONU avaient continué, cela aurait permis de désarmer l’Irak sans faire la guerre. Au lieu de cela, l’administration Bush s’est montrée inflexible, déclarant à la communauté internationale : « Nous allons faire cette guerre et si cela ne vous plaît pas, nous nous occuperons de vous après ».

Passant sous silence l’intervention de l’ancien Président, le New York Times, a interviewé le lendemain plusieurs candidats et élus du Parti démocrate sur la guerre en Irak. Le sénateur Bayh a averti ses collègues démocrates qu’il n’était pas question de tolérer des attaques contre le président Bush sur sa politique irakienne. « Il ne fait pas de doute que le Président a été renforcé, au moins dans le court terme », dit-il au quotidien de New York. « Si les gens ne peuvent pas voir dans un candidat leur futur chef des armées dans un monde dangereux, ils ne l’écouteront pas. La barre est désormais plus élevée et nous devons nommer un candidat suivant ces critères. » Pour lui, mettre en question le fait que le départ de Saddam Hussein soit ou non une bonne chose, serait néfaste pour le Parti démocrate. Précisons que le sénateur Bayh représente le Democratic Leadership Council, un club de financiers et de politiciens démocrates lié au crime organisé et qui a pleinement soutenu la guerre préventive illégale de Washington contre l’Irak.

Le New York Times cite aussi un sénateur démocrate, resté anonyme, qui partage les préoccupations de Clinton : « La première guerre du Golfe n’a jamais pris fin. Cette administration ne mettra jamais fin à la guerre. Et elle aura de ce fait un avantage permanent. Une guerre au terrorisme à durée indéterminée qui ne s’arrêtera pas et qui maintiendra le monde en état d’alerte. Un engagement militaire sans fin en Irak qui pourrait conduire à d’autres engagements au-delà de l’Irak, et par lequel l’opinion publique restera focalisée sur la sécurité nationale. »

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