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Dix ans après l’assassinat de Rabin

La rédaction
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L’assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995, condamna le processus de paix au Moyen-Orient.

Moins de deux heures avant d’être abattu par Yigal Amir, Rabin prenait la parole devant cent mille manifestants israéliens pour la paix : « La paix n’existe pas seulement dans vos prières - c’est le souhait du peuple juif. Il y a des ennemis de la paix. Ils veulent nous attaquer afin de saborder la paix. Je veux vous dire : nous avons trouvé un partenaire pour la paix parmi les Palestiniens - l’OLP, qui était autrefois un ennemi, mais qui a arrêté les actes terroristes. Sans partenaires pour la paix, il n’y aura pas de paix. Avec la Syrie aussi, on aura l’occasion de faire la paix. »

Qui sont ces « ennemis de la paix » en Israël ? Interviewé dans Yediot Aharonot du 31 octobre, l’ancien chef des services de renseignement Shin Bet, Carmi Gillon, qui démissionna peu après la mort de Rabin, est très clair à ce sujet. Selon lui, l’assassin de Rabin n’était ni membre d’un « groupe de psychopathes », ni de la « mauvaise herbe », il faisait partie intégrante d’un mouvement de droite organisé, qui menait une campagne soutenue contre Rabin. Le Premier ministre Ariel Sharon et Benjamin Netanyahou y jouaient aussi un rôle important. Gillon dénonce en fait la théorie de l’« assassin solitaire », tout comme l’idée de vouloir dissimuler la vérité afin de mieux « guérir les blessures de la nation ».

Pour lui, la commission Shamgar, chargée d’enquêter sur l’assassinat de Rabin, n’a pas examiné l’aspect de l’incitation à la violence, pas plus que la responsabilité des rabbins fanatisés qui avaient appelé à la mort de Rabin dans leurs sermons.

« Ils n’ont rien fait à l’époque contre les incitateurs, et ils ne font rien maintenant. Après la mort de Rabin, ils ont traité toutes les questions politiques, sociales et juridiques comme un amalgame. Des larmes de crocodile, des déclarations selon lesquelles "nous sommes tous frères", et puis rien. (...) Une majorité meurtrie s’est dit que si nous embrassions la droite radicale, qui était essentiellement un partenaire à part entière de la campagne ayant mené à l’assassinat, nous redeviendrions une nation unie et pourrions nous remettre du traumatisme. (...) Après le meurtre, il n’était plus correct d’en parler. Il n’était pas de bon ton de citer les gens de droite, y compris Sharon et Netanyahou, et on n’en parla donc pas. Aujourd’hui, soudainement, il y a de nouvelles incitations au meurtre, cette fois-ci contre Sharon, de la part du même camp politique, des mêmes rabbins. (...) La gauche peut se bercer de l’illusion que les [incitateurs] sont de la mauvaise herbe, mais ce groupe comprend des centaines de milliers de gens. Ce ne sont pas tous des assassins, mais tous pensent que le meurtre de Rabin a produit ses fruits, puisque le processus de paix d’Oslo a ensuite capoté. »

Gillon aurait dû aller encore plus loin. « Ils », c’est un mouvement de sionistes messianiques qui fait office depuis trente ans de « brigades », déployées par Sharon pour créer des colonies illégales dans les territoires occupés, des « faits accomplis sur le terrain » dont l’objectif même est d’empêcher l’émergence d’un Etat palestinien. Il ne faut pas se tromper sur la rébellion qui se développe contre Sharon depuis quelques mois, à cause du retrait de la Bande de Gaza. Ce « désengagement unilatéral » est simplement le résultat des pressions américaines, internationales et intérieures. Si Sharon n’avait pas incité au meurtre contre Rabin après la signature des accords d’Oslo, s’il avait soutenu l’évacuation de Gaza il y a dix ans, des milliers de Palestiniens et d’Israéliens n’auraient pas perdu inutilement la vie.

Les sionistes messianiques ont aussi été créés par des forces financières et politiques à l’étranger, notamment par des gens richissimes qui ont investi des milliards de dollars dans les colonies juives : entre autres, des gros spéculateurs comme Michael Steinhardt et son « Mega Group » de « philanthropes millionnaires ». Puis il y a le facteur des 30 millions de fondamentalistes « chrétiens-sionistes », qui ont été utilisés pour mettre Bush et Cheney à la Maison Blanche.

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