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EXCLUSIF ! Au nouvel an, la chancelière Merkel s’est trompée de discours !

La rédaction
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19 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) — Nos camarades du parti politique allemand Büso viennent de nous apprendre que suite à une erreur de ses collaborateurs, Angela Merkel n’a pas lu le bon discours lors de ses vœux du Nouvel An. Voilà le contenu du texte qu’elle aurait dû lire :

Chers concitoyens,

J’aimerais vous parler tout à fait ouvertement. Lorsque je vous ai adressé mes vœux il y a un an, ici même, je ne soupçonnais pas ce que je peux affirmer aujourd’hui avec certitude : désormais, j’ai compris que la tentative de maintenir à flot un système financier totalement pourri à l’aide d’interminables plans de sauvetage pour les banques a échoué. Pour moi, il est désormais clair que pour respecter le serment que j’ai prêté, en vertu duquel j’ai juré de protéger le peuple allemand contre toutes les menaces, je ne peux plus accepter de soumettre l’Allemagne aux diktats de la Commission européenne, du FMI et de la BCE. Je ne peux plus demander aux citoyens allemands de payer les pots cassés des spéculateurs et d’accepter, en raison de l’endettement grandissant de l’Etat, des coupes claires dans les budgets de la santé, la détérioration des infrastructures et la hausse des prix de la nourriture et de l’énergie.

Pour moi, la goutte qui a fait déborder le vase fut le nouveau mémorandum interne de l’UE, mis à ma disposition, dans lequel des experts de l’entourage du commissaire européen à l’économie et aux finances, Ollie Rehn, proposent une nouvelle « stratégie globale » pour sortir de la crise. Dans le cadre de cette stratégie, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) est censé être transformé et doté, si besoin est, d’« argent frais », non seulement pour renflouer d’autres Etats insolvables, mais aussi pour aider des « banques en difficulté ». Est-ce à dire que vos impôts sur le revenu seront alourdis d’une taxe destinée aux banques et aux hedge funds, peut-être directement prélevée par la Deutsche Bank sur votre compte bancaire ?

Non, créer de l’argent pour payer les dettes, nous l’avons déjà fait en Allemagne en 1923, et nous ne le ferons plus.

Il s’est avéré aussi que les banques et fonds de placement ainsi « sauvés » n’ont pas fait bénéficier l’économie réelle de cette situation en lui accordant des crédits, mais ont, au contraire, utilisé l’argent pour spéculer sur les matières premières et les produits alimentaires. Ainsi, le quotidien Les Echos constate que 2010 fut une « bonne » année pour l’échange de produits dérivés sur les matières premières. Les opérations sur les « options » au Chicago Board of Exchange (CBOE) ont atteint, en 2010, 4,4 millions, soit 279 % de plus qu’en 2008 ! Et au Chicago Mercantile Exchange (CME), la plus grande Bourse de matières premières, on a échangé 12,2 millions de contrats, soit une augmentation de 19 % par rapport à 2009. Quant au cartel géant Cargill, il se vante d’une augmentation de 74 % de ses profits au premier semestre 2010 !

Entre-temps, j’ai appris du Rapporteur de l’ONU pour le droit à la nourriture, Olivier de Schutter, que les prix moyens des produits alimentaires atteignent les niveaux de 2008. Mais ce ne sont plus 40 Etats, mais 80, qui sont menacés d’émeutes de la faim provoquées par la pénurie de produits alimentaires ou par leurs prix exorbitants. On assiste déjà à des protestations dans toute l’Afrique du Nord ; en Tunisie, le Président a été chassé du pouvoir et la situation s’aggrave en Egypte et en Jordanie. Où s’arrêtera l’engrenage ?

Eh bien, ici ! Lorsqu’on voit la civilisation entière se diriger vers le mur (ce qui est évident pour quiconque réfléchit), on se dit que le moment est venu de tirer la sonnette d’alarme et de changer de politique. Nous ne vivons pas dans le « diamat » ou le « histomat », où des processus dits objectifs déterminent l’histoire, nous ne vivons pas non plus dans un monde où le comportement prescrit transforme le juste en injuste ; nous sommes des êtres humains dotés de libre arbitre. Par conséquent, reconnaître une erreur et la corriger est, pour nous, davantage un signe de caractère que de faiblesse, surtout lorsque le destin d’une nation pour des générations à venir est en jeu.

C’est pourquoi, en ma capacité de chancelière, je redéfinis les fondements de la politique allemande, conformément à l’article 65 de la Constitution, et je décide, au nom du droit international et conformément au traité de Lisbonne, de sortir des traités de l’UE et de la zone euro. Rétablir la souveraineté sur notre monnaie, le nouveau mark, est une pré-condition importante au financement d’une politique dirigiste de croissance industrielle dans la tradition de la Kreditanstalt für Wiederaufbau (Banque de reconstruction) après 1945. C’est seulement ainsi que nous pourrons assurer le plein emploi productif, c’est-à-dire un minimum de 30 % d’emplois dans le secteur industriel, contre 19 % actuellement, car les emplois dans le secteur des services n’ont pas de valeur ajoutée.

Cela ne veut nullement dire que l’Allemagne est hostile à l’Europe ou devient chauviniste – bien au contraire. J’inviterai immédiatement les autres gouvernements européens à nous aider à mettre en place un système monétaire et de crédit raisonnable, grâce à la régulation. Le site du ministre allemand des Finances affiche la liste de la plupart des lois en vertu desquelles le système bancaire allemand a été dérégulé pour répondre aux règles de la mondialisation. Comme cela prendrait beaucoup trop longtemps pour abroger toutes ces lois, il est plus efficace d’adopter simplement un système de banques séparées dans la tradition du Glass-Steagall de Franklin Roosevelt et de passer d’un système monétariste à un système de crédit.

Pour le développement du monde

En témoignage de l’amitié entre les nations souveraines d’Europe, je proposerai aux autres gouvernements une mission conjointe : développer l’Afrique ! Toutes les nations européennes pourraient œuvrer, suivant certaine division du travail, à améliorer l’infrastructure, l’industrie et l’agriculture, de façon à libérer non seulement ce continent, qui nous est voisin, de sa détresse actuelle, mais aussi à nous sortir de notre crise grâce à l’essor de l’activité économique.

Depuis longtemps, il existe des projets de développement pour l’Afrique, par exemple celui du topographe français Francois Elie-Roudaire, qui proposait dès la fin du XIXe siècle de remplir d’eau de mer les chotts en Algérie. Le plan Roudaire-Paumier propose aujourd’hui, en amenant de l’eau douce, d’en faire une vaste région agricole et industrielle. La quantité d’eau ainsi apportée améliorerait le climat local et pourrait faire de l’Afrique du nord un grenier à blé. Le projet Transaqua, qui dévierait de l’eau du fleuve Congo pour revitaliser le lac Tchad afin d’irriguer et verdir une grande partie du Sahel, est l’un des projets que nous pourrions réaliser sans délai, de même que la construction de systèmes routiers et ferroviaires en Afrique.

En nous donnant une telle mission commune en Europe, à la hauteur de notre devoir moral, nous contribuerons à la croissance économique de toutes les nations participantes. Au Maghreb, mais aussi en Grèce, au Portugal ou en Irlande, les jeunes gens qui descendent dans les rues verront alors se dessiner un avenir prospère qu’ils pourront contribuer à créer.

Au lieu de laisser se pratiquer la spéculation sur des produits alimentaires en contraction, privant ainsi des millions de gens de leurs moyens de subsistance, je ferai en sorte que, dans le cadre du nouveau système de crédit, les agriculteurs, non seulement en Allemagne mais, je l’espère, partout, obtiennent un prix de parité. Pour cela, il faut mettre fin à la production perverse de bio-carburants, car d’ici 2050, il faudra doubler la production mondiale de nourriture. Notre objectif est d’éliminer la faim et la pauvreté dans le monde.

Pour cela, nous devons investir à long terme dans la sécurité énergétique et en termes de matières premières. Le meilleur moyen de l’assurer réside dans la mise en place du grand projet de Pont terrestre eurasiatique et dans la coopération pour développer l’Arctique. Les pays européens, de même que la Russie, la Chine, l’Inde, la Corée, le Japon et d’autres, doivent investir dans les sources énergétiques à forte densité de flux énergétique. Je suis certaine que lorsque je leur proposerai la coopération allemande dans ces domaines, ils réagiront positivement, car les compétences de nos petites et moyennes industries sont recherchées dans le monde entier. Ainsi, les inventions des scientifiques et des chercheurs allemands contribueront à un ordre de paix dans le monde.

Pour la réalisation concrète des grandes missions de l’humanité, chers concitoyens, j’aimerais vous enthousiasmer. Ensemble, nous pourrons tirer les leçons des erreurs d’une mondialisation basée sur la cupidité, pour renouer avec l’idéal de Friedrich Schiller et de Guillaume de Humboldt, à savoir que le but de l’éducation doit être de forger en chacun une âme noble et une force de caractère. Donnons à nos jeunes gens toutes les chances de développer leurs capacités créatrices innées et de devenir des génies !

Comme devise pour l’année fatidique 2011, j’aimerais vous proposer cette citation tirée d’une des Lettres sur l’éducation esthétiques de l’homme de Schiller : « Vis avec ton siècle, mais sans être sa créature. Dispense à tes contemporains non les choses qu’ils vantent, mais celles dont ils ont besoin. »

Si nous vivons selon ce principe, nous trouverons la force intérieure pour le changement moral et culturel qui est si nécessaire aujourd’hui.

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