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Eclatement de la bulle des importations

La rédaction
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Dans une étude récente, l’EIR analyse la forte contraction de l’économie américaine ces dernières années, qui a provoqué la montée en flèche des importations et l’explosion du déficit du compte courant. Les Etats-Unis sont devenus l’« importateur en dernier ressort » du monde, non pas à cause de leur expansion économique mais parce qu’ils ne produisent plus les biens en question.

En 1972 par exemple, 2,5 % des véhicules achetés par les Américains étaient importés. Aujourd’hui, ce chiffre est de 34,2 %. Pour ce qui est des carreaux en céramique, 35,4 % étaient importés en 1972, 61,8 % en 1997. Quant à l’acier, la dépendance envers les importations est passée de 7,5 % en 1972 à 23 % aujourd’hui.

Les importations se sont même développées dans un secteur où les Etats-Unis étaient autrefois le numéro un mondial : les biens d’équipement. Le problème remonte à octobre 1979, lorsque Paul Volcker, le directeur de la Réserve fédérale nommé à l’époque par Jimmy Carter, a commencé à augmenter les taux d’intérêt qui se situaient à 21,5 % en novembre 1980 et sont restés élevés jusqu’en 1984. Cette politique a fortement pénalisé l’industrie, notamment celle de la machine-outil et, dix-huit mois après sa mise en oeuvre, la production industrielle était en chute libre. Elle n’a plus jamais retrouvé les niveaux d’avant 1979, que ce soit en termes d’unités produites ou en valeur monétaire. La politique de Volcker a en effet décimé les capacités productives américaines.

Considérons le Midwest et la Nouvelle-Angleterre, les principales régions de production de machines-outils. De 1977 à 1992, le nombre d’usines de machines-outils dans le Midwest est passé de 567 à 317, soit une réduction de 44,1 % ; en Nouvelle-Angleterre, ces chiffres ont chuté de 275 à 155, soit une réduction de 58,2 %, la plupart des fermetures s’étant produites en 1984. En 1970, seulement 9,5 % des machines-outils utilisées en Amérique étaient importées, tandis qu’en 1979, ce chiffre n’atteignait encore que 23,3 %. Toutefois, en 1986, il s’élevait à 49,8 %, pour atteindre aujourd’hui 59,4 %.

La dépendance envers les importations a aussi frappé une autre industrie de biens d’équipements : l’équipement électrique, qui comprend notamment les transformateurs, les turbines à vapeur, à gaz et hydrauliques, et les générateurs. En 1972, 3,2 % de l’équipement électrique utilisé en Amérique était importé, contre 25,1 % en 1999.

La mise en oeuvre des politiques de « société postindustrielle » depuis le milieu des années 60 a radicalement transformé l’état de la balance commerciale et du compte courant américain. En 1981, les Etats-Unis importaient pour 265,1 milliards de dollars en biens physiques ; en 1990, pour 498,3 milliards. Cependant, de 1991 à 2000, le niveau des importations de biens physiques a grimpé de 491 milliards à 1215 milliards. Et encore, ce chiffre est trompeur puisqu’il ne tient pas compte des dévaluations forcées de plusieurs devises par rapport au dollar vers la fin des années 90, sans lesquelles la somme serait bien plus importante. Evidemment, le déficit commercial de biens physiques a augmenté d’autant. En 1995, il atteignait déjà le montant record de 173,6 milliards de dollars, mais en l’an 2000, il a grimpé jusqu’à 440 milliards, soit une augmentation de plus de deux fois et demie en cinq ans.

Pour couvrir le déficit du compte courant en augmentation, Wall Street et la City ont fait en sorte que les dollars versés à l’étranger en paiement des importations retournent aux Etats-Unis sous forme d’investissements en bons du Trésor, actions, produits dérivés, etc. Toutefois, cela ne marche que dans la mesure où le dollar est perçu comme une monnaie forte et que les investissements procurent un taux élevé de profit.

Maintenant, cette bulle financière est sur le point d’éclater. Au moment de l’éclatement, les investisseurs étrangers rapatrieront rapidement leurs fonds, faisant plonger le dollar, peut-être même de 40 %. A ce moment-là, on assistera à une réaction en chaîne inverse de celle qui a créé la bulle, et donc à un effondrement du château de cartes financier de Wall Street.

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