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Education : Obama s’en prend à l’héritage de Martin Luther King

La rédaction
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Huit des principales associations américaines pour les Droits civiques accusent la réforme Obama sur l’éducation de « rétablir le système vétuste et partial de répartition des fonds fédéraux aux Etats, que les associations de lutte pour les Droits civiques avaient combattu et vaincu en 1965 ». Le programme « Race to the top » (course à l’excellence), lancé en 2009 par la nouvelle administration, instaure un système concurrentiel pour l’allocation des aides fédérales, poussant au licenciement d’enseignants et à la fermeture d’écoles jugés « sous-performants ». Encore une fois, Barack Obama se fait le relais de la ségrégation et du triage. Derrière lui, l’homme le plus fortuné des Etats-Unis, Bill Gates, grand promoteur de la dépopulation.

« Race to the top », censé mettre fin au désastreux « No child left behind » de George Bush, n’est en fait pas une réforme, mais un concours organisé par Washington entre les 50 Etats de l’Union pour l’allocation de 4,35 milliards de dollars de subventions. « Parce que seuls quelques Etats vont recevoir ces subventions concurrentielles, la plupart des enfants dans la plupart des Etats vont subir une baisse réelle des aides fédérales, lorsque l’on prend en compte l’inflation et les coupes budgétaires des collectivités locales et des Etats », explique la déclaration conjointe signée notamment par la plus importante organisation pour les droits des afro-américains, la NAACP, et la plus ancienne, la National Urban League. « Seuls 15 Etats et le District de Columbia ont été admis comme ’éligibles’ au premier tour. Ces Etats finalistes ne représentent que 37% des étudiants éligibles au programme de repas gratuits ou à prix réduits. Seuls 14% des étudiants de ces Etats finalistes sont hispaniques, alors qu’ils sont 26% chez les non-finalistes. En tout, 74% des étudiants hispaniques vivent hors de ces Etats finalistes. Si 53% des étudiants noirs du pays se trouvent dans les Etats finalistes, en perdre 47% revient à placer un lourd fardeau économique sur le pays. Au total, 42% des enfants, soit 12,5 millions de personnes, seraient mis au ban. »

Ces associations, ainsi que le deuxième syndicat enseignant américain, reprochent aussi à la réforme de sacrifier les efforts à long terme sur l’autel du court terme. En effet, les critères d’éligibilité se concentrent sur le niveau de performance des professeurs, des directeurs, des élèves et des établissements. Pour l’emporter, « Race to the top » exige des Etats qu’ils se séparent des professeurs sous-performants et qu’ils ferment les écoles déficientes. En échange, le programme Obama oblige les Etats à accroître leur quota de « charter schools », ces écoles financées par l’argent public et les dons privés, mais autorisées à sélectionner leurs élèves. « Nous nous inquiétons de la sur-représentation des ’charter schools’ dans les quartiers à faibles revenus et à minorités fortes. Il n’y a aucune preuve qu’elles soient systématiquement plus efficaces pour accroître le niveau éducatif d’ensemble. La plus vaste étude nationale à ce sujet montre, à public égal, qu’elles tendent plutôt à être moins efficaces que les écoles publiques. Il y a encore moins de preuves qu’elles répondent aux besoins de l’ensemble des élèves. Par rapport aux écoles publiques des quartiers à fortes minorités, elles comptent 54% moins d’élèves ne parlant pas couramment anglais, 43% moins d’élèves en enseignement adapté et 37% moins d’élèves ayant droit aux repas gratuits ou à prix réduits. »

Comme pour la santé et la finance, la réforme de l’éducation d’Obama a été dictée par les puissances d’argent. Depuis son lancement en juillet 2009, le programme « Race to the top » est administré par Joanne Weiss, l’ex-directrice générale du NewSchools Venture Fund, un fond abondé par Bill Gates pour financer des « charter schools ». Depuis quelques jours, elle a été promue directrice de cabinet du ministre de l’Education Arne Duncan où elle remplace Margot Rogers, une ex-employée de la Fondation Gates. Elle ne sera pas dépaysée puisqu’elle y retrouvera le sous-secrétaire adjoint James Shelton, lui aussi ex-employé de la Fondtion Gates.

Depuis 2002, le fondateur de Microsoft a dépensé 500 millions de dollars par an, pour façonner la politique éducative de son pays. Ses principales actions ? Mesurer la performance des professeurs, fermer les écoles publiques défaillantes et multiplier les « charter schools » ! Sa Fondation a même financé la candidature de 15 des Etats concourant au programme « Race to the top » à condition qu’ils autorisent des ouvertures supplémentaires de « charter schools ».

Après la chasse ouverte contre le député afro-américain Rangel et la punition infligée à la militante du mouvement des droits civiques, Shirley Sherrod, Obama a définitivement montré qu’il n’était pas capable d’être Président et que sa présence est une entrave à une véritable rupture rooseveltienne avec les puissances d’argent.


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