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Effondrement financier : la France prise dans l’engrenage

La rédaction
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La crise financière internationale est bel et bien arrivée en France. Des valeurs françaises, on ne peut plus sûres - AXA ou la BNP - en sont frappées

27 juillet 2007 (Nouvelle Solidarité) - La crise financière internationale est bel et bien arrivée en France. Des valeurs françaises, on ne peut plus sûres - AXA ou la BNP - en sont frappées, c’est bien qu’elle existe ! C’est le Figaro qui met cette crise à la une de son journal papier d’aujourd’hui et annonce un effet de contagion à partir de la crise de l’immobilier américain jusqu’aux marchés boursiers.

Un article dans le Figaro Economie : « Le risque fait son retour sur la planète finance », déniche le « coupable » de cet état de choses. Il s’agit du marché des subprimes, les prêts hypothécaires à risque accordés massivement aux Etats-Unis aux personnes qui n’ont pas de revenus réguliers. L’article retrace comment des subprimes, dont Ben Bernanke de la Réserve Fédéral a chiffré les pertes à entre 50 et 100 milliard de dollars, la crise s’est propagée d’abord aux marchés de crédit où, ayant pris conscience des risques du subprime, les investisseurs ont commencé « a voir d’un autre œil tous les titres des dettes sur lesquels ils se ruaient les yeux fermés ces dernières années ». Deux catégories en sont particulièrement frappées : les fonds spéculatifs (hedge funds) et les fonds de capital-investment. La crise est très aiguë chez ces derniers, essentiellement les fonds d’investissement qui se sont rués sur les LBO - achats d’entreprises avec un fort taux d’endettement - qui ne trouvent plus de capitaux aujourd’hui pour poursuivre leurs opérations. Au premier semestre, 860 milliards de dollars ont été émis pour ce type d’opération, 40 % de plus que l’année précédante ! Mais de plus, leurs dettes ont été placées sur les marchés, sous le nom des CDO. Or, depuis quelques semaines plus personne ne veut investir dans ce type de placement. « Les CDO étant devenues sulfureuses, toute la question est de savoir qui les a en portefeuille. (...) Une seule certitude, les fonds spéculatifs s’en sont gavés. » De proche en proche on arrive aux titres des institutions financières « qui sont les premiers à en souffrir », mais aussi sur toutes les entreprises qui se sont endettées ces derniers mois pour racheter leurs propres actions ... D’où la panique sur la bourse qui a trébuchée fortement cette dernière semaine.

Des Sicav prises au piège de la crise américaine

Le même Figaro Economie rapporte que « certains fonds monétaires et de trésorerie chez Axa, mais aussi chez Oddo et BNP Paribas ont trébuché ». Les placements sûrs, pour les papis, les Sicav monétaires, sont désormais pris dans la tourmente des subprimes. Ainsi Axa a du prendre des mesures exceptionnelles pour éviter l’effondrement de deux de ses fonds de Sicav « dynamiques », c’est à dire, à risque, gérés aux Etats-Unis. Leurs valeurs ont fondu en une semaine (850 millions d’euros le 26/07). Oddo, une autre société de gestion a rapporté aussi des problèmes sur trois de leurs fonds de trésorerie « dynamiques » pour les mêmes raisons. Enfin, BNP Paribas avoue également des difficultés sur deux fonds de SICAV monétaires « dynamiques ».

Cette brève est contenue dans la rubrique : « Economie »

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