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Egypte : du pain, de la liberté et de la dignité !

La rédaction
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1 février 2011 (Nouvelle Solidarité) — C’est au cri de « Pain, liberté et dignité ! » que les Égyptiens sont descendus dans la rue ces derniers jours, tout comme leurs voisins, les Tunisiens. Cependant, les révoltes de la faim et de la misère en Égypte n’ont pas attendu celles de la Tunisie. Il y avait déjà eu des émeutes de la faim en Égypte en 2008, et des manifestations sporadiques contre la hausse des prix avaient redémarré en novembre 2010.

Et pour cause, le prix du pain a augmenté en moyenne de 10% par mois depuis la fin de l’année dernière. L’Égypte, dont la surface agricole est faible en raison du désert qui couvre 94,5% du pays, doit importer près de 50% de sa consommation de céréales.

Comme en Tunisie, les « réformes » ultra-libérales de 2004 ont attiré beaucoup d’investisseurs étrangers. Les salaires de misère et les incitations financières ont fait de l’Égypte, depuis 2009, la destination la plus attractive du continent africain pour les investisseurs, avec plus de 5 milliards d’euros d’investissements directs par an.

Résultat : 40% des Égyptiens, c’est-à-dire 32 millions de personnes, vivent sous le seuil de pauvreté, avec moins de 2 dollars par jour. Le revenu moyen est de 125 euros par mois et 30% des richesses sont accaparées par 10% des plus riches. Difficile de survivre avec cela, avec un loyer qui coûte 45 euros et une inflation de 10% par an.

Or, selon L’Humanité, la veille des premières manifestations, le gouvernement de Moubarak s’apprêtait à diminuer les subventions accordées à l’énergie, ce qui n’aurait pas manqué de se traduire par des hausses en cascade sur de nombreux produits. En outre, le ministère de la Santé préparait une restriction de la couverture santé, en réduisant les créneaux horaires des consultations les moins chères dans les hôpitaux publics.

Comme pour la Tunisie, les choix économiques du pays ne correspondent en rien à ses besoins, et ne profitent qu’aux maîtres de la mondialisation financière. Comment expliquer, par exemple, que dans un pays qui est totalement dépendant de l’étranger pour sa consommation alimentaire, qui souffre d’un manque d’infrastructures et dont les secteurs de la santé et de l’éducation sont particulièrement sous-développés, il y ait 20 millions d’internautes et 40 millions d’utilisateurs de téléphonie mobile ?

Dans les années 80 et après, Lyndon et Helga LaRouche avaient présenté aux dirigeants égyptiens leurs propositions de développement, incluant un moratoire sur la dette et l’établissement d’une banque nationale sous contrôle public, permettant d’orienter les capitaux vers de grands projets d’infrastructure modernes et le développement de l’industrie, créateurs d’emplois qualifiés.

Mais sous l’influence de l’oligarchie de la City de Londres et de Wall Street, et de ses institutions internationales, l’Égypte a maintenu son économie de rente, celle du canal de Suez qui rapporte 2 milliards de dollars par an, celle du tourisme qui représente 11% du PIB et 17% de l’emploi total, celle, enfin, de l’aide au développement qui atteint près de 3 milliards de dollars et dont la moitié va aux dépenses militaires.

Mais, en Égypte comme en Tunisie, il n’y pas d’issue locale à cette crise qui est celle de la mondialisation financière. Pour en sortir, nous appelons les citoyens, les gouvernements et les forces sociales de tous les pays à rejoindre le combat de Lyndon LaRouche pour un nouveau système économique.

« Pour s’en sortir, dit-il, il va falloir une force concertée entre nations afin d’établir au niveau mondial un système Glass-Steagall, aboutissant à la création d’un système à taux de change fixes qui sera accompagné par la réalisation de grands projets scientifiques et d’infrastructure pour développer le monde ».


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