Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Elections décisives en Italie

La rédaction
visites
923

Les 9 et 10 avril, les Italiens se rendront aux urnes pour élire un nouveau Parlement et, par la même occasion, un Premier ministre ; le choix se situe entre le chef de gouvernement sortant, Silvio Berlusconi, et l’ancien président de la Commission européenne et ancien chef de gouvernement Romano Prodi.

En toute probabilité, la coalition centre-droite « Pôle de la liberté » est donnée perdante, le sort réservé à la plupart des gouvernements sortants dans l’UE. Contrairement au tableau positif brossé par Berlusconi, l’économie est plus faible et les conditions socio-économiques plus dures qu’il y a cinq ans, lors de l’arrivée au pouvoir de son gouvernement. Ses détracteurs doivent cependant reconnaître que ce dernier a réussi à atténuer quelque peu la crise économique au moyen de programmes de travaux publics. Par contre, la réduction du niveau de chômage est uniquement due à l’introduction de contrats d’emploi « flexibles », à faibles salaires, qui aggravent le sentiment d’insécurité sociale parmi les Italiens.

Or le programme social et économique de Romano Prodi n’est pas plus prometteur. Au contraire, on craint que l’influence de courants technocrates et écologistes au sein de sa coalition n’encourage une politique de privatisation et de désindustrialisation.

Se sachant devancé par son adversaire, Berlusconi a fait preuve d’une grande nervosité ces dernières semaines, culminant dans une violente altercation avec la direction de l’Association des industriels le 19 mars. En effet, lors d’une réunion de la Cofindustria à Vicenza, il a accusé ses dirigeants de conclure des marchés douteux avec l’opposition. Alors que des observateurs avisés comparaient l’attitude de Berlusconi à celle d’un « boxeur KO », il a néanmoins reçu le soutien de membres de base de la Cofindustria, qui détestent les directeurs des grands cartels.

Quoi qu’il en soit, la formation du prochain gouvernement dépendra du poids des deux coalitions, « centre-droite » et « centre-gauche », et du score de leurs diverses composantes.

En dehors des aspects opportunistes typiques du débat électoral actuel, quelques problèmes réels ont été soulevés : le prochain gouvernement devra faire face à une situation d’urgence en termes d’infrastructure et d’énergie, ainsi que sur le front du « protectionnisme » économique. Deux grands projets d’infrastructure sont mis en cause : le TGV Lyon-Turin, contesté par des écologistes et par l’aile gauche de la coalition Unione de Prodi, et le pont de Messine, que la coalition de Prodi entend annuler. Sur l’énergie, le choc provoqué par la réduction de l’approvisionnement en gaz naturel russe cet hiver a rehaussé l’image du nucléaire. Certains membres du gouvernement se sont prononcés pour la relance d’un programme nucléaire, tandis que des représentants de l’opposition ont proposé des « recherches dans les réacteurs de nouvelle génération ». Le protectionnisme est énergiquement défendu par le ministre des Finances Giulio Tremonti.

Mais l’enjeu le plus important reste celui de la souveraineté monétaire et financière. Tant que l’Italie restera membre de l’UEM, elle ne disposera d’aucune ressource pour financer un quelconque programme industriel ou de relance d’emploi. Quel que soit le dirigeant du prochain gouvernement, au lendemain du 10 avril, s’il n’adopte pas un système de crédit productif souverain, son sort sera scellé.

Contactez-nous !