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Elections palestiniennes : une victoire pas si surprenante

La rédaction
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« Les élections se sont déroulées de manière tout à fait honnête et régulière, dans des conditions de sûreté et sans violence », a déclaré l’ancien président américain Jimmy Carter, qui dirigeait une équipe d’observateurs internationaux pour les élections palestiniennes du 25 janvier. Le Hamas a remporté 76 des 135 sièges au Parlement, ce qui n’est pas vraiment surprenant pour ceux qui connaissent bien la situation à Gaza et en Cisjordanie.

Jimmy Carter, qui est depuis longtemps favorable à une participation du Hamas au gouvernement, espère que ce dernier respectera les règles de responsabilité internationales en assumant son nouveau rôle au sein du futur gouvernement. Il a également appelé les donateurs internationaux à ne pas couper les fonds à l’Autorité nationale palestinienne. La question décisive reste la reconnaissance de l’Etat d’Israël, comme prévu dans les Accords d’Oslo.

Le chef du Likoud, Benjamin Netanyahou , a accusé le Premier ministre israélien en exercice, Ehud Olmert, d’être responsable de la création d’un « Hamastan », l’« enfant d’un autre lit » de l’Iran et des Talibans, bien qu’Olmert lui-même ait affirmé dans une déclaration officielle que son gouvernement ne négocierait pas avec le Hamas. Ce qui ne veut pas dire grand-chose, sachant que ni son gouvernement, ni celui d’Ariel Sharon, n’ont jamais engagé de vraies négociations avec le président palestinien Abou Mazen et le Fatah. Le président israélien Moshe Katsav, également membre du Likoud, a cependant déclaré que les négociations sur un accord de paix avec l’Autorité palestinienne pourraient se concrétiser à condition que le Hamas renonce à la terreur et reconnaisse l’Etat d’Israël.

Selon un expert britannique du Moyen-Orient, la victoire du Hamas était prévisible : il menait depuis des mois une campagne bien organisée, avec pour objectif d’obtenir entre 70 et 80 sièges. Cette source a attiré notre attention sur un article paru peu avant le scrutin dans Prospect, rédigé par Alastair Crooke, un ancien agent du MI-6 ayant de nombreuses années d’expérience auprès des Palestiniens. Il y écrivait qu’une victoire du Hamas aurait pour effet de renforcer l’aile militante et la jeune génération du Fatah, dirigées par Marouan Barghouti, actuellement emprisonné en Israël. Généralement, les membres du Hamas ont beaucoup de respect pour Barghouti, qui est considéré comme l’architecte de l’Intifada et a beaucoup contribué au cessez-le-feu accepté par tous les groupes militants. Selon Alastair Crooke, la faction du « jeune Fatah », dirigée par Barghouti, Mohammed Dahlan et Jabril Rajoub, a fait preuve de sa détermination à tenir tête à la « vieille garde » discréditée de l’organisation, en formant sa propre liste l’année dernière, lors des primaires internes.

Crooke pense que si le Hamas arrive au pouvoir, il tentera de rallier un maximum de Palestiniens autour de certains objectifs nationaux et désignera une équipe dirigeante pour y parvenir. Il croit savoir que le Hamas appellera à un cessez-le-feu, qu’Israël devrait accepter à son tour, qui durerait une bonne génération et au cours duquel seraient traitées tous les grands problèmes susceptibles d’être réglés dans une longue période de calme. Toujours dans son optique, le Hamas défendra un retrait israélien en deça des frontières de 1967 et la création d’un Etat palestinien ayant pour capitale Jérusalem. S’il ne faut pas s’attendre au début à ce qu’il accepte le désarmement, il pourrait y avoir un processus de démilitarisation parallèlement au progrès politique.

Un militant de la paix nous a donné l’estimation suivante : « A court terme, la victoire électorale du Hamas va affaiblir le Parti travailliste et pousser les électeurs vers le Kadima et le Likoud. Mais à long terme, l’évolution sera positive. Ceux qui connaissent la situation dans les territoires n’ont pas été surpris par le succès du Hamas. C’est la base populaire qui votait et le résultat reflète la réalité. Cela ne m’impressionne pas d’entendre le Hamas traité de terroriste. Yitzhak Shamir, Menachem Begin étaient des terroristes et, après l’indépendance, ils sont devenus Premiers ministres. Le Hamas fera de même. Ils [ses dirigeants] vont se battre pour l’indépendance par tous les moyens à leur disposition, jusqu’à ce qu’ils l’obtiennent et, après, ils deviendront des hommes politiques. »

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