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Emeutes de la faim dues à la hausse des prix alimentaires

La rédaction
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3 mars 2008 (Nouvelle Solidarité) — « Nous savons comment remplir vos caddies– blocage des prix contre la vie chère et nouveau Bretton Woods contre les spéculateurs », voici les principaux slogans des candidats de Solidarité et Progrès aux cantonales du 9 mars (voir ici). Si la hausse des prix alimentaires étrangle le consommateur français, elle provoque des émeutes de la faim dans les pays pauvres. L’ampleur de la menace confirme les avertissements de Lyndon LaRouche : si rien n’est fait, la crise terminale de la mondialisation financière pourrait plonger le monde dans un nouvel âge des ténèbres comparable à celui du XIVème siècle en Europe.

Des responsables du Programme alimentaire mondial de l’ONU (PAM) viennent d’annoncer « l’apparition d’une ‘nouvelle zone de famine’ dans le secteur en voie de développement, où même les classes moyennes et les populations urbaines sont écartées des marchés de la nourriture par la hausse des prix ». Le PAM, dont la mission principale était jusqu’ici d’aider les régions victimes de pénuries alimentaires, doit désormais intervenir à cause des hausses de prix. Parmi les pays cités : l’Indonésie, le Mexique et le Yémen. L’Egypte vient aussi d’étendre son programme d’aide alimentaire pour la première fois depuis deux décennies et le Pakistan a réintroduit un système de carte de rationnement qui avait été abandonné dans les années 80. Josette Sherran, présidente du PAM, soulignait que dans certains pays, les gens ont dû réduire leur ration de 3 à 1 repas par jour. Cette année, les pays pauvres devront payer 35% plus cher leur facture de céréales importées.

Bien que des problèmes climatiques et une demande accrue aient contribué à l’augmentation des prix, le PAM dénonce parmi les causes principales « l’appétit de céréales de l’industrie des biocarburants ». Un autre facteur entre en jeu, avec la spéculation pure et simple sur les produits agricoles dans les Bourses des matières premières et l’orientation par les gestionnaires de fortune de leurs clients vers l’investissement dans les produits agricoles, autrement plus sûrs que les « subprimes » et les produits structurés ! Mentionnons enfin l’incapacité des gouvernements à intervenir sur les marchés pour faire baisser les prix, l’idéologie néo-libérale les ayant pratiquement conduits à éliminer leurs stocks. Ainsi, les stocks de céréales de l’UE seraient passés de 14 à 1 million de tonnes en un an.

Conséquence de cette situation, des émeutes de la faim ont secoué des pays qui ne sont pas forcément parmi les plus pauvres, tels que Mexique, Yémen, Mauritanie, Sénégal, Pakistan, Ouzbékistan, Maroc ou Guinée. Le PAM a averti que les coûts augmentant de plusieurs millions de dollars par semaine, il devrait restreindre son aide, déjà minuscule, à 73 millions de personnes dans 78 pays, soit moins de 10% des sous-alimentés du monde entier.

Rappelons qu’en France, la hausse des prix est l’une des principales causes de la chute vertigineuse de popularité de Nicolas Sarkozy, seulement neuf mois après son élection.

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