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En Allemagne, les sociaux-démocrates défient les néo-conservateurs

La rédaction
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On peut déceler dans la stratégie électorale du parti social-démocrate (SPD) quelques reflets de la campagne du BüSo (Mouvement des droits civiques-Solidarité), notamment certains échos de son livre sur les néo-conservateurs allemands. C’est ainsi que le vice-président du groupe SPD au Bundestag, Michael Müller, a accusé Angela Merkel et celui qui devrait devenir son ministre des Finances, Paul Kirchhof, d’être « la variante allemande du même courant néo-conservateur que représentent aux Etats-Unis Cheney et Wolfowitz, qui est aussi responsable de la guerre d’Irak ». Selon Müller, Kirchhof utilise la politique fiscale comme prétexte pour faire passer un autre modèle de société. C’est un extrémiste du marché qui « recherche le démantèlement total de l’Etat de sécurité sociale. (...) L’idéologie néo-conservatrice de Kirchhof constitue une rupture par rapport au passé de l’Union [chrétienne démocrate], qui reposait sur l’enseignement social catholique . »

Lors du grand débat télévisé avec Angela Merkel, le 4 septembre, le chancelier Gerhard Schröder a dénoncé le projet d’impôt à taux unique promu par Merkel et Kirchhof, qu’il considère comme « profondément injuste et asocial ». Il pénaliserait notamment les citoyens « qui travaillent dur pour l’intérêt général de tous, la nuit et les jours fériés. Ce sont les infirmiers, les policiers, les pompiers », qui jouissent actuellement d’une dérogation fiscale. En outre, dit Schröder, un tel impôt se traduirait par « de lourdes pertes en recettes fiscales pour l’Etat ».

Lorsque l’on évoqua le désastre provoqué par l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans, Schröder défendit vigoureusement le rôle de l’Etat, alors que Merkel tentait d’éluder la question. Le chancelier sortant fit remarquer que le Président américain lui-même avait admis que les opérations de secours avaient été « inacceptables », puis, se faisant l’écho du tract rédigé par Mme Zepp-LaRouche, il ajouta que cette catastrophe met en évidence un autre problème que « nous serions bien avisés d’examiner de près », à savoir dans quelle mesure le rôle de l’Etat est nécessaire ou superflu. « Si vous considérez la manière dont nous, ici, avons géré de telles catastrophes nationales, vous voyez clairement la différence. (...) Nous disons, dans de telles situations où les gens sont dans la détresse, que nous avons besoin d’un Etat non pas faible, mais fort. Ainsi, à la lumière de ces événements, tout le débat sur la suppression des pouvoirs de l’Etat (...) mené par la CDU et le FDP devrait être repensé. Sinon, nous arriverons à un point où, après la privatisation de tout ce qui fonctionne bien aujourd’hui, nous nous demanderons si nous avons fait le bon choix au moment où le débat s’imposait . »

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