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En Saxe, les jeunes larouchistes relancent la « révolution » des lundis

La rédaction
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Dresden, le 30 juillet 2004 - Une quarantaine de militants de la branche européenne du mouvement international des jeunes larouchistes se trouvent actuellement dans la ville historique de Leipzig, en Saxe, pour apporter à ses habitants espoir, dignité et vision de l’avenir. En cette période historique, nous faisons campagne pour les élections au parlement du Land est-allemand de Saxe, prévues pour le 19 septembre, d’une manière qui n’a encore jamais été vue sur le sol allemand. Voilà la tâche que l’histoire nous assigne.

En Saxe, la situation est catastrophique. Une économie basée sur l’accumulation primitive (communiste), suivie de 15 années de pillage au nom du « libéralisme », ont laissé des traces. A Leipzig, le chômage frappe 28% de la population active, dans d’autres villes de Saxe, il s’élève jusqu’à 50% parmi les jeunes. En même temps, la population diminue rapidement, les gens préférant quitter la région pour chercher du travail dans d’autres Länder ou à l’étranger. Les Saxons sont, à leur façon, désespérés.

D’un côté, certains regrettent « le bon vieux temps » de l’ancienne Allemagne de l’Est (RDA). Cette nostalgie irrationnelle montre à quel point le concept et la compréhension de l’histoire qu’a Lyndon LaRouche sont nécessaires pour saisir ce qui se passe ici, et plus encore pour élaborer une solution.

Mais d’un autre côté, en parlant avec les Saxons, on retrouve quelque part l’écho du grand héritage classique de l’Allemagne. On découvre qu’il est encore vivant en eux lorsque, souvent à leur grande surprise, nous amenons dans la discussion nos amis Jean-Sébastien Bach, le baron vom Stein ou Gotthold Ephraim Lessing. Dans la gare centrale de Leipzig, on peut voir un buste du grand économiste germano-américain Friedrich List ; en rappelant aux gens qui il était et ce qu’il représentait, nous découvrons que certains le connaissent déjà. Nous avons même rencontré des SDF qui nous ont récité des poèmes de Schiller !

Cependant, mener une campagne politique comme celle-là n’est pas aussi facile qu’elle pourrait le paraître au premier abord.

Notre défi

Pendant la révolution de 1989, il existait un danger de riposte violente. Six mois auparavant, on avait assisté à la répression brutale de la place Tienanmen à Pékin. La police et les forces armées est-allemandes étaient en alerte, personne ne savait ce qui allait se passer, mais les gens eurent le courage de croire fermement en une révolution pacifique, idée qu’ils nourrissaient en chantant des Spirituals hérités du mouvement des droits civiques de Martin Luther King. C’était il y a 15 ans.

Aujourd’hui, on parle à nouveau de changement. Tous les jours, nous sommes confrontés à des expressions de ce pressentiment, mais cette fois-ci, on évoque avec inquiétude la possibilité d’une révolution violente. Il est clair que les gens ne vont pas accepter encore longtemps la politique anti-sociale dictée par le gouvernement de Berlin. Les réformes Hartz IV (partie du programme d’austérité « Agenda 2010 » du gouvernement Schröder), qui vont précipiter dans la pauvreté 4,5 millions de personnes, dont plus de 1,5 million d’enfants - voilà la question principale qui préoccupe tout le monde. Les gens n’en peuvent plus, mais ils ont terriblement besoin d’idées - de nos idées.

Tous les lundis, les militants du LYM présents en Saxe vont se rendre à Leipzig pour faire revivre l’esprit des manifestations de l’automne 1989, qui se déroulaient régulièrement chaque lundi soir et aboutirent à la chute du régime est-allemand. Déjà, beaucoup se rappellent du discours d’Amelia Boynton Robinson devant les 30 000 personnes rassemblées ici il y a un an et demi. « Ah oui, la vieille dame noire qui a travaillé avec Martin Luther King et ce type dont elle parlait... LaRouche. » Ils sont vraiment contents de nous voir ! Certains se joignent à nous sur le champ et distribuent des tracts à nos côtés. La semaine prochaine, espérons-nous, ils viendront à la manifestation avec des amis et des membres de leurs familles.

Nous marchons avec eux dans les rues de Leipzig, chantant joyeusement, y compris notre bel hymne national sur la musique de Haydn. Avec puissance et amour, nous mettons les gens devant la réalité. Nous leur demandons de vivre en accord avec leur tâche et la nôtre : celle de changer l’ensemble de l’Europe et du monde en faisant capoter la politique d’austérité pouvant mener au fascisme, en tournant le dos au sinistre changement de paradigme culturel et en utilisant la Saxe comme opération de flanc pour cela.

Nous, les jeunes larouchistes, ne pouvons y parvenir que si nous faisons sauter tous les blocages. L’effet produit par une blague en dit long sur la manière dont fonctionne la peur : alors que la peur est comme un système algébrique, fixe, linéaire, qui limite l’esprit humain, la blague sert de flanc permettant d’échapper à la contrainte en se plaçant à un niveau plus élevé. C’est ce que nous voulons réaliser avec la campagne que nous menons ici. Il ne s’agit pas d’une série de « semaines d’action » parsemées de séminaires, mais d’une campagne politique. Pour transformer la population, nous allons transformer notre propre organisation, en nous efforçant de nous développer toujours plus, à l’image de la vie sublime de Friedrich Schiller.

Cette mission historique, nous la portons dans notre coeur ; ce sera notre mission.

Stefan Tolksdorf

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