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En chute libre, Obama en appelle à la délation

La rédaction
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6 août 2009 (Nouvelle Solidarité) — Rien ne va plus à la Maison Blanche. Chaque jour la presse internationale découvre un peu plus le comportement déconcertant du président américain. Avec la presse française, la lune de miel est bel et bien terminée, comme plusieurs articles récents le montrent.

Backchich.info, site spécialisé dans le journalisme d’investigation, vient de publier une longue enquête à propos de la forte baisse d’Obama dans les sondages, principalement à cause de sa réforme de la santé, mais aussi à cause de ses déclarations dans l’affaire Henry Louis Gates.

« En chute libre dans les sondages, Barack Obama doit sa disgrâce à ses cachotteries dans sa réforme du système de santé et à ses déclarations contradictoires dans l’affaire du professeur de Harvard Henry Louis Gates. », peut-on lire dans l’article.

Selon Bakchich.inflo, ce qui joue un rôle important dans cette dégringolade est le fait qu’entre février et juin de cette année, période pendant laquelle le projet de réforme a été élaboré, il a reçu à la Maison Blanche pas moins de vingt-sept fois les responsables de l’industrie de la santé (dont les laboratoires pharmaceutiques et les compagnies d’assurance), dont on connaît bien l’hostilité légendaire à l’idée d’un système d’une assurance maladie publique…

La Maison Blanche avait dans un premier temps refusé de dévoiler à la presse le nombre de rencontres avec ces lobbyistes, ainsi que le nom des personnes présentes, trahissant ainsi la promesse du candidat Obama pour plus de ‘transparence’.

Pendant la campagne, Obama prenait un malin plaisir à attaquer le vice-président Dick Cheney au sujet de ses entrevues confidentielles avec les pontes de l’industrie, lorsque ce dernier était en train de préparer les réformes du gouvernement Bush.

Cependant, « l’existence des réunions secrètes auxquelles Obama a participé, a été révélée à peine une heure avant une importante conférence de presse qu’il donnait le 22 juillet, retransmise en prime time sur l’ensemble des réseaux de télévision, et dans laquelle il était censé convaincre les téléspectateurs de tous les progrès qu’apportait sa réforme de la santé… Le lundi 3 août, un sondage commandé par le Wall Street Journal et la chaîne NBC, montrait que 42% des personnes interrogées étaient opposées à la réforme, contre seulement 36% en sa faveur, soit un baisse de 10 points en un mois. Pire encore, 39% des gens estimaient que la réforme ne ferait que détériorer la qualité des soins, soit 15 point de plus qu’en avril. »

Un article du 7 août, paru sur le site du Figaro et intitulé « Obama organise une chasse aux Rumeurs », s’indigne au sujet de l’initiative prise par Obama de demander aux citoyens de lui communiquer par email toute information ou rumeur douteuses sur son projet de réforme de la santé !

« Etant donné que nous ne pouvons pas les suivre toutes à la Maison-Blanche, nous vous demandons de nous aider. Si vous recevez un courriel ou voyez quelque chose sur Internet qui vous semble douteux au sujet de la réforme de l’assurance santé, envoyez-le à flag whitehouse.gov », peut on lire depuis le 4 août sur le blog de la Maison Blanche, sans pour autant connaître l’utilisation qui sera faite de ces messages.

Rappelons le fait qu’en France, après la libération, on trouva plus d’un million de lettres de délation que les occupants nazis n’avaient pas eu le temps d’explorer. Heureusement, on n’en est pas là encore.

Pourtant, Obama n’est pas à son premier coup d’essai, poursuit Le Figaro, qui se rappelle de la campagne ‘anti-calomnies’ qu’il lança durant l’élection présidentielle. « Mais cette fois, cette chasse aux rumeurs n’est plus l’initiative d’un candidat, mais bien d’un président. » conclut le quotidien.


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