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En refusant de ratifier le MES et le pacte budgétaire, le Président allemand bouscule le calendrier

La rédaction
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Le 25 juin 2012 (Nouvelle Solidarité) – Le Président allemand Joachim Gauck a annoncé jeudi soir sa décision d’accéder à la demande de la Cour constitutionnelle allemande de ne pas signer, si elles devaient être votées le 29 juin, les lois ratifiant le traité sur le Mécanisme européen de stabilité (MES) et celui sur le Pacte budgétaire (TSCG), avant qu’elle n’ait examiné les éventuels recours contre ces lois.

Mais la presse européenne continue malgré tout à se focaliser sur le conflit secondaire entre les partisans des eurobonds comme François Hollande et ceux de l’austérité comme Angela Merkel, même si la décision de la Cour remet dramatiquement sur la table le rôle de la démocratie représentative au sein de tous les pays européens en tant que garante de l’intérêt général des peuples, qu’il s’agisse de monarchies ou de républiques.

Or, l’intérêt général des peuples n’est pas l’utilisation d’eurobonds comme tobogan vers l’hyperinflation, ni l’austérité comme vecteur du totalitarisme, mais bien la réorganisation des dettes de jeu des banques qui se sont accumulées depuis trente ans sur le dos de l’économie réelle européenne (et anglo-américaine) dans son ensemble.

Le parti de gauche radicale et communiste Die Linke a confirmé vendredi dernier sa décision de saisir le Tribunal constitutionnel immédiatement après le vote du 29 juin et de demander en même temps une injonction contre tout transfert d’argent allemand dans le MES jusqu’à ce qu’il se soit prononcé sur le fond de la question. Ceci empêchera l’entrée en vigueur du MES début juillet comme prévu.

Ceci accorde aux forces luttant pour des lois sur la séparation des banques en Europe (Glass-Steagall) un court délai pour fourbir leurs armes, mais le temps presse car le système bancaire est au bord du gouffre.

La vice-présidente du Die Linke Sahra Wagenknech a également appelé à un référendum selon l’Article 146 de la Constitution allemande, reprenant la demande faite par Helga Zepp LaRouche et nos collègues du Büso il y a plusieurs mois déjà. Wagenknech a déclaré que les plans du gouvernement Merkel pour le Pacte budgétaire et le MES sont « un coup d’état déguisé contre la Constitution, et que si celle-ci devait être changée, cela ne pourrait avoir lieu que dans le cadre d’un référendum national ». Elle a estimé que même si la coalition gouvernementale et les sociaux démocrates avaient conclu un sale marché pour fait voter les deux lois, « les chances que la Cour constitutionnelle statue contre leur ratification ne sont pas trop mauvaises ».

Dans une interview au quotidien Mitteldeutsche Zeitung, Klaus-Peter Willsch, un chrétien démocrate dissident opposé aux renflouements bancaires, a réitéré sa grande inquiétude de voir éclater une crise constitutionnelle profonde si le gouvernement persistait à exiger la tenue du vote le 29 juin sans que le Parlement ait été convenablement informé des tenants et aboutissants de ces deux projets de loi, et dont il a été tenu à l’écart jusqu’à présent.

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Voir les 3 commentaires

Vos commentaires

  • Le 30 juin 2012 à 08:34
    par Dominique

    Voilà un billet qui démontre le mécanisme de l’assujettissement des peuples par la dette.

    ’argent est le nerf de la guerre et est passé à l’ennemi.

    ¤ FESF, l’UE, BANQUE-MES : le coup final de l’esclavage des peuples par l’endettement et le hold-up permanent

    http://mobile.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-fesf-l-ue-et-la-banque-mes-le-97421

    Répondre à ce message

  • Le 26 juin 2012 à 11:16
    par petite souris

    Ce qui montre que le président allemand pense aux allemands

    Ce qui montre aussi que l’excellent travail d’Helga porte ses fruits si l’on en croit la vice présidente allemande

    Ce qui explique donc que Jacques et tous ses militants et sympathisants ont raison de continuer la combat de la diffusion des idées

    ........Parce que François Hollande ne fera rien tout simplement parce que sa Valérie est une riche héritière de banquiers .....

    Valérie née Massonneau : la famille Massonneau a vendu sa banque au Crédit de l’Ouest, mais devint actionnaire à hauteur de 11% du Crédit de l’Ouest (En 1957 fusion du Crédit Nantais et du Crédit de l’Ouest d’Angers , puis fusion en décembre 2006 du Crédit Industriel de l’Ouest et de la Banque régionale de l’Ouest .)
    Les enfants Massonneau sont actionnaires au Crédit industriel et Commercial, et ont différentes actions dans différents groupe faisant partis du CIC.
    Les revenus annuels de la journaliste sont estimés à plus de 3 millions annuel, elle possède des actions de la chaine Direct 8 (Groupe Bolloré), elle y présente des émissions, ainsi que différentes actions (les Massonneau furent les banquiers et amis de Michel Bolloré père de Vincent grand ami de Sarko !)

    Cherchez l’erreur ..............

    Répondre à ce message

  • Le 26 juin 2012 à 09:58
    par NAULLAY

    Et en France, le "silence" sur l’adoption du MES imposé par Sarkozy de manière non démocratique, n’est pas rompu par la "gauche socialiste" au pouvoir.
    Comme quoi UM-PS est bien blanc bonnet et bonnet blanc, la gauche PS cautionne comme l’UMP l’oligarchie financière et l’abandon de la souveraineté nationale, les droits du "peuple souverain".

    La "rupture" qui se profile vient providentiellement des Allemands eux-mêmes, pourtant accusés d’hégémonisme sur l’Europe, mais qui retrouvent un sentiment d’intérêt national, notamment grâce à leur "gauche radicale" et à un nouveau président sans doute plus respectueux du peuple :

    "...les plans du gouvernement Merkel pour le Pacte budgétaire et le MES sont « un coup d’état déguisé contre la Constitution, et que si celle-ci devait être changée, cela ne pourrait avoir lieu que dans le cadre d’un référendum national ». "

    Voilà ce que nous aimerions bien entendre en France (remplacer "gouvernement Merkel" par "Gouvt Sarko et Hollande") !

    Répondre à ce message

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