Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Encore davantage de dérégulation, réclament les spéculateurs

La rédaction
visites
826

Bien que les banques et les hedge funds aient subi d’immenses pertes et retraits de capitaux suite à des opérations de spéculation sur produits dérivés qui se sont mal terminées pour eux, ils tentent d’obtenir le démantèlement des quelques régulations en place. Le remplacement du directeur de la SEC William Donaldson par Christopher COX est une première réponse de l’administration Bush obéissant à ces pressions.

Par ailleurs, une rencontre internationale sur la régulation des produits dérivés a eu lieu le 3 juin à New York. Y participaient l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), cinq autres groupes internationaux représentant les grandes banques lourdement impliquées dans les produits dérivés comme Citigroup, JP Morgan, UBS et Deutsche Bank, ainsi que quarante organismes de régulation internationaux.

Des représentants bancaires ont fait prévaloir que le train de mesures prévu dans le cadre de « Bâle II » se traduirait par une forte augmentation du coût de nombreuses transactions, notamment la commercialisation des produits dérivés et des capitaux privés. Selon l’ISDA, le cadre régulateur de « Bâle II », dont la mise au point a pris des années et qui doit enfin entrer en vigueur en 2007, aurait un énorme impact sur les traders en produits dérivés qui seraient obligés de procéder à « une augmentation très significative du capital régulé ».

Les conditions de « Bâle II » ne s’appliquent qu’au seul secteur bancaire ordinaire, non aux hedge funds, ni aux institutions commercialisant les titres, comme Goldman Sachs ou Morgan Stanley. On assiste actuellement à une explosion du volume des produits dérivés sur le marché, alors qu’en même temps, nombre de banques et de hedge funds ont puisé abondamment dans leurs capitaux propres pour couvrir des pertes spéculatives récentes.

Toutefois, la British Financial Services Authority (FSA) vient de mettre en garde contre les produits dérivés de crédit. Dans une interview publiée dans le Financial Times du 1er juin, le directeur de la FSA, Gay Huey-Evans, disait : « Si nous ne constatons aucune amélioration au cours de l’été, la FSA prendra des mesures appropriées de supervision. » En signant un contrat portant sur des produits dérivés de crédit, deux parties transfèrent le risque qu’une société tierce déclare un défaut de paiement sur ses obligations. Ce type de contrat s’est multiplié de manière incontrôlée ces dernières années et il arrive souvent, désormais, que les parties ne signent pas le contrat à temps, ce qui risque de créer un terrible dilemme juridique et de bloquer le marché, « si jamais un acteur faisait faillite ou cessait de commercer. Le problème est encore plus compliqué par le fait que de nombreux acteurs financiers vendent leurs contrats à des parties tierces sans en parler à leurs partenaires originaux », écrivait le FT à propos des mises en garde de la FSA. On rapporte qu’en avril et mai, la quantité de swaps sur les défauts de paiement en matière de crédit a été quatre à sept fois plus importante qu’au premier trimestre de cette année.

Contactez-nous !