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Energie et champions français : Bonapartisme

La rédaction
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Dans ce monde financièrement globalisé, seuls les plus forts survivront, et Sarkozy entend créer les « champions français » qui permettront au capital et à la haute finance française qui l’ont élu d’assurer leur survie

24 juillet 2007 (Nouvelle Solidarité) - Activisme, volontarisme, bonapartisme, voilà ce qu’on peut dire jusqu’ici de Sarkozy Ier. Notre président bouge, tranche, propose, embauche et débauche dans tous les domaines sauf un, celui de la crise terminale qui ronge notre système monétaire international, basé sur la mondialisation financière. Pourtant, c’est le seul domaine qui compte, car si un krach venait à se produire, comme beaucoup d’analystes le craignent actuellement, tout le reste n’aurait pas plus de valeur que les promesses de campagne des uns ou des autres. C’est-à-dire, aucune !

Dans ce monde financièrement globalisé, seuls les plus forts survivront, et Sarkozy entend créer les « champions français » qui permettront au capital et à la haute finance française qui l’ont élu d’assurer leur survie, provoquant la fureur d’Alistair Darling, le nouveau chancelier de l’Echiquier britannique, qui ne s’est pas privé de dénoncer le « patriotisme économique » comme une façon déguisée de parler du protectionnisme.

C’est d’abord dans le domaine de l’énergie qu’on voit le bonapartisme à l’œuvre. Après avoir initié les pourparlers pour la création d’un conglomérat gazier avec une fusion de Gaz de France et Suez, avec une participation éventuelle de la Sonatrach algérienne, Sarkozy voudrait, à en croire les rumeurs, s’attaquer au nucléaire.

L’édition de lundi de l’hebdomadaire économique allemand Wirtschafts Woche prête à Sarkozy l’intention de créer un conglomérat nucléaire. Citant des sources d’Areva NP, selon lesquelles l’information viendrait de Sarkozy lui-même, Wirtshafts Woche rapporte que Sarkozy entend racheter la part de 34 % d’actions de Siemens dans Areva NP, la co-entreprise créée en 1999 par Siemens et Framatome, pour aller vers une fusion d’Areva avec Alstom et Bouygues. Une clause du contrat permettrait à la France de racheter la part de Siemens pour 1 milliard d’euros jusqu’en 2011. Le 23 juillet, cependant, le porte-parole d’Areva, Charles Hufnagel, démentait une telle volonté de la part de son entreprise, affirmant que celle-ci était « très satisfaite » de sa collaboration avec Siemens et que « l’évolution du capital n’est pas à l’ordre du jour ». Cependant, confirmant qu’il y a bien anguille sous roche, Peter Löscher, PDG de Siemens, a déclaré qu’il « compte sur le soutien de la Chancelière Angela Merkel » pour contrer le projet de Sarkozy.

Mais, comme Napoléon qui créa la Banque de France avec des capitaux étrangers, notamment suisses et anglais, Sarkozy est prêt à partager le gâteau avec les intérêts financiers étrangers. De ce point de vue - la nécessité d’assurer les approvisionnements énergétiques de la France et sa position sur les marchés internationaux dans ce domaine - on devrait suivre de près aussi les politiques françaises à l’égard du Soudan. La visite à Paris, la semaine dernière, de David Milliband et de Gordon Brown, respectivement ministre des Affaires étrangères et Premier ministre britannique, a donné lieu a de grandes déclarations dont on peut douter de la générosité affichée, affirmant la volonté des deux pays d’aller « ensemble » au Darfour, au Soudan et au Tchad. Depuis, avec le Ghana, les deux pays font circuler une nouvelle résolution de l’ONU appelant au déploiement sur place d’une force hybride ONU/Union africaine, de « 19 555 personnels militaires et d’une composante civile appropriée comprenant 3772 policiers et 19 unités de formation de policiers » (y compris 7000 déjà envoyés sur place par l’Union africaine) pour faire face à « l’urgence ». Ces « personnels » pourront faire usage de la force...

Etant donné les richesses pétrolières du Soudan, ce pays est l’objet des convoitises des grandes puissances, certaines (les Anglais et les Américains) ayant financé depuis longtemps les rebelles du Sud dans leur lutte contre l’Etat central afin de contrôler le Sud riche en pétrole. L’application de cette résolution de l’ONU marquerait le retour, à peine déguisé, à une politique de la canonnière pour le contrôle des matières premières dans les pays du Sud. Le fait de faire cause commune avec les Anglais est de nature à éveiller, à juste titre, les pires craintes des pays africains, qui ne manqueront pas d’y voir un retour aux époques les plus sombres de ce même colonialisme que Nicolas Sarkozy se refuse à dénoncer...

L’autre approche, radicalement opposée, serait une politique gaullienne de grands programmes et grands projets au service du bien commun.

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