Solidarité & progrès

Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race.

AccueilActualité
Brèves

Energies renouvelables : Sarkozy capte le vent de bonnes affaires

La rédaction
visites
2002
commentaires

Par Christine Bierre

20 juin 2009 (Nouvelle Solidarité) — Les déclarations de Nicolas Sarkozy à l’Institut national pour l’énergie solaire (INES) en Savoie, le 9 juin dernier, pourraient paraître anodines à beaucoup, tant la propagande verte est devenue omniprésente dans notre pays. Elles sont pourtant particulièrement graves pour le futur de la nation.

Dans la foulée des élections européennes, que des partis minoritaires ont interprétées comme une victoire pour l’écologie, en dépit du fait que deux tiers de l’électorat se soient abstenus, Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté de faire en sorte que la France maintienne non seulement son leadership en matière d’énergie nucléaire, mais qu’elle devienne aussi leader dans le domaine des énergies renouvelables.

Et c’est sur le ton de quelqu’un qui assène des évidences, telles que la neige est blanche ou le soleil jaune, qu’il a annoncé que ces deux chantiers seraient désormais menés avec la même intensité. « Nous devons devenir leader des énergies décarbonées de demain, sans rien abandonner de notre avance sur le nucléaire », a-t-il déclaré, ajoutant que pour ce qui est de la recherche, « là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenseront le même euro pour la recherche sur les énergies propres et les atteintes contre l’environnement ».

Pour lancer cette stratégie, qui confirme les perspectives du Grenelle de l’environnement prévoyant qu’en 2020, 23% de la consommation d’énergie en France viendra des énergies renouvelables, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à tenter de déboulonner le mythe : le « privilège » accordé par le général de Gaulle à l’énergie nucléaire civile, par-dessus les autres et notamment les énergies renouvelables.

« Il me semble que nous avons tous commis une erreur collective ; la France, en tête de tous les pays sur l’énergie nucléaire, pensait ne pas avoir besoin des énergies renouvelables. C’est une erreur », a-t-il lancé. Pourquoi une erreur ? « Parce que la demande d’énergies décarbonées va exploser et que le nucléaire, c’est du décarboné, autant que les renouvelables. » Pourtant, c’est bien la clairvoyance du général de Gaulle dans ce domaine qui a permis à la France de bénéficier d’une énergie propre et bon marché, quels que soient les aléas du climat ou de la conjoncture stratégique.

L’arnaque des énergies renouvelables

Mais ce qui apparaît comme une évidence au café du commerce ne l’est pas du tout, du point de vue économique et scientifique. On peut reconnaître à l’actuel Président une habilité tactique ou l’art de ratiboiser ses adversaires, mais sûrement pas les compétences économiques ou scientifiques permettant de faire le bon choix au niveau de l’énergie.

D’abord il y aura un problème financier. Dans cette période de disette budgétaire, on ne pourra pas faire les deux à la fois ou alors, seulement au prix d’une dilution telle que l’ensemble de l’effort serait pénalisé.

Mais c’est surtout au niveau de l’économie physique et du point de vue scientifique que le bât blesse. En voulant mener de front nucléaire et renouvelables, Nicolas Sarkozy montre la même incompétence dans le domaine énergétique que lors du débat présidentiel avec Ségolène Royal, où il s’était trompé à propos de la part que représente le nucléaire dans la consommation d’électricité de la France.

Nous serions cependant injustes de charger la barque du seul Nicolas Sarkozy, car il a été précédé dans cette voie et dépassé par les socialistes (Ségolène Royal en particulier), ainsi que par Jacques Chirac qui, en inscrivant le principe de précaution dans la Constitution et en offrant un accueil royal à Al Gore, a créé les conditions de cette marée malthusienne verte qui menace aujourd’hui de submerger le pays.

En effet, que l’on se place du point de vue commercial ou du point de vue de l’économie physique, les énergies renouvelables ne passent pas le test de rendement. Un investissement massif dans ce domaine se fera à perte et finira par avoir un impact négatif sur l’ensemble de l’économie. Le coût de produire ces énergies renouvelables dépasse de loin la quantité de travail qu’elles fournissent.

Nicolas Sarkozy en est pleinement conscient, puisqu’il a avoué que « les coûts de production dans l’énergie renouvelable sont très supérieurs à ceux du marché français » (essentiellement nucléaire et gaz), ce qui ne l’a pas empêché d’engager l’Etat à continuer à subventionner cette production, en payant le mégawatt à un prix colossal d’environ 83 euros, c’est-à-dire de deux fois à deux fois et demie le coût de l’électricité nucléaire (43 euros le mwh pour l’EPR ou 30 euros le mwh pour les centrales actuelles), et ce jusqu’en 2012 !

Le problème n’est pas uniquement celui de la rentabilité financière comparative entre ces énergies. On entend déjà l’argument selon lequel les renouvelables deviendront rentables lorsque le prix de pétrole sera beaucoup plus cher. Le problème va au-delà : quelle est l’énergie qui peut accomplir le travail nécessaire pour satisfaire les besoins essentiels de la nation et aussi de l’humanité ?

C’est là qu’il faut considérer les deux critères qui définissent la valeur productive de toute forme d’énergie : sa densité énergétique – la quantité de travail utile qui peut être obtenue d’une masse donnée de combustible – et la densité de flux énergétique, qui mesure la quantité d’énergie passant par une surface donnée dans une période de temps.

Pour ce qui est de l’énergie solaire, même si l’on pouvait capter 100% des rayons de soleil et en assurer la conversion totale, elle ne ferait pas l’affaire. Le problème se résume à la faiblesse du flux de densité énergétique fourni par le soleil lui même. Mesuré en watt par mètre carré à la surface de la terre, il est de 200 à 350 watt/m2 dans nos pays. Même en pouvant tout convertir, cette énergie n’alimenterait que 2 ampoules de 100 watts chacune sur une surface d’un mètre carré, et seulement le jour !

Pour ce qui est des autres énergies, si l’on compare le rendement énergétique d’un grain d’uranium et son équivalence dans les autres énergies, où l’on voit le gouffre qui existe entre énergies nucléaires et fossiles, et plus spectaculaire encore, énergies renouvelables.

Après les subprimes, une bulle verte basée sur le pillage de collectivité

Pourtant Nicolas Sarkozy sait que les énergies renouvelables ne seront pas en mesure de remplacer les énergies fossiles ou nucléaires. « Je ne reviendrais pas sur [le choix du nucléaires], a-t-il affirmé, personne parmi les spécialistes des énergies renouvelables ne dit qu’elles peuvent supplanter ou remplacer les énergies fossiles ou nucléaires. »

{}

Pourquoi donc lancer la France dans une entreprise à perte, totalement subventionnée par la collectivité, qui finira par plomber davantage le budget de l’Etat ? Croit-il à l’honnêteté d’un Al Gore qui, d’un côté, fait pleurer dans les chaumières avec le danger du réchauffement climatique, mais de l’autre, ramasse les profits engendrés par sa propagande, via son fonds spéculatif vert, Generation management fund, géré avec l’ancien président de Goldman Sachs ?

Tremble-t-il d’angoisse en regardant le film Home de son ami Yann-Arthus Bertrand, réalisé en collaboration avec « l’écologiste » américain Lester Brown, fondateur du World Watch Institut puis du Earth Watch Institute, dont la carrière fut lancée par la Fondation Rockefeller et qui siège aujourd’hui au très influent Conseil des relations étrangères de New York ? Ou de Jared Diamond, membre de la direction du WWF, dirigé par le prince Philippe d’Angleterre, l’homme qui déclare vouloir se réincarner en virus afin de dépeupler la terre ?

N’est-ce pas plutôt en quête de bonnes affaires à court terme qu’il lance la France, dans un monde où le réchauffement climatique est une affaire qui tourne bien plus vite et régulièrement que les éoliennes ? Dopée par les mélodrames d’Al Gore et de Yann-Arthus Bertrand, et malgré un passage à vide depuis la fin 2008 en raison de la crise financière, la bulle verte est en plein expansion, gonflée par les subsides des Etats. Pour preuve, les éoliennes ont employé directement 108 600 personnes en 2007 et pourraient créer 325 000 emplois d’ici 2020. Les Echos tablent sur un marché du photovoltaïque de 31 milliards d’euros dans le monde d’ici 2015, contre seulement 7 milliards en 2005. Puis, la France rattrape son retard. En 2008 les éoliennes ont connu une croissance de 13% et le parc photovoltaïque a été multiplié par 2,5 fois dans la même période. Enfin, le coût de la lutte contre le réchauffement global pour les Etats membres de l’Union européenne est estimé à 100 milliards d’euros par an.

Alors qu’on fait la chasse à quelques emplois et gains financiers à court terme via les renouvelables, la France est très en retard dans la recherche sur les centrales nucléaires à haute température de la 4ème génération, seules à même de réduire les coûts de la production d’hydrogène afin de remplacer le pétrole. Ce n’est donc pas le moment de déboulonner la statue de Gaulle, mais au contraire, d’y trouver une pensée cohérente, un volontarisme et une vision pour l’avenir.

A lire : Le coût exorbitant de l’énergie "gratuite"

Voir les 10 commentaires

  • Jean-Nicolas • 22/06/2009 - 16:59

    Bien que cet article cherche à décribiliser les énergies renouvelables par une approche pragmatique et scientifique, il contient quelques erreurs (ou désinformations ?) graves qui lui font perdre toute crédibilité à mes yeux. L’énergie est un sujet en vogue que tout un chacun tente actuellement de récupérer à son profit, sans en maitriser les fondements.

    Les erreurs qui me chagrinent dans le cas de cet article :
    - "...43 euros le MW pour l’EPR...)" : erreur classique qui revient encore et toujours, il faudrait lire ici MWh (énergie) et non MW (puissance). L’idée générale reste vraie, quoique le coût marginal de l’électricité qui sera produite via le nouvel EPR de Flamanville sera d’après les dernières annonces de Mr Gadonneix plus élevée que prévu (légèrement au-dessus de 50 euros/MWh de mémoire). Il ne faut non plus pas perdre de vue de façon générale que le nucléaire fut en son temps plus cher que le charbon...

    - "...il est de 200 à 350 watt/m2 dans nos pays." Ou diable avez-vous trouvé cette valeur ? De telles valeurs ne correspondent qu’à des journées fortement nuageuses. A contrario, une journée ensoleillée verra de façon standard des valeurs moyennes de 1000 W/m2 (puissance surfacique !) voire plus pour de belles journées printannières dans le Sud de la France.

    Bien que les idées de l’article soient défendables, la façon de les présenter lui ôte toute objectivité.
    Dommage !

    • Christian • 24/06/2009 - 12:17

      Pour en terminer avec la blague solaire : l’énergie solaire dans l’espace est de 1400 W/m². Au sol, perpendiculaire au soleil, il reste effectivement 1000W/m², cela entre 7 et 14 heures par jour selon la saison (moyenne 12 heures), et seulement quand il fait beau, donc 220 jours par an en France. Donc, la puissance MOYENNE est bien de (1000*12*220) puissance effectivement reçue en un an, divisée par le nombre d’heures d’un année(365*24) = 301 Watt/heure/m².
      Comparé à une centrale nucléaire, qui, au m² de sol occupé, fourni 1600MW/150000m² = 10666W/h/m².
      Il n’y a pas photo, vu que les infrastructures annexes (routes, usines, recyclage...) sont du même ordre de grandeur.
      A noter que j’ai été généreux sur le solaire et beaucoup moins sur le nucléaire, car le solaire nécessite du stockage pour fournir l’énergie la nuit et le rendement tombe alors de 50% au moins.
      Par contre, être contre une énergie chère et inefficace (le solaire) n’empêche pas d’être pour l’efficacité énergétique (par exemple, utiliser l’énergie de l’eau chaude des centrales pour le chauffage central urbain), le recyclage des déchets...).

    • Karel Vereycken • 28/06/2009 - 08:40

      Merci de nous signaler ce qui était une coquille : en effet, il fallait lire MWh comme vous le soulignez, et non pas MW comme il était écrit. Nous l’avons corrigé.

      Pour ce qui est de votre critique à propos de la densité de l’ensoleillement, il faut que vous vous rapportiez au commentaire très complet de Christian Commarmond à ce même article. En effet, 200 à 350 watt/m2 est une moyenne. Car il faut tenir compte des toutes les heures où le soleil ne brille pas du tout et des moments de la journée ou de l’année où ces régions connaissent un pic d’ensoleillement, ainsi que de l’endroit où s’effectuent les mesures. Nos chiffres sont donc justes, et c’est bien là toute la limite de l’énergie solaire !

      Christine Bierre

    Répondre à ce message

  • CHIMERE • 22/06/2009 - 12:40

    En réponse à votre article :

    A défaut d’uranium, de pétrole, de charbon...notre système économique est condamné à court terme et nous avec, envisager de revenir aux siècles des bougies n’est pas raisonnable, mais réfléchir à l’avenir me semble bien fondé.
    Il n’y a pas de solution miraculeuse sauf d’envisager d’aller chercher demain ces énergies ailleurs dans le cosmos ? Il faut donc à la fois que la recherche progresse sur le rendemment des panneaux solaires et le renouvelable en général,construire des maisons basse consommation en individuel et en collectif, ne plus jeter mais réparer notre matériel...
    Pour les énergies, il faut combiner le nucléaire et le renouvelable ne pas les opposer et croire que la science nous permettra vite d’améliorer les choses.
    A mon avis pour le moment avons-nous d’autres choix que celui-là.
    Je suis d’accord avec vous sur le principe de ne pas laisser cela aux financiers carnassiers, car effectivement nous irons une fois de plus dans le mur...
    Cordialement
    CHIMERE

    • Christine Bierre • 24/06/2009 - 17:07

      Il y a d’autres choix. Savez-vous que ce que nous consommons aujourd’hui comme énergie n’est rien d’autre que les sédiments des cadavres d’animaux et d’autres éléments du vivant entassés depuis des millénaires ?
      Un jour, lorsque les recherches sur la transmutation des atomes et la séparation des isotopes seront plus développée, celles sur la Fusion aussi, nous pourrons alors consommer tous les cadavres entassés de l’ère industrielle !
      Si vous voulez savoir plus sur tout cela, lisez nos articles sur le savant russe Vernadsky — postés sur nos sites : http://www.solidariteetprogres.org/sp_Dossiers.php3 et http://www.21stcenturysciencetech.com/sample.html — et sur l’économie Isotopique de notre ancien collaborateur, Jonathan Tennenbaum.
      En attendant, passons déjà aux centrales à haute température de la 4ème génération pour faire le craquage de l’eau et d’obtenir de l’hydrogène à bon marché et en quantité suffisante pour commencer à remplacer le pétrole dans ses utilisations. Aussi, pour le dessalement de l’eau de mer.
      Pourquoi penser petit, Chimère ? Pensant petit, s’adaptant au plus petit commun dénominateur, on est condamné à rester petit. Pensant grand comme de Gaulle — la France DOIT maîtriser l’atome coûte que coûte — on a fini avec un magnifique programme électronucléaire, une force de frappe à la pointe de la technologie et une fusée Ariane en plus, pour la route !

    Répondre à ce message

  • morbach • 21/06/2009 - 22:50

    Ce que vous dites parait très juste mais je ne peux m’empêcher de penser que vous êtes trop catégorique !
    Les énergies renouvelables même si elles coûtent en termes d’équipement la ressource solaire elle n’est pas prête à manquer au moins pour quelques millions d’année.
    De plus ces energies sont très créatrices d’emploi impossible à négliger en pareille période.
    Pour terminer c’est de l’énergie qui va être produite localement et de manière éparpillée ce qui va supporter la tension du réseau électrique en entier et limiter les pertes de celui-ci.
    Ce que vous vous gardez de présenter et qui m’interroge ?

    • Nico • 22/06/2009 - 13:49

      effectivement le solaire convient dans certains cas particuliers comme les zones a faible densité de population et difficile d’acces comme les deserts. en aucun cas S&P ne dit que solaire est COMPLETEMENT inutile ! Seulement entre utiliser cette source dans des cas tres particuliers et proumouvoir son développement à l’échelle de la nation, il y a une grosse différence !
      Vous dites que la ressources solaire n’est pas prete de manquer. Mais si justement elle manque énormément, elle manque la nuit, elle manque par mauvais temps et meme lorsqu’il fait beau on ne peut esperer que 250W/m² en france et encore si on arrive un jour a capter 100% de l’énergie (ce qui n’est pas pret d’arriver). L’energie solaire ne peut etre qu’une energie d’appoint, comment ferez vous pour alimenter un hopital ? un TGV ? les réseaux télécom ? Les industries ? etc...

      Sur le coté créateur d’emploi, je vous dirai que ce n’est pas parce qu’on emploie plein de gens que l’on est interressant ! A ce petit jeu la, pour regler le chomage, on a qu’a employer la moitié des chomeurs à creuser des trous et l’autre moitié à les reboucher ! :)
      Dans le meme genre je suis assez alluciné de voir que la RATP a embauché des personnes pour fermer les portes AUTOMATIQUES des trains ! super politique d’emploi dis donc !

    • Sylvain • 23/06/2009 - 13:17

      Les usines électriques classiques (charbon, gaz, nucléaire de toutes générations...) sont avant tout des machines thermiques qui chauffent de l’eau pour la transformer en vapeur et faire tourner une turbine. Mais dans un second temps, il faut retransformer cette vapeur en eau avant de la reréchauffer... C’est pour cela que ces centrales sont soit au bord des fleuves soit au bord des mers et océans. Ce qui fait que la disponibilité tout au long de l’année de l’énergie nucléaire à un niveau pouvant remplacer toutes les autres est un mythe (la part du nucléaire dans la consommation énergétique française est de 30% - car il n’y a pas que l’électricité - il faudrait donc multiplier le nombre de centrales par 3). On l’a vu en 2003 et on doit aussi penser aux évènements extrêmes comme les tempêtes… Et à mon avis c’est une raison pour laquelle vous êtes obligés de nier le réchauffement climatique. En cas de sécheresse alors que beaucoup de centrales nucléaires seraient obligées de fermer les panneaux photovoltaïques seraient dans leurs meilleurs rendements.
      Il n’y a pas de solution miracle, mais mettre tous ses œufs dans le même panier ne me semble pas être la meilleure.

    • Bertrand Buisson • 23/06/2009 - 14:48

      tripler le nombre de centrales nucléaires ne remplacera pas les hydrocarbures utilisé pour les transports, à mois d’aller vers l’électrique, l’hydrogène et le transport en commun massif (urbain et interurbain).

      l’électricité nucléaire doit rester la principale source d’énergie quoi qu’il en soit car c’est la manière la plus dense et la plus massive de produire de l’énergie. Les éoliennes et le solaire doivent rester marginale car l’ensemble de l’énergie dépensée dans leur production est supérieur à leur capacité de production sur toute leur durée de vie (la quantité de matériaux par kwh produit est bien plus grande que pour le nucléaire - il faut par exemple des dizaine de tonnes d’acier et de carbone pour une éolienne). De surcroît, elles sont extrêmement irrégulière et imprévisibles dans leur production et nécessite de sacrifier de très grande surfaces pour être installer (6 ha pour une éolienne par exemple).

      Donc si on pense en terme global (6,5 milliards de personnes au moins, qui doivent pouvoir accéder à la santé, au transport, à la sécurité alimentaire, à l’équipement, etc.) point de débat mais un défi : le nucléaire n’est pas un remède miracle. Il doit être constamment développé, amélioré et contrôlé par la science et la puissance publique. Si l’on avance pas dans nos découvertes sur la transmutation, les déchets nucléaires resteront déchets au lieu de devenir des ressources, (avant phénix, le plutonium n’était pas un combustible mais un déchet).

    • Nico • 24/06/2009 - 09:28

      Attention il y a une différence entre nier le réchauffement climatique et nier sa cause anthropique !
      De toute façon, dire qu’il y a un rechauffement globale est une absurdité, le climat est différent selon les régions, il se refroidit a un endroit et se réchauffe ailleurs, faire une moyenne de temperature est très réducteur, et ne sert qu’a abrutir les masses. Sylvain je vous conseille de regarder le documentaire "la grande arnaque du réchauffement global" (maintenant dispo en VF !) et les vidéos de marcel leroux (dispo sur dailymotion), autrement plus argumentés que les betises de mister al carbone.
      Intérrogez-vous sur le pourquoi d’un si soudain engouement pour le climat (ne serait-ce pas pour détourner les gens de la seulle vraie catastrophe de notre temps ? la fin du systeme financier !), et chercher à qui ca profite ! Soyez curieux !

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous avez adoré cet article ? Rejoignez-nous !

La chronique du 24 juillet le monde
en devenir

Si le monde est réduit aux seules énergies renouvelables, qui par leur faible densité et leur caractère intermittent permettent de produire beaucoup moins que les combustibles fossiles et le nucléaire, la capacité d’accueil de la Terre se réduira brutalement à un milliard d’êtres humains !

En savoir plus

Don rapide