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Enfin, quelque chose de productif

La rédaction
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L’inauguration, le 31 décembre, de la ligne à lévitation magnétique (Maglev) reliant Shanghai à son aéroport international est vraiment un événement historique. On peut le comparer à la mise en service du premier chemin de fer en Angleterre, en 1825, sur la ligne Darlington-Stockton, avec la locomotive à vapeur de Stevenson. La ligne commerciale de Shanghai représente une étape cruciale pour le développement du grand « Pont terrestre eurasiatique ».

La technologie à lévitation magnétique - qui est extrêmement rapide, relativement peu consommatrice d’énergie et avantageuse sur le plan écologique - a été développée en Allemagne ces trois dernières décennies, mais en dehors d’une voie expérimentale, aucune ligne Transrapid commerciale n’y a été construite. Il a fallu que ce soit la Chine, pays en développement de 1,3 milliard d’habitants, qui réalise concrètement un Maglev, suite à un programme à marche forcée.

Cette coopération « eurasiatique », mariant la technologie allemande et les « miracles » économiques chinois, incarne le type d’idée qui assurera la survie de la société, comme Lyndon LaRouche le faisait remarquer dès 1998, tout en précisant que, dans des conditions d’effondrement économique et financier mondial, il ne serait possible de réaliser le développement de vastes régions d’Eurasie que par « une explosion rapide du progrès scientifique et technologique reposant sur une vaste base infrastructurelle ». Cette approche caractérisait aussi la proposition de « Triangle productif européen » faite par LaRouche en 1990, conception élargie en 1991 au développement de toute l’Eurasie. Le train Maglev est devenu le « symbole » politique des initiatives de LaRouche sur le plan international, et plus spécialement en Allemagne où il est associé aux énergiques campagnes politiques de Helga Zepp-LaRouche.

Côté chinois, comme le Premier ministre Zhu Rongji l’a dit à Shanghai, c’est « un miracle ». Environ 80% de la population vit toujours à la campagne et de vastes régions intérieures connaissent une pauvreté absolue. Le pays doit donc développer rapidement des infrastructures pour l’énergie, le transport, la production agricole et la gestion des eaux, tout en améliorant considérablement ses capacités scientifiques, technologiques et éducatives. En 1998, Pékin a annoncé son intention de mettre en oeuvre une politique de « New Deal », prenant directement modèle sur celle de Franklin Delano Roosevelt, afin d’assurer le développement économique et la stabilité du pays. Aujourd’hui, cette politique passe à la vitesse supérieure. La Chine s’engage à se doter, en coopération avec autant de nations que possible, des technologies les plus avancées comme seule manière de résoudre ses problèmes de développement.

Comme l’a souligné le « commandant » Wu Xiangming, l’ingénieur en chef responsable du projet Maglev, bien que les investissements pour cette première ligne aient été lourds, coûtant à la Chine environ 1,2 milliards de dollars, les bases sont désormais jetées pour l’expansion rapide et à bien meilleur marché du Maglev. La prochaine ligne sera peut-être réalisée en Chine, par exemple entre Shanghai et Pékin, ou dans d’autres pays intéressés. La coopération entre la Chine et l’Allemagne mettrait cette technologie à la portée de nombreuses nations.

Les répercussions en Allemagne

L’inauguration spectaculaire du train Maglev germano-chinois à Shanghai a eu un impact visiblement remoralisateur en Allemagne, non seulement sur le lobby pro-Maglev dans l’industrie et la science, mais sur l’ensemble du pays. Les principaux hommes politiques de tous les partis - hormis les Verts - ont appelé à la construction de lignes Maglev en Allemagne, où la technologie a été mise au point. On planifie déjà des projets Transrapid dans la Ruhr et la région de Munich, et on discute même de reprendre le projet Berlin-Hambourg, abandonné par le gouvernement allemand en 2000. Le ministre de l’Economie et des Transports de la Hesse, Dieter Posch, a appelé à une liaison entre les aéroports de Francfort et de Hahn (une centaine de kilomètres), avec un prolongement ultérieur vers Bruxelles, et il a même recommandé une ligne Maglev Berlin-Varsovie.

L’aile la plus ambitieuse du lobby pro-Maglev en Allemagne prône une étroite coopération entre l’Allemagne et la Chine pour de futurs projets, en Chine comme dans d’autres pays (et pas seulement en Asie). Le 2 janvier, au cours d’une interview avec l’agence de presse Xinhua, l’ingénieur chinois responsable du projet Shanghai, le « commandant Wu » Xianming, a expliqué que si la construction du centre de contrôle Maglev pour Shanghai-Pudong avait demandé beaucoup de recherche et d’argent, les bases étaient désormais jetées pour la réduction des coûts de lignes futures plus longues, remarques qui ont été corroborées par Hartmut Heine, le directeur de Thyssen-Krupp, la société produisant le Transrapid.

Pour l’Allemagne, cette coopération économique renforcée avec la Chine, en particulier dans la science et la technologie de pointe, est une question de survie économique. En 2002, la Chine est devenue la première importatrice de produits de haute technologie en Asie, dépassant le Japon. L’année dernière, les exportations allemandes vers la Chine ont augmenté du chiffre impressionnant de 30%. Comme le chancelier Gerhard Schröder l’a reconnu dans ses voeux télévisés, les exportations vers les « marchés asiatiques » sont « vitaux » pour l’Allemagne, qui a exporté l’année dernière pour 36% de son PIB. Quant à la France et à l’Italie, leurs exportations représentent 28% de leur PIB, laissant loin derrière les Etats-Unis et le Japon, avec seulement, respectivement, 10% et 11%.

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