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Enron ou les signes avant-coureurs d’autres catastrophes

La rédaction
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C’est la plus grande faillite d’entreprise de l’histoire américaine : le négociant en énergie Enron a demandé le 2 décembre à être mis en règlement judiciaire. Durant sa fulgurante ascension, Enron était salué comme le modèle du courtage énergétique dans l’ère de la nouvelle économie, une machine à faire de l’argent qui éliminerait les inefficacités des vieilles entreprises publiques régulées et offrirait à tous les Américains les bénéfices d’une énergie bon marché. Mais ces belles promesses n’ont pas été tenues, comme LaRouche l’avait prévu. Non seulement la dérégulation a rapidement mené au désastre, comme on l’a vu avec la débâcle énergétique en Californie, mais le succès d’Enron s’est avéré une fraude.

En janvier 2001, LaRouche avait lancé une campagne contre la hausse exorbitante des prix de l’énergie dans l’Etat de Californie - accusant Enron d’être le principal « pirate de l’énergie ». LaRouche appelait à une re-régulation globale du marché dans le cadre d’un projet de loi national de gestion de l’énergie. La mobilisation du mouvement larouchiste en Californie a amené le gouverneur et le ministre de la justice de l’Etat à résister à leur tour aux compagnies vautours et, au niveau fédéral, les régulateurs de Washington ont menacé Enron de poursuites judiciaires, obligeant les traders à laisser baisser les prix.

Enron n’était pas une compagnie solide qui a échoué par excès de jongleries comptables, c’était un château de cartes auquel les ruses comptables donnaient une apparence de succès. Avec le temps, il s’est lancé dans les produits dérivés pour en devenir l’un des plus grands acteurs. A la fin de l’an 2000, l’entreprise avait pour 201 milliards de dollars d’encours en produits dérivés. S’il s’était agi d’une banque, il aurait figuré sur la liste des dix premiers détenteurs de produits dérivés.

En déposant sa demande de redressement judiciaire (suivant le chapitre 11 de la loi sur les faillites), Enron a déclaré 49,8 milliards de dollars d’avoirs, chiffre suffisant pour représenter la plus grande faillite de l’histoire américaine. Il estimait ses dettes à 31,2 milliards de dollars, sans toutefois tenir compte des 27 autres milliards de dettes hors bilan. La liste de ses créanciers se lit comme un who’s who du monde de la finance et de l’énergie : J.P. Morgan Chase ; Citigroup ; the Bank of New York ; Bank of America ; Merrill Lynch ; Goldman, Sachs ; Morgan Stanley ; Lehman Brothers ; UBS ; Credit Suisse First Boston ; Barclays Bank ; NatWest ; Société Générale ; Royal Bank of Canada ; Bank of Montreal ; Canadian Imperial Bank of Commerce ; Toronto-Dominion ; Westdeutsche Landesbank ; Christiana Bank ; General Re et Swiss Re, entre autres. Sur la liste, on trouve la plupart des compagnies pétrolières (comme ExxonMobil, BP, Shell, and ChevronTexaco) et nombre d’autres pirates de l’énergie (Dynegy, Duke, Williams, El Paso, Mirant et Reliant).

La déconfiture d’Enron a eu aussi des effets au Japon où quatre fonds de gestion financière, détenant quelque 850 millions de dollars d’obligations du négociant, ont été pris d’assaut par des clients ayant appris la nouvelle. En tout, ils ont voulu retirer l’équivalent de dix fois le montant de ces obligations, ce qui a fait chuter la valeur du fonds en dessous de sa valeur nominale. Pour traiter ce problème de liquidités, la Banque du Japon a dû injecter 200 milliards de dollars dans le système bancaire.

Le problème de l’exposition est encore bien plus trouble quand on en vient à la dette hors-bilan et au commerce de gré-à-gré des produits dérivés. Enron, par exemple, est un acteur majeur sur le marché à crédit des produits dérivés, où ceux-ci sont vendus pour protéger les détenteurs d’avoirs financiers contre d’éventuels défauts de paiement. Enron achète et vend ces produits dérivés dans le contexte de ses propres activités commerciales.

Selon un spécialiste londonien, les pertes non déclarées par les banques sont bien plus inquiétantes que celles affichées.

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