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Entretiens à Six sur la Corée

La rédaction
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Du 27 au 29 août, les représentants de six pays (Corée du Nord et du Sud, Chine, Russie, Japon et Etats-Unis) ont tenu des discussions à Pékin sur la péninsule coréenne. Selon différents observateurs, les négociations n’ont pas été rompues. Même s’il n’y a pas eu de déclaration finale, la Chine, pays hôte, a annoncé qu’on avait abouti à certaines conclusions. En fait, les rencontres bilatérales et trilatérales « informelles » qui se sont tenues en marge des discussions à six, étaient sans doute les plus intéressantes. A titre d’exemple, l’adjoint au secrétaire d’Etat américain, James Kelly, a rencontré le vice-ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Kim Yong Il durant 35 minutes, premier contact du genre en quatre mois.

Dans sa conférence de presse à l’issue des trois journées, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré : « Les discussions ont débouché sur quelques progrès, même s’il reste encore des désaccords. (...) L’important, c’est de maintenir la dynamique du dialogue, qui n’a pas été facile à établir. (...) Les différends entre les deux parties sont globaux. La Corée du Nord dit que les Etats-Unis représentent une grande menace. Les Etats-Unis ont leur propre opinion. » Tous étaient d’accord pour dire que la Corée du Nord et les Etats-Unis doivent dissiper simultanément les sources d’inquiétudes de part et d’autre, et en bon ordre. Ce serait la seule manière de débloquer l’impasse actuelle. Les six ont également accepté de s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver la situation, tant que les discussions se poursuivront. Selon Wang, la partie américaine a déclaré que « les Etats-Unis n’ont pas l’intention de menacer la Corée du Nord, ni d’envahir la Corée du Nord, ni de favoriser un changement de régime en Corée du Nord ». Mais selon l’AFP, Wang aurait aussi déclaré, lors d’une visite à Manille le 1er septembre, que la position de Washington avait été le « principal problème » des discussions de Pékin.

La partie russe, qui a beaucoup contribué à l’ouverture de ces négociations, a un jugement relativement positif. Le 29 août, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que la Russie « considère comme utiles les discussions menées récemment, qui ont permis à chaque partie impliquée dans cette question de mieux comprendre la position de l’autre ». Il s’est engagé à tout mettre en oeuvre pour faire avancer les pourparlers. Le chef de la délégation russe, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexander Losyuko, a déclaré le 28 août que Pyongyang était « intéressé par la dénucléarisation de la péninsule coréenne », tout en restant prudent : « Je ne dirais pas que j’éprouve un grand optimisme . »

A la suite de ces entretiens, des porte-paroles nord-coréens ont tenu des propos très durs vis-à-vis de Washington, insistant notamment sur la nécessité d’un traité de non agression, mais comme l’a fait remarquer le 1er septembre un porte-parole du gouvernement japonais, cette attitude de Pyongyang était prévisible.

Parallèlement aux entretiens de Pékin, les négociations bilatérales entre les deux Corées se sont poursuivies. Le 28 août, à Séoul , les deux parties ont décidé d’achever d’ici la fin de l’année la jonction de leurs voies ferrées. Une cérémonie symbolique fêtant cette liaison ferroviaire a eu lieu il y a quelques mois, mais d’importants travaux restent encore à accomplir pour la rendre pleinement exploitable. En outre, les deux parties se sont entendues pour élargir leur commerce réciproque, au lieu de faire appel à des pays tiers. Actuellement, 90% du commerce coréen s’effectue avec des pays tiers comme la Chine.

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