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Epidémie de grippe
Bush aux Américains : qu’ils crèvent !

La rédaction
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Article exceptionnellement tiré du journal Nouvelle Solidarité

Lyndon LaRouche : l’épidémie de grippe risque de faire plus de victimes que les attaques du 11 septembre.

Les médias américains montrent des images de personnes âgées en colère, obligées de faire la queue au supermarché pour obtenir des doses de vaccin anti-grippal, dont il y a une grave pénurie. Sans doute se souviennent-elles avec amertume de la mine réjouie du président Bush lors du dernier débat présidentiel, le 13 octobre, lorsque ce sujet fut abordé.

Dans ce contexte, Lyndon LaRouche a averti le 18 octobre que, vu la politique de santé publique menée par l’administration Bush-Cheney, « la grippe risque de faire cette année plus de victimes que les attaques terroristes du 11 septembre ». En effet, ce gouvernement néglige sciemment depuis des années la fourniture de vaccins et refuse maintenant de prendre les mesures d’urgence nécessaires pour atténuer la crise.

En se contentant de dire, lors du débat présidentiel, que lui-même ne se ferait pas vacciner cette année, George W. Bush cherchait à justifier le refus de son gouvernement de coopérer avec les Etats et les collectivités locales pour orienter les rares vaccins vers ceux qui en ont le plus besoin et s’en procurer d’autres très rapidement. Au lieu de cela, on laisse faire le « marché libre ».

Toujours selon LaRouche, Bush a également trompé les auditeurs en déclarant qu’on pourrait probablement en obtenir du Canada. Le lendemain, son ministre de la Santé Tommy Thomson précisa que, pour des raisons de « sécurité en matière de médicaments », on n’importerait sans doute pas de vaccins canadiens, alors même qu’à Vancouver, quelque 1,5 million de doses pourraient être livrées aux Etats-Unis pour les personnes à haut risque.

En fait, la campagne Bush/Cheney ne veut pas revenir sur son opposition dogmatique à l’importation de médicaments en provenance du Canada, où ils coûtent moins cher : « Pour Bush, les mensonges sont plus importants que la vie humaine », commenta LaRouche.
Selon les statistiques officielles de ces dernières années, la grippe fait 36 000 morts en moyenne chaque année et nécessite 200 000 hospitalisations. Pendant la saison grippale 2004-2005, il risque d’y avoir entre 5000 et 10 000 morts de plus à cause de la négligence de l’administration Bush !

L’origine de la crise

Le 5 octobre, on annonçait que 48 millions de doses de vaccins, sur un total de 100 millions prévus, ne seraient pas disponibles parce que les autorités sanitaires britanniques avaient retiré sa licence au laboratoire Chiron, à Liverpool, qui devait les fournir.

Face à cette situation, les autorités fédérales auraient dû intervenir immédiatement auprès de l’autre fournisseur Aventis Pasteur pour se procurer les 50 millions de doses manquantes, puis les distribuer aux personnes à risque : vieillards, enfants en bas âge, malades chroniques, travailleurs de la santé, etc.

En fait, les responsables de la Santé du gouvernement Bush étaient au courant des problèmes de l’usine Chiron en Grande-Bretagne dès août 2004, lorsqu’on découvrit des lots de vaccin contaminés. Cependant, ils n’ont rien fait ! Le gouvernement britannique a alors cherché des sources de remplacement, mais à Washington, c’était l’indifférence.
Les responsables gouvernementaux, chargés de traiter la crise, s’en tiennent à une « redistribution volontaire » et veulent honorer les contrats déjà conclus. Etant donné qu’environ 85% des vaccins sont commandés par le privé (cabinets médicaux, maisons de soins, fournisseurs de supermarchés-pharmacie, etc.), et 15% par le secteur public (directions de la Santé des comtés, organismes fédéraux, armée), la politique non interventionniste du gouvernement assure le chaos.

Le 18 octobre, l’American College of Emergency Physicians, qui regroupe 22 000 médecins urgentistes, a lancé un appel au gouvernement fédéral pour qu’il les aide à faire face à la vague de patients prévue. Les hôpitaux, dont les équipements ont été drastiquement réduits, ne pourront, d’après lui, en venir à bout tous seuls, sans préparation fédérale d’urgence. L’administration Bush n’a tenu aucun compte de cet appel !

Mauvaise gestion des approvisionnements

Une annonce publiée le 16 octobre par la campagne Kerry/Edwards déclarait à juste titre : « Il y a trois ans, des experts médicaux ont averti George Bush de la menace d’une dangereuse pénurie. Au lieu de résoudre le problème, on a transféré la production à une usine outre-mer - les vaccins ont été contaminés. » Au cours des trois dernières années, l’administration Bush a commis de nombreuses fautes au niveau de l’approvisionnement, nous conduisant à une situation où, pour la saison grippale 2004-2005, il n’existe plus que deux fournisseurs certifiés pour 100 millions de doses de vaccin à produire, dont la moitié devait venir d’une usine outre-mer, réputée peu sûre. Et ce gouvernement prétend faire tout son possible pour la « sécurité intérieure » !

2001 : les 74 millions de vaccins disponibles s’avèrent insuffisants. Pourtant, dès le mois de mai, le General Accounting Office (GAO) avait sonné l’alarme, notant que le gouvernement et l’industrie pharmaceutique n’étaient pas prêts à faire face à une pandémie ou à une pénurie de vaccins.

En novembre, le Council of the Institutes of Medicine (CIM) appelle à la création d’un organisme central chargé de coordonner les problèmes de vaccination. A la fin de l’année, le laboratoire Monarch se retirera de la production, suivant l’exemple du géant Pfizer en 2000. En 2003, deux autres laboratoires, Wyeth et Merck, arrêtent la production d’injections de vaccin contre la grippe, ne laissant plus que deux sociétés productrices. L’administration Bush ne fait rien pour remédier à ce problème !

2002 : en septembre, dans un nouveau rapport, le GAO propose des mesures pour traiter « le manque d’approvisionnement stable et suffisant en vaccins ». Ces recommandations restent lettre morte !

2003 : En mars, le CIM publie une étude sur les vaccins, portant sur dix ans, qui dénonce « l’infrastructure inadéquate de santé publique » et le fait que les Etats-Unis, comme d’autres pays, ne sont pas préparés aux risques de pandémie.

En juin, une équipe de la FDA se rend à Liverpool pour inspecter un laboratoire de vaccins où ils découvrent des problèmes de contamination. Cela ne les empêche pas de donner leur aval au rachat de l’usine par la société californienne Chiron, qui doit fournir 46 à 48 millions de doses de vaccin aux Etats-Unis, soit la moitié de l’approvisionnement pour la saison 2004-2005. Pourtant, la société de Liverpool souffre d’un manque d’investissements et a déjà connu plusieurs propriétaires. En 2000, elle avait été fermée suite à une contamination de vaccins contre la polio.

2004 : En août, Chiron annonce la contamination possible de plusieurs millions d’injections. Mais ce n’est qu’après la fermeture de l’usine de Liverpool, le 5 octobre, par les autorités britanniques, que la FDA envoie des enquêteurs et découvre les problèmes.

LaRouche : un programme à marche forcée pour résoudre la crise
Lors de son webcast du 6 octobre, LaRouche a appelé à un programme à marche forcée pour sortir de la crise en abandonnant les politiques qui l’ont provoquée. Concernant la pénurie de vaccins : « Il faut la traiter comme une urgence militaire, charger toutes les institutions appropriées de rechercher une solution au problème et se mettre au travail . »

LaRouche a proposé aussi de redéfinir la politique de santé, notamment en rétablissant les hôpitaux, qui sont l’avant-garde de la défense contre les maladies infectieuses. Il a attaqué en particulier les programmes HMO d’assurances-maladie privées, à but lucratif. « Nous avons démantelé nos capacités médicales et de santé publique. C’est une erreur ! Nous devons donc renverser les politiques qui nous y ont conduits . »

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