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Epreuve de force entre l’Argentine et le FMI

La rédaction

La dette extérieure de l’Argentine (90 milliards de dollars) fait l’objet d’un bras de fer entre le gouvernement de Buenos Aires et le Fonds monétaire international, qui pourrait faire exploser tout le système financier global. Le président Kirchner a fait comprendre à la communauté financière internationale son intention de défendre « le bien-être de la population » face au « génocide » que représenterait le respect des diktats du FMI.

Dans un éditorial du 30 janvier, le Wall Street Journal appelait à un retour à la « diplomatie de la canonnière » pour collecter la dette extérieure argentine. Quelques jours plus tard, des juges américains gelaient certains avoirs de l’Etat argentin aux Etats-Unis afin de rembourser les « fonds vautours » qui avaient investi dans le pays. Le droit de rétention a été exercé sur une dizaine de biens du gouvernement, notamment les résidences de diplomates argentins en poste à Washington.

De quoi s’agit-il ? Le 9 mars, l’Argentine devrait verser 3,1 milliards de dollars au Fonds monétaire international. Or le gouvernement a déclaré qu’il ne verserait cette somme que si le FMI lui fournissait, comme convenu, un montant égal. L’Argentine n’a que 15 milliards de dollars de réserves en devises, nécessaires pour des importations vitales. Mais le FMI a choisi l’intransigeance, craignant que d’autres pays (notamment le Brésil) suivent l’exemple argentin en mettant les intérêts de leur peuple avant ceux des banques.

Lors de la réunion des ministres des Finances à Boca Raton en Floride, le G-7 a adressé un ultimatum de fait à l’Argentine. Il est dit dans le communiqué final qu’elle ne recevra pas un centime avant : 1) d’avoir offert aux détenteurs privés d’obligations (les fonds vautours) bien plus que les 25% que le gouvernement se dit prêt à verser sur près de 90 milliards de dollars de dettes ; 2) d’avoir permis aux sociétés étrangères de prendre le contrôle des services publics et d’augmenter les prix ; et 3) d’avoir renoncé à son attitude « irresponsable » vis-à-vis du FMI.

En réponse, le président Kirchner a averti, le 9 février, que l’on risquait d’assister à un véritable « génocide ». « Il est temps que le monde mette un frein aux fonds vautours et aux banques insatiables qui veulent continuer à faire des profits. (...) Si l’Argentine devait payer plus que 25% de la valeur nominale des obligations, nous paierions, comme dans les années 90, en affamant le peuple, et cela serait un véritable génocide du peuple argentin. » Il a dénoncé la « grave responsabilité de la bureaucratie du FMI dans l’endettement de l’Argentine ». Il est vrai que les institutions internationales ont incité tous les pays en voie de développement à s’endetter sans compter dans les années 80 et 90. « Je dois avoir le courage (...) de défendre les intérêts des Argentins . »

Qui sont ces « fonds vautours » ? Il s’agit d’intérêts privés, spécialisés dans l’achat de la dette des pays du tiers monde sur le marché secondaire, à raison de 10 cents par dollar de dette. Ils se retournent ensuite contre le pays pour lui réclamer le remboursement total de la dette à sa valeur nominale. Le 3 février, Kirchner a demandé pourquoi ces fonds étaient devenus si impatients. « Ils sont allés au casino ; les choses ont bien marché pour eux pendant un certain temps. Ils ont parié sur les risques, il n’y a donc aucune raison que les Argentins paient pour des taux d’intérêt consentis par certains dirigeants irresponsables [durant les années 90] . »

Si l’Argentine tient bon, sa position risque de contaminer d’autres pays tels que le Brésil et le Mexique. Dans ce cas, les conséquences pour les banques américaines seraient les plus dramatiques qu’elles puissent connaître, nous a confié un banquier de Londres le 13 février, notamment pour la Bank of America et Citigroup. Mais, selon lui, le FMI finira par proposer un compromis, car s’il « excommunie » l’Argentine, comme il l’a fait avec le Soudan ou le Pérou, les dommages pour l’ensemble du système seraient trop importants.

Suite à ces événements et à la rhétorique de la Réserve fédérale concernant la perspective des taux d’intérêt américains, les primes de risque sur la dette des pays émergents ainsi que sur les obligations pourries ont fortement augmenté depuis fin janvier. A titre d’exemple, le taux de rémunération sur les obligations du gouvernement brésilien a grimpé de 100 points pour atteindre 9%, en l’espace de quelques jours.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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