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Équateur : un cas exemplaire de dette illégitime

La rédaction
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La commission spéciale chargée de conduire un audit sur la dette extérieure de l’Équateur a informé le président Rafael Correa qu’une partie de cette dette était illégitime et que la façon dont elle avait été gérée était tellement truffée d’irrégularités et de fautes de gestion que le gouvernement y avait perdu des millions de dollars. Les révélations de cette étude réalisée à Quito sont sans doute, à quelques détails près, valables pour tous les pays du tiers-monde qui ont été entraînés dans un endettement massif afin de financer le système bancaire international.

A la réception du premier rapport de la Commission sur l’audit intégral du Crédit Public, Correa a ressenti de « l’indignation », a-t-il affirmé le 7 juin alors qu’il était en visite dans la province de Chimborazo. « Il n’y a pas de mots pour décrire ce qu’on a fait avec la dette ; c’est une attaque contre le pays, c’est illégitime. » Il a annoncé que des poursuites judiciaires seraient intentées contre ceux « qui ont vendu le pays, qui se sont vendus eux-mêmes, et des actions administratives et civiles seront prises pour annuler la dette illégitime. »

Il a cité un des aspects de la fraude : « Les avocats de l’Équateur étaient [souvent] aussi les avocats des créanciers ; leur adresse en Équateur était celle des cabinets d’avocats des créanciers. Citibank préparait les documents pour nous et les avocats de l’Équateur n’avaient plus qu’à venir et signer. De cette manière, notre peuple agissait dans l’intérêt des créanciers, et non dans celui du pays ! »
Le président équatorien a accusé la Banque centrale de toutes ces manigances, en complicité avec les ministres des Finances de l’époque : « Il y a encore des gens qui soutiennent que la Banque centrale devrait être autonome — autonome par rapport au pays et aux citoyens, mais complètement dépendante des créanciers... et de la bureaucratie internationale, comme le FMI. (…) Ils ont volé des milliards de dollars, [et ce sont] toujours ces mêmes personnes méprisables qui travaillent aujourd’hui pour la Banque mondiale, le FMI ou encore la Banque de développement inter-américaine. »

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