Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Eric Holder : une fissure dans le mur de protection autour d’Obama

La rédaction
visites
1400
commentaire

23 novembre 2011 (Nouvelle Solidarité) — Au 20 novembre, ils étaient 52 députés républicains à avoir appelé à la démission du ministre américain de la Justice Eric Holder, suite à l’opération « Fast and Furious » dans le cadre de laquelle plus de 2000 armes d’assaut se sont retrouvées dans les mains de trafiquants de stupéfiants, en particulier du cartel mexicain de Sinaloa. Cette opération visant à suivre la trace de ces armes impliquait différentes agences de répression étatsunisiennes, dont l’AFT (lutte contre l’alcool, les armes, le tabac), la DEA (agence de lutte contre la drogue), l’ICE (agence pour l’immigration et les douanes) et le FBI. Au moins deux agents américains ont été tués avec des armes provenant des stocks de Fast and Furious, et plus de 200 Mexicains.

Depuis l’assassinat de ces deux agents, le département américain de la Justice (DOJ) a continué à nier au plus haut niveau l’existence même d’un tel programme. En février dernier, le DOJ a envoyé une lettre officielle au sénateur Charles Grassley et au député Darrell Issa pour en démentir à nouveau l’existence. Or, le 4 novembre, le directeur de la division criminelle du DOJ, Lanny Breuer, a reconnu devant la Commission judiciaire du Sénat qu’il savait que l’opération Fast and Furious consistait à faire passer en contrebande des armes aux trafiquants et qu’il savait aussi que la même tactique avait été utilisée par l’administration Bush dans le cadre de l’opération Wide Receiver.

Même après l’aveu de Breuer, révélant que le DOJ mentait au Congrès pendant plus de 9 mois, Eric Holder refuse d’en assumer la responsabilité. En fait, ses refus sont multiples : refus de congédier Breuer, de fournir les projets de lettre et les courriels relatifs à la lettre du 4 février 2011, de produire des documents assignés par les enquêteurs du Congrès, de permettre l’audition de 11 des 12 responsables du DOJ cités à comparaître.

L’importance de cette affaire a été très bien résumée par la source surnommée « White House Insider », un démocrate de haut niveau qui accorde souvent des interviews au blogger Ulsterman. Comme il l’avait observé en août : « Eric Holder tombe. Ca se passe maintenant. Et comme je te l’ai toujours dit, Holder est le pare-feu d’Obama, il peut entraver tout. Un chef du DOJ peut pratiquement étouffer 99 % des attaques dirigées contre un Président. [Fast and Furious] est une opération totalement couverte par le gouvernement aux plus hauts niveaux. Les plus hauts niveaux. Compris ? (...) Les négociations sont en cours en vue d’un procureur spécial. (...) Il y aura un écart entre la protection qu’Eric Holder fournit maintenant et celle que son successeur pourrait fournir. Des informations pourront alors voir le jour qui sont actuellement dissimulées sous le couvert du DOJ d’Obama. Alors que Holder est sur le départ, la vérité va apparaître. Nous avons simplement besoin d’une fenêtre d’opportunité pour cela. Ca va se faire, mais donnons un peu plus de temps. »

Dans une lettre envoyée le 10 novembre, 40 républicains avaient sommé le président Obama de demander la démission de Holder, soulignant que sinon, lui-même se rendrait complice de cette politique et de sa dissimulation.

Dans l’affaire Watergate, le président Nixon fut en fin de compte obligé de démissionner en raison de son rôle dans la dissimulation. C’était après le départ de son ministre de la Justice, John Mitchell, éliminant ainsi la protection que ce dernier assurait au Président. Si Holder est obligé de démissionner, Obama lui-même se retrouvera rapidement dans la même position de vulnérabilité que Richard Nixon juste avant sa démission sous peine de destitution en 1974.

Voir le commentaire

  • petite souris • 23/11/2011 - 13:01

    Alors que Holder est sur le départ, la vérité va apparaître. Nous avons simplement besoin de la fenêtre d’opportunité pour cela. Ca va se faire, mais donnons un peu plus de temps.
    Bonne nouvelle en effet.

    Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage Jean de La Fontaine

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Contactez-nous !

Don rapide