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Escalade du conflit en Irak

La rédaction
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Le meurtre, le 31 mars à Fallouja, de quatre employés américains de la compagnie privée de sécurité Blackwater et la mutilation de leurs corps ont ouvert une phase qualitativement nouvelle du conflit entre les forces de résistance irakiennes et les puissances d’occupation. Après la tuerie perpétrée dans ce bastion sunnite, de violents affrontements se sont déroulés le 4 avril avec des forces chiites à Najaf, Bagdad, Nasiriyah et Amara, suivis le lendemain d’actions chiites à Bassorah.

L’escalade dramatique du conflit, avec l’entrée en scène des Chiites, a été déclenchée suite à deux provocations de la part du pro-consul américain Paul Bremer : la fermeture du journal Al Hawza, associé au dirigeant radical, Moqtadar al-Sadr, et l’arrestation de son adjoint, Moustafa Yacoubi, accusé d’avoir planifié l’assassinat d’un autre Chiite il y a plusieurs mois. A Bagdad, les Chiites ont organisé des émeutes et au cours de fusillades à Najaf, entre 60 et 90 Irakiens ont été tués et des centaines d’autres blessés. Neuf soldats des forces de l’occupation ont été tués.

Le 2 avril, Moqtadar al-Sadr avait déclaré dans un discours qu’il s’engageait auprès du dirigeant du Hezbollah, le cheikh Nasrullah, et auprès du Hamas à ouvrir un front en Irak. Le 4 avril, alors qu’il commençait un sit-in dans une mosquée de Kufa, il appela ses disciples à délaisser les manifestations pacifiques pour passer à « d’autres actions efficaces. » Ce qui s’est traduit par une protestation chiite à Bassora dès le lendemain, au cours de laquelle le bureau du gouverneur fut occupé.

Bien que le dirigeant suprême des Chiites, l’ayatollah Hussein Al-Sistani, continue d’appeler au calme, il n’est pas à exclure, si l’escalade se poursuit, que d’autres forces chiites, en dehors de celles qui obéissent directement à Al-Sadr, se joignent à la résistance armée.

Pour toute réponse, Bremer a déclaré « hors la loi » al-Sadr et ses disciples, menaçant de leur opposer une « force écrasante » ;. Il a également annoncé qu’une même « force écrasante » serait déployée contre les responsables de la tuerie de Fallouja - dont le siège fut effectivement entrepris le 5 avril.

La nature des provocations de Bremer, aux conséquences prévisibles, soulève la question suivante : s’agit-il de décisions visant délibérément à déclencher des violences telles qu’il faudrait reporter la date du transfert de la souveraineté nationale aux Irakiens, prévue pour le 1er juillet ? Une telle éventualité a été soulevée par le sénateur américain Richard Lugar dans un entretien sur ABC le 4 avril. Rappelant la nécessité « d’assurer la sécurité en Irak », il a dit qu’il craignait que le nouveau gouvernement ne soit pas en mesure de contrôler les violences qui pourraient éclater après le 1er juillet. La conclusion qu’il suggère, mais qu’il n’a pas tirée explicitement, est qu’il faudrait ajourner la date de transfert et déployer davantage de troupes.

Ceci serait tout à fait inacceptable pour l’ayatollah al-Sistani. Si la polarisation actuelle continue, elle risque d’étouffer toutes tentatives de réconciliation et de calme de la part des principaux dirigeants religieux chiites et sunnites.

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