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Et si l’on parlait enfin avec le Hamas ?

La rédaction
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24 janvier 2009 (LPAC) – Voilà la question qu’évoquent deux anciens hauts responsables du Département d’Etat américain, l’ancien Secrétaire d’Etat James Baker III et l’ancien diplomate Richard Murphy. Ils suggèrent que les Etats-Unis et Israël ouvrent des relations directes et parlent avec le Hamas, faute de quoi aucune solution durable n’est possible pour régler le conflit israélo-palestinien.

Lors d’un entretien avec l’hebdomadaire Newsweek, du 26 janvier, Baker affirme sans ambages qu’il « faut impliquer le Hamas car on ne peux pas négocier la paix avec seulement la moitié du camp palestinien ». Baker propose que le Hamas désigne des négociateurs, chargé de discuter avec les Etats-Unis et Israël, qui ne soient pas formellement membres du Hamas, mais reconnus comme étant sous les ordres de la direction du mouvement. Baker précise qu’en 1992 c’est ainsi qu’il a contourné l’interdiction de dialoguer avec l’OLP lors de la conférence [sur la paix israélo-palestinienne] de Madrid.

Richard Murphy est encore plus explicite, affirmant qu’il est « inévitable » que les Etats-Unis et Israël parlent au Hamas. Dans un entretien avec Bernard Gwertzman, pour le site du Conseil des relations étrangères (CFR), Murphy affirme : « je ne pense pas que ça se fera d’ici demain matin, mais je pense que c’est inévitable. De mon point de vue, le Hamas est un représentant légitime de la communauté palestinienne. »

Ces deux commentaires suivent la critique féroce de l’invasion israélienne de Gaza, écrite par Henry Siegman, un activiste juif américain, supporter d’Obama et publié par la London Review of Books. Pour Siegman, Israël est entièrement responsable de la fin de la trêve avec les palestiniens qui a conduit à un retour aux opérations militaires.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a affirmé le mardi 20 janvier que Paris parlerait avec le mouvement islamiste palestinien quand celui-ci « accepterait » le processus de paix avec Israël.

Le porte-parole du Quai d’Orsay, Eric Chevallier, avait déclaré auparavent que la France était prête à discuter avec un gouvernement palestinien qui intègrerait des membres du Hamas dès lors qu’il s’engagerait en faveur de la paix avec Israël.

Mahmoud Abbas a en effet appelé à la formation d’un gouvernement « d’entente nationale » comprenant des membres de son mouvement Fatah et du Hamas.

A savoir si la France réclamait toujours, en préalable à tout contact avec le Hamas, la renonciation à la violence, la reconnaissance d’Israël et la reconnaissance des accords passés entre l’Etat hébreu et les Palestiniens, Eric Chevallier a mis en exergue le fait « qu’il y a un élément absolument majeur : c’est la renonciation à la violence ».

« Si demain il y a un gouvernement d’union nationale, on ne va pas sortir de la pièce parce qu’il y a des ministres du Hamas ; il y a bien des ministres du Hezbollah dans le gouvernement libanais », a-t-on également indiqué à l’Elysée.

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