Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

Etats-Unis-Russie : possibilité d’une alliance révolutionnaire

La rédaction
visites
2678

21 août 2009 (Nouvelle Solidarité) – Pour vous permettre de mieux saisir les enjeux du combat politique que nous menons ici et maintenant, nous publions ici la question posée à Lyndon LaRouche par un diplomate russe en poste à Washington, lors de la conférence internet du 1er août.

Question : M. LaRouche, l’arrivée d’une nouvelle administration américaine a été facteur d’optimisme. Mais depuis le premier voyage de Barack Obama en Europe, et en particulier à Londres, nous avons reçu une série de signes confus et nous aimerions avoir votre avis à ce sujet. D’une part, le travail de notre gouvernement avec votre Secrétaire d’Etat, que nous apprécions beaucoup, tient ses promesses et est très productif, non seulement pour nos deux nations mais pour le reste du monde, car nous travaillons ensemble pour le développement des régions du monde qui en ont grandement besoin. Mais certains officiels américains ont des positions très différentes et très arrogantes, voire même explicitement hostiles et provocatrices. Nous ne sommes pas novices et nous comprenons bien ce jeu que vous appelez « de la carotte et du bâton ». Mais il nous semble y avoir autre chose derrière tout ça. Notre question est donc de savoir comment répondre ? Nous avons reçu de Mme Clinton, en qui nous avons confiance, les garanties d’un partenariat, mais est-ce aussi la position de la Maison Blanche ? Si la réponse est non, de quelle marge de manœuvre Mme Clinton dispose-t-elle donc ? Pourra-t-elle poursuivre son travail ? Pourra-t-elle rester à son poste ?

LaRouche : Ce qu’il faut bien voir c’est que notre gouvernement est un système présidentiel et qu’il ne repose donc pas seulement sur la personnalité et les idées du Président. Vous avez peut-être un semblant de cela en Russie, mais ce n’est généralement pas le cas en Europe. Les systèmes parlementaires européens qui sont une relique du féodalisme, ne sont pas très bons. Prenez par exemple la Constitution allemande – la Grundgesetz. Elle est très intéressante en terme des principes figurant dans certains de ses articles, mais il n’y a pas la cohérence d’un principe national comme on le trouve dans la Constitution américaine. Et c’est ce qu’il manque dans les systèmes européens : notre Constitution a été bâtie à partir de rien, elle était l’oeuvre d’une nouvelle nation, faites en grande partie d’européens, s’appuyant sur le meilleur de la culture européenne plutôt que sur sa tradition oligarchique. Notre Constitution ne s’appuie pas sur certains préceptes ou formulations comme dans des contrats, mais plutôt sur une notion de loi naturelle. C’est-à-dire sur ce que requiert naturellement la vie des êtres humains, et sur la distinction entre ces besoins selon les cultures nationales. L’Etat-nation est une entité nécessaire car le développement d’une nation ne peut se faire que si le peuple partage en profondeur la même culture, de l’enfant et du plus pauvre jusqu’au plus riche et au plus éduqué.

Il faut donc des Etats-Nations afin de sortir le meilleur de chaque culture nationale et de chacun de ses membres. Au-delà, l’idée de constitution nationale doit être commune à tous les peuples. Il doit y avoir un principe commun, comme le principe westphalien [l’avantage d’autrui, dans le traité de Westphalie de 1648, qui mis fin à la guerre de trente ans - ndt] que l’Europe actuelle a rejeté, principalement à cause des obscénités de Tony Blair qui a décrété que ce principe était mort. A cause de cela, nous en sommes revenus aux absurdités barbares. Mais quoiqu’il en soit nous avons dans chaque nation, un intérêt commun à toute l’humanité. Nous voulons mutuellement protéger les cultures nationales car c’est ce qui nous rassemble. Et dans le même temps, nous avons un sens commun d’une plus haute constitution que nous espérons voir se refléter dans nos constitutions respectives. Il s’agit de notre engagement pour la destiné commune de l’humanité et la participation de chaque nation à ce dessein.

Nous sommes aujourd’hui dans une dynamique définie par Londres. Le gouvernement américain est contrôlé par Londres. Le Président est une marionnette contrôlée par Londres. (…) Mais la politique des Etats-Unis n’émane pas d’un seul homme. Comme je l’ai dit hier à l’ambassade de Chine, l’essentiel des relations sino-américaines, russo-américaine mais aussi sino-russe, même s’ils ne sont pas toujours d’accords, doivent se bâtir autour d’une intention commune et d’un vouloir vivre en commun.

Reste à savoir si les Etats-Unis ont la volonté d’honorer leurs responsabilités envers les autres nations. En ce mois d’août, le peuple américain va-t-il se lever et secouer ces membres du Congrès ayant montré une trop grande sympathie à l’égard des politiques effroyables [renflouement de Wall Street, politique de triage dans la santé] de l’administration Obama ? Le Président est de plus en plus détesté et isolé. Il n’est plus très populaire et ses politiques ne marcheront pas. Ces prochaines semaines, le rejet du président et de sa politique va s’accroître grandement, car ce qu’il essaye de faire avec sa réforme de la santé menace la vie des citoyens. C’est un crime contre l’humanité et il ne sera plus là très longtemps.

Donc, ne vous souciez pas des aspects politiques. Ce qui compte, c’est notre engagement les uns envers les autres, au nom de nos Etats-Nations respectifs. Nos relations doivent être guidées par cet engagement à un développement planétaire. Dans la situation actuelle, la survie de la vie civilisée repose sur la coopération entre quatre pays – Etats-Unis, Russie, Chine et Inde – qui ne sont pourtant pas toujours d’accord. Il ne s’agit pas d’exclure les autres nations, mais nous avons impérativement besoin de ce bloc suffisamment puissant pour forcer un changement nécessaire et urgent. Toute personne intelligente dans ces quatre pays reconnaîtra cela, c’est une tendance instinctive.

Il est très bien d’avoir des discussions de diplomate à diplomate, mais il faut absolument se parler de personne à personne, particulièrement au niveau des postes importants. Pouvez-vous regarder vos confrères dans les yeux et leur dire : « Nous avons un intérêt commun et nous devons le protéger ». Est-on capable de parler entre quatre yeux des avantages mutuels de nos pays et du bien de l’humanité, plutôt que de choses techniques ? Si nous le faisons, nous pourrons ensuite corriger nos erreurs et ajuster nos politiques.

Il faut savoir parfois sortir du cadre diplomatique et prendre les gens à part pour discuter calmement : « Que pensons-nous être l’intérêt réel de l’humanité ? Comment cet intérêt commun doit-il affecter la manière dont on se parle et dont on conçoit notre interlocuteur ? ». Ensuite l’on peut avoir des relations diplomatiques où tout n’est pas décidé sur la base de choses techniques, mais par ce niveau de compréhension. On ne peut pas savoir à l’avance si cela marchera ou pas, mais ce qui est sûr, c’est que nous devons procéder ainsi si l’on veut s’en sortir.


Vidéo : La conférence du 1er août

Contactez-nous !