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Etats-Unis : déficit commercial en hausse, dollar en baisse

La rédaction
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Le 11 janvier, l’agence d’informations financières Bloomberg a annoncé son estimation du déficit commercial américain pour novembre 2004 sur la base d’un sondage effectué auprès de grands économistes de Wall Street. Le prix du pétrole ayant été bien inférieur à celui d’octobre (où il avait atteint un pic de 55 dollars le baril), et la faiblesse du dollar ayant dû favoriser les exportations et freiné les importations, on s’attendait à un déficit tournant autour de 54 milliards de dollars en novembre.

Or ce fut un choc lorsque, le lendemain, le département du Commerce donna le chiffre officiel : 60,3 milliards de dollars, soit un record mensuel. Dans l’heure qui suivit, le dollar plongea encore de 2 cents par rapport à l’euro. Ce chiffre de novembre porte le déficit total pour les 11 premiers mois de 2004 au-dessus de 561,3 milliards de dollars, alors que le déficit total de toute l’année 2003 était de 496,5 milliards, déjà un record ! La mauvaise performance de novembre s’explique surtout par la baisse des exportations (95,6 milliards de dollars) et une faible augmentation des importations (155,8 milliards), en dépit de la faiblesse du dollar. Force est de constater que l’augmentation du déficit commercial et la chute du dollar constituent une spirale qui s’auto-alimente.

Le 14 janvier, William Poole, président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, tenta de calmer la situation. Mettant en avant les pressions inflationnistes dues au pétrole et autres matières premières, il déclara que la Fed pourrait abandonner son projet de hausser les taux d’intérêt à un rythme « mesuré ». Or une hausse plus rapide et plus importante sonnerait le glas pour les bulles financières des marchés obligataires et hypothécaires et les produits dérivés qui leur sont liés.

Les pressions inflationnistes venant des marchés des matières premières, que la Fed a contribué à créer ces dernières années avec ses injections de liquidités, sont réelles. Le prix du baril de pétrole, après être tombé à 42 dollars fin 2004, est de nouveau passé au-dessus des 48 dollars, après une augmentation de 3 dollars dans la deuxième semaine de janvier. Les cours des métaux précieux et des métaux industriels atteignent des sommets presque inédits depuis plusieurs années.

Dans le secteur agro-alimentaire également, la situation est préoccupante. Ces derniers jours, on a appris que les réserves mondiales de blé, de riz et de maïs étaient à leur plus bas niveau, par rapport à la consommation mondiale, depuis 40 ans qu’on les évalue. En même temps, l’explosion du prix du pétrole alourdit les coûts de production dans le secteur agricole en raison des répercussions sur les prix du carburant, de l’électricité, des pesticides et des engrais.

Lors d’un forum le 13 janvier, Timothy Geithner, président de la Fed de New York, a déclaré que le système financier américain était confronté à un certain nombre de « défis » :

  • problèmes de stabilité fiscale - c’est-à-dire gonflement du déficit budgétaire ;
  • « énormes déséquilibres externes » - l’Amérique empruntant à une échelle sans précédent, entre 5 et 6% du PIB pour ce qui est du déficit courant américain ;
  • « tensions dans le système de taux de changes » - notamment le taux de change euro/dollar.

Selon Geithner, la combinaison de ces « défis crée le risque de chocs non anticipés sur les prix financiers, même dans un contexte de forte crédibilité de la politique monétaire ».

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