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Etats-Unis : des taux d’intérêt réels en dessous de zéro

La rédaction
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Après quinze années à la tête de la Réserve fédérale, Alan Greenspan a soudainement subi une étonnante conversion : outre son attachement à l’idéologie monétariste d’Ayn Rand, il semble qu’il soit devenu un adepte inconditionnel de Silvio Gesell, l’économiste fantaisiste du début du XXème siècle, pour qui les intérêts sont la racine de tous les maux.

Après avoir subi onze baisses successives l’année dernière, puis une nouvelle réduction de 0,5 point le 6 novembre, les taux directeurs sont désormais à leur niveau le plus bas depuis quarante-et-un ans. Ainsi, avec 1,25%, le loyer de l’argent au jour le jour aux Etats-Unis se situe même en dessous du taux officiel de l’inflation. Cela signifie que les taux réels sont négatifs. Sur le marché interbancaire américain, les taux, qui étaient déjà à 1,21% avant la décision de la Fed, devraient à présent tendre vers des niveaux à la japonaise, soit 0,71%. Actuellement, on peut dire que dans les deux plus grandes économies du monde - les Etats-Unis et le Japon - le loyer au jour le jour sur les prêts a pratiquement été éliminé.

Il s’agit d’un acte de désespoir qui constitue un aveu en ce qui concerne l’extrême gravité de la situation dans laquelle se trouvent l’économie et les marchés financiers américains. Après avoir reconnu que l’économie et le système financier mondiaux avaient atteint le « point le plus dangereux en soixante-dix ans », l’économiste en chef de la Morgan Stanley, Stephen Roach, a ridiculisé l’idée selon laquelle cette nouvelle initiative de la Fed pourrait, comme par magie, entraîner une reprise. « Ne vous y trompez pas, a-t-il déclaré, une baisse agressive de 0,5 point des taux directeurs traduit un état d’alerte renforcé. » Si la Fed n’avait pas annoncé qu’elle ne réduirait sans doute pas à nouveau les taux lors de sa prochaine réunion, « je crois qu’il y aurait eu une panique à grande échelle sur les marchés financiers ».

Etant donné que les onze baisses de l’année dernière n’ont absolument pas enrayé la chute des profits des entreprises ni créé de nouveaux emplois, Alan Greenspan n’ignore certainement pas que cette dernière intervention ne provoquera pas de reprise. Toutefois, la préoccupation de la Réserve fédérale se situe pour l’instant ailleurs : l’effondrement possible de la bulle immobilière qui aurait des conséquences plus graves que la disparition de 8000 milliards de dollars sur les marchés américains au cours de trente-deux derniers mois.

L’immense désastre qui attend le marché de l’immobilier est abordé dans le numéro du 11 novembre du New Yorker, faisant écho à une étude de l’EIR sur le même sujet publiée le 21 juin dernier. Intitulé « Le prochain krach », cet article cite un banquier qui déclare : « Le marché de l’immobilier américain est la dernière grande bulle. Si elle éclate, elle fera très mal. En certains endroits comme Manhattan et San Francisco, les prix pourraient facilement chuter de 40 à 50%. » L’article mentionne en particulier les engagements financiers extrêmement élevés des deux grandes institutions hypothécaires - Fannie Mae et Freddie Mac : « Si Fannie ou Freddie devaient rencontrer de sérieux problèmes, les répercussions dépasseraient de loin les problèmes de Long-Term Capital Management en 1998, quand les acheteurs et les vendeurs se sont retirés des marchés du crédit et que le système financier a failli succomber. »

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