Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Etats-Unis : effondrement de l’emploi dans les hautes technologies

La rédaction
visites
1225
commentaires

23 janvier 2012 (Nouvelle Solidarité) — Le Conseil National de la Science (National Science Board) rapporte le 17 janvier dans son bulletin annuel « Indicateurs pour la science et l’ingénierie » que l’emploi américain dans la haute technologie est en chute libre. Plus du quart de tous les emplois dans la recherche et la fabrication high-tech des Etats-Unis de l’année 2000 ont disparu en 2011 selon le NSB.

Ignorant le dernier slogan du président Obama « re-localisons les emplois industriels », ses conseillers économiques continuent à préconiser les délocalisations (out-sourcing) tout azimut.

La part dans les multinationales US qui est conduite à l’étranger s’est élevée de 19 % en 2000 à 29 % estimé aujourd’hui. Le rapport cite le cas de 3M, l’une des firmes ayant les plus grosses dépenses de R&D des États-Unis, qui se développe outre-mer « pour se préparer à un monde où l’Ouest n’est plus la puissance industrielle dominante ».

Les « Indicateurs pour la science et l’ingénierie » sont en fait une série de longues études sur la fabrication, la recherche, la force de travail dans ce qui est défini de façon floue comme l’ingénierie et l’industrie de « la haute technologie ». Le rapport met en lumière quelques points saillants :

  • Depuis 2000 l’emploi « high-tech » aux Etats-Unis a chuté de 28% avec la perte de 687 000 emplois productifs et essentiels, pour atteindre seulement 1,8 millions dernièrement. Ce type d’emplois gagne plus du double du revenu médian national de tous les travailleurs .
  • Les firmes multinationales américaines ont réduit leurs dépenses de R&D de 3 à 4% par an.
  • De 1999 à 2004 les firmes US ont créé des emplois de R&D à l’étranger à un rythme annuel relativement lent de 3%, augmentant la part de leurs emplois de R&D outre-mer de 14 à 16%, mais de 2004 à 2009 le nombre de nouveaux emplois outre-mer a décollé, s’accroissant jusqu’à 27% de tous les emplois R&D de ces firmes américaines. Depuis 2004, environ 85% de la croissance de l’emploi R&D de ces multinationales US s’est effectuée à l’étranger.
  • La part des États-Unis dans les exportations mondiales de « high-tech » est tombée de 22% en 1999 à 15% en 2010.
  • La dépense annuelle de R&D de l’Asie, qui était à la moitié du niveau des États-Unis en 2000, lui est maintenant égale avec 400 milliards de dollars par an.
  • Seulement 4% des diplômes d’ingénierie mondiaux sont obtenus aux États-Unis (dont la moitié par des immigrants) – ce qui correspond en fait à un peu moins que la part des États-Unis dans la population mondiale.

Pour illustrer cet effondrement, le New York Times du 19 janvier a sorti un article important sur le "choc" de Boeing à Wichita, Kansas.

Le géant de l’aéronautique y ferme son usine et supprime 2 200 emplois, un an seulement après avoir obtenu le grand contrat de ravitailleur de l’US Air Force et après avoir promis d’en créer 6-7 000 nouveaux, lors d’une grande cérémonie avec le sénateur Pat Roberts et des membres de la Chambre des Représentants.

Avant ces coupes, les emplois dans l’aéronautique de Wichita - d’un revenu annuel moyen de 70 000 $ - avaient déjà chuté de 33% de 42 000 à 28 000. « La ville court le risque de perdre son identité de place américaine où les gens font des choses et sont bien payés pour le faire » constate le Times.

En réalité, depuis l’abrogation de la loi Glass-Steagall et l’emprise sans précédent de la finance sur la société et l’économie, c’est toute la base industrielle des Etats-Unis qui est partie en fumée.

Voir les 2 commentaires

  • ID naze • 24/01/2012 - 08:38

    L’europe, serait ’elle mieux lotie ?
    De mon point de vue, ça resemble a un coup monté pour demolir l’occident tout entier pour mieux pouvoir le brader a vil prix , mais, je dois me tromper ?
    La finance intèrnationale a pompée dans les institutions occidentales tout le fric dont elle avait besoin pour s’installer ayeur et aujourd’hui, elle le fabrique meme a partir de bois pour mieux nous endetter , peut etre ?
    Ces gens qui dirigent ces operations de demantellement ne devraient pas pouvoir continuer, mais voila, ils sont "elus democratiquement ",il me semble ?
    Bye.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 23/01/2012 - 21:55

    ..."on" a osé nous expliquer fin décembre que l’emploi repartait aux stètes !!!!

    " Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent." George Orwell

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Contactez-nous !

Don rapide