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Etats-Unis : la saison des primaires s’ouvre

La rédaction
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Après sa tournée électorale en Nouvelle-Angleterre et trois jours avant la première élection primaire à Washington, Lyndon LaRouche a tenu une conférence Internet dans la capitale, le 10 décembre. Le candidat à l’investiture présidentielle démocrate a commencé par dénoncer le Comité national démocrate (DNC) et son président Terry Mcauliffe pour leurs tentatives de bloquer sa campagne, de la même façon qu’en 1931 et 1932, la direction du Parti démocrate « avait tout fait pour empêcher le candidat Franklin Roosevelt de l’emporter ». Cependant, le Parti démocrate est voué à l’échec tant que le DNC et McAuliffe soutiendront les neuf autres concurrents, qui sont tous « inaptes à être candidats à la présidence des Etats-Unis. Ils n’ont strictement rien dit de substantiel sur les grands problèmes auxquels notre nation est confrontée . »

LaRouche a proposé aux Américains d’oublier les sondages et autres commentaires des médias sur les élections. « Ce qui compte, c’est que nous accomplissions notre tâche. Que je fasse le travail qui m’incombe, que nous bâtissions un mouvement, que nous obtenions le plus possible de voix et de délégués. Et, surtout,que nous mobilisions auprès des "oubliés" de la nation.

« A quel phénomène assistons-nous maintenant, dont la dégringolade du dollar est une expression ? (...) Le déficit du compte courant américain continue d’augmenter. Les Etats-Unis, la nation, sont en faillite. Mais ce n’est pas tout. La production mondiale est estimée à quelque 40 000 milliards de dollars par an, dont 11 000 milliards pour les Etats-Unis. Mais la dette mondiale à court et moyen terme se mesure en centaines de milliers de milliards de dollars. Comment pourrions-nous rembourser de tels montants ? C’est impossible.

« Vous verrez donc bientôt une crise frapper les Etats-Unis et le monde, qui sera bien plus grave que celle de la période 1928-1933. Cette crise menacera l’existence de la société, elle ne sera pas simplement caractérisée par la pauvreté et le chômage. (...) Efforçons-nous donc de créer une force pour traiter cette crise, tandis que le DNC et les autres [candidats] prétendent qu’elle n’existe pas. Les paroles sortant de la bouche des "autres candidats" sont futiles !

« Mon travail consiste à donner au peuple des Etats-Unis, en particulier, un sens de mission (...) dans le monde. Nous devons mettre les autres pays - par notre exemple, et non par la force ou la domination - hors du danger auquel nous sommes confrontés. Ceux qui n’ont pas ce sens de mission ne devraient pas être président. Roosevelt avait ce sens. Lincoln l’avait certainement, ainsi que Benjamin Franklin. Tous nos meilleurs dirigeants nationaux avaient un sens de mission, l’idée que leur vie est comme un centime qui sera dépensé au bénéfice de l’humanité à venir, et pour l’honneur des générations précédentes. C’est ce qui manque en politique aujourd’hui. Mon travail consiste avant tout à réintroduire ce sens de mission, et ce sens de l’immortalité de chaque individu, dans notre vie politique . »

Neuf semaines décisives

La campagne des primaires est lancée dans l’ensemble du pays. A l’heure où nous rédigeons cette brève, la candidature de LaRouche a été confirmée dans les Etats suivants : Maryland, Ohio, Californie, Missouri, New Hampshire, Delaware, Tennessee, Vermont, Massachusetts, Rhode Island, Oklahoma, Arizona, Virginie, Texas et dans la ville de Washington. Elle est en attente de confirmation dans l’Etat de New York, le Wisconsin et le Nebraska. Dans d’autres Etats, la collecte des signatures nécessaires pour faire enregistrer la candidature de LaRouche est en cours, bien que le Comité national démocrate (DNC) exerce des pressions intenses sur les dirigeants démocrates des Etats pour l’exclure de la primaire, au risque parfois de se couvrir de ridicule.

Le 2 janvier, les larouchistes ont déposé à Albany 25 000 signatures pour inscrire LaRouche dans la primaire de l’Etat de New York, ainsi que 33 000 signatures permettant d’établir des listes de délégués dans 18 circonscriptions, soit bien plus que le nombre requis. Mais lorsque militants et délégués larouchistes se rendirent au siège du Parti à New York pour y déposer une copie de ces signatures, comme le veut la loi, le gardien de l’immeuble leur fit savoir que le siège était fermé et ne rouvrirait que le 5 janvier - soit trois jours après la date limite de dépôt. La veille, un responsable du Parti joint par téléphone avait pourtant assuré que les bureaux resteraient ouverts toute la journée du 2 janvier sans interruption. Face à cette obstruction manifeste, la délégation refusa de partir, obtenant finalement l’ouverture des bureaux afin de remettre les documents adéquats à l’un des responsables du Parti.

En Caroline du Sud et dans l’Utah, la direction du Parti démocrate a décidé arbitrairement que le nom de LaRouche ne figurerait pas sur les bulletins de vote, bien que d’importantes personnalités démocrates de Caroline du Sud, dont l’ancien candidat au poste de gouverneur Theo Mitchell, deux députés d’Etat et un membre du comité exécutif du Parti aient signé une lettre au président Joe Erwin lui demandant d’accepter la candidature de LaRouche, notant que « les démocrates qui veulent faire taire de LaRouche soutiennent Cheney ». De même, dans le Michigan, une lettre signée par une vingtaine de responsables démocrates, de militants et de responsables syndicaux a été envoyée au président du Parti, dans le même esprit. Dans le Michigan, le Parti a tout simplement annulé son élection primaire, que LaRouche avait remportée en 2000, et refuse de l’enregistrer pour les caucus, qui sont des réunions locales sur invitation, où le vote se fait à main levée.

Par contre, le secrétaire d’Etat du Maryland, Karl Aumann, a accepté d’office la candidature de LaRouche, jugeant qu’il s’agit d’une « candidature [qui] est généralement promue ou reconnue dans les médias aux Etats-Unis ou dans le Maryland ». En Arizona, à la suite d’un tirage au sort, le nom de LaRouche figurera en première place sur les bulletins de vote.

Si les larouchistes n’ont pas de mal à réunir le nombre de signatures requises, il n’en est pas de même pour certains de leurs concurrents. Pour la primaire du Rhode Island, trois des « grands » candidats n’ont pas pu être enregistrés : il manquait 27 signatures à Edwards, qui va faire appel de cette décision. Les deux autres sont le révérend Al Sharpton et Carol Moseley Braun. Lieberman n’a obtenu que 18 signatures au-delà des 1000 requises, alors que LaRouche en a 750 de plus. La situation est similaire dans l’Etat de New York.

Le soutien dont jouit LaRouche au niveau populaire se reflète encore dans sa capacité à collecter des fonds. Le 31 décembre, la campagne LaRouche en 2004 a déposé une deuxième demande de fonds fédéraux électoraux (matching funds), à hauteur de 245 000 dollars, équivalant aux sommes levées en octobre et novembre. La prochaine demande, devant être soumise fin janvier, concernera les fonds collectés en décembre. A la suite de sa première demande, la campagne de LaRouche a reçu, le 2 janvier, 838 000 dollars. Les médias ont largement répercuté les dépôts de candidature de LaRouche, ainsi que son obtention des matching funds.

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