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Etats-Unis : les caisses de retraites et la menace d’une banqueroute officielle

La rédaction
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Des porte-parole de George W. Bush ont reconnu qu’ils envisagent de ne jamais rembourser les 1600 milliards de dollars que les gouvernements successifs ont empruntés au Social Security Trust Fund depuis une décennie. Cette intention, a commenté LaRouche, se traduirait une perte de confiance du monde entier vis-à-vis de la dette souveraine des Etats-Unis, privant,de fait, le dollar de toute valeur.

En 1983, le Congrès avait décidé d’augmenter les cotisations obligatoires pour la retraite, afin de constituer un excédent en vue du moment (départ à la retraite des baby boomers) où les rentrées seraient dépassées par les allocations à verser. Le gouvernement de George W. Bush, dont les réductions d’impôts accordées aux riches et le niveau record des dépenses militaires et de sécurité depuis le 11 septembre 2001 ont entraîné des déficits sans précédent, a emprunté pas loin de 500 milliards de dollars sur cet excédent. En retour, les caisses du Trust Fund reçoivent des bons du Trésor à 30 ans, qui sont donc des obligations souveraines du gouvernement des Etats-Unis. Les fonds ainsi obtenus servent à couvrir les dépenses courantes du budget.

Certains responsables de l’exécutif disent, aujourd’hui, qu’il n’est pas réaliste de s’attendre au remboursement des fonds « empruntés ». Cela signifie que l’argent ne sera pas au rendez-vous pour assurer les futures pensions-retraites, ou du moins pas dans leur intégralité. Robert Greenstein, du Center on Budget and Policy Priority, estime que si Bush n’honore pas l’obligation de remboursement des bons du Trésor, cela signifie qu’il « est prêt à accepter que le gouvernement des Etats-Unis soit en cessation de paiements [sur ces bons] pour la première fois de son histoire ».

Les craintes à cet égard viennent d’être confirmées par Charles Blahous, adjoint au Président en charge de la politique économique et coordinateur de la politique des retraites de la Maison-Blanche. Interrogé par le Washington Post du 5 janvier à propos de l’excédent du Trust Fund, il déclara : « Qu’un accord ait été passé en 1983 ne sera pas d’une grande consolation pour le travailleur de 2025 ». Autrement dit, cet accord n’est plus valable et il faudra trouver une autre source de financement d’ici là. La source proposée par l’administration Bush, ce sont les fonds de pension privés, à la merci des marchés financiers.

Par ailleurs, en présentant le projet de réforme du gouvernement devant les bureaux du Congrès, Blahous a indiqué que les salariés encore relativement jeunes devraient pouvoir investir jusqu’à deux tiers de leurs cotisations obligatoires dans des « comptes de retraite privés », bancaires ou d’autres institutions financières. Il estime aussi que les pensions-retraites devront être réduites d’au moins 30%. Peter Wehner, l’adjoint de Karl Rove, principal conseiller politique de la Maison-Blanche, estime pour sa part que la privatisation des retraites constitue « l’une des plus importantes entreprises conservatrices des temps modernes » et que le système actuel « met le cap sur un iceberg ».

Quant à Lyndon LaRouche, il a rappelé que le projet de Bush, qui s’appuie sur le « modèle chilien » de Pinochet, représente un premier pas vers le fascisme. Il est cependant convaincu de la possibilité de le déjouer.

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