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Europe/USA : Renflouements impossibles, effondrement inévitable...

La rédaction
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16 juin 2011 (Nouvelle Solidarité) – … si l’on n’intervient pas pour montrer la porte de sortie. Nous ne sommes ni dans une crise grecque, ni même dans une crise de l’euro, mais dans un effondrement du système transatlantique centré sur la City de Londres et son empire financier offshore. Faisons le point :

  • Un nouveau renflouement de la Grèce (comprendre : des banques exposées à la dette grecque) est impossible. Le peuple a fait entendre sa colère face à l’inacceptable et le Premier ministre n’a pas de majorité pour faire voter un nouveau plan d’austérité et de privatisations massives. Hier au parlement, il a fait face à une levée de bouclier, y compris dans son propre camps et a été contraint d’annoncer un remaniement ministériel.
  • La confrontation entre partisans et adversaires d’un « reprofilage » de la dette souveraine grecque incluant un effort des créanciers privés, est illusoire puisque toutes sortes de remise en question des dettes dues seront considérées par les agences de notation et les marchés comme équivalent à un défaut. Ceci entraînerait un effondrement en chaîne du Portugal, de l’Irlande et de l’Espagne, de toutes les banques européennes exposées à ces dettes, de tous le marché international des dérivés de crédit (CDS), de tous les Etats qui se sont endettés pour renflouer l’euro et de la BCE elle-même.
  • Les banques espagnoles sont à l’agonie, comme l’a révélé l’échec de Banco Santander sur le marché obligataire. Comme nous l’avons déjà dit, si elle ne sont pas déjà tombé c’est qu’elles sont sous perfusion permanente de la BCE depuis 2008. En mai, elles ont encore emprunté 53 milliards à la BCE, en hausse de 26% sur un mois.
  • Aux Etats-Unis, l’ex-inspecteur général du plan de renflouement TARP a mis en garde lors d’une interview avec le présentateur vedette Dan Rather, que « la prochaine crise pourrait coûter 5000 milliards de dollars en frais directs rien que pour gérer les grands établissements et leurs actifs », à comparer aux 700 milliards du TARP ! « Où est-ce qu’on va pouvoir trouver 5000 milliards ? », a-t-il ajouté. « Bonne question, où est-ce qu’on va les trouver ? » a répondu Rather. « J’en ai aucune idée, et c’est la pente descendante sur laquelle se trouve notre pays ». « Vous me faites peur », a réagit Rahter. « Il y a de quoi avoir peur. Moi-même j’ai peur. Si on a pas peur on peut pas voir ce qu’il s’est passé avec la crise de 2008 et comment il est impossible que [le renflouement] se répète ».

Dans cette situation, plus de blabla. Le système est mort et on a plus qu’une seule option : mettre en faillite les usuriers et reconstruire un système bancaire propre et modeste, au service du développement des peuples. C’est la stratégie Glass-Steagall, pour les Etats-Unis et pour l’Europe.

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