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Europe de l’Est : batailles autour des banques centrales

La rédaction
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Dans plusieurs pays d’Europe de l’Est et du centre, d’intenses batailles ont éclaté autour des banques centrales. Les libéraux et monétaristes, qui sont plutôt en perte de vitesse au niveau politique, veulent s’en assurer le contrôle.

En Pologne, l’ancien ministre des Finances Leszek Balcerowicz, l’un des premiers adeptes des désastreuses « réformes » de Jeffrey Sachs, vient d’être nommé gouverneur de la Banque nationale, malgré la forte résistance organisée par des forces politiques de gauche et de droite, des syndicats et des petits entrepreneurs. Lors des dernières élections présidentielles, le président post-communiste Alexander Kwasniewski avait battu ses adversaires monétaristes à une large majorité, mais il a dû accepter la nomination de Balcerowicz pour des raisons de stabilité politique. En effet, la coalition au pouvoir (AWS) a besoin des voix du parti de Balcerowicz au parlement pour empêcher des élections anticipées au printemps prochain.

En République tchèque, la lutte autour de la banque centrale oppose le gouvernement social-démocrate de Milos Zeman et le président Vaclav Havel. L’été dernier, le gouvernement avait préparé un projet de loi prévoyant d’accroître le contrôle exercé par l’Etat sur la Banque nationale, ce à quoi l’Union européenne (UE) et le FMI se sont férocement opposés, amenant le président Havel à apposer son véto à cette nouvelle loi. Lorsque l’ancien gouverneur de la Banque nationale a démissionné, le président Havel a fait usage de son pouvoir pour nommer à sa place le monétariste Zdenek Tuma jusqu’en 2006, avec Ludek Niedermayer pour vice-gouverneur jusqu’en 2002. Le gouvernement a alors menacé le Président d’une action en justice, mais a dû y renoncer après que Havel ait annoncé son intention de faire invalider l’ensemble de ses précédentes nominations présidentielles. La confrontation entre le Président et le gouvernement est, comme l’a écrit le Neue Zürcher Zeitung, « sans précédent en République tchèque ».

En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban a annoncé qu’il ne reconduirait pas dans ses fonctions l’actuel gouverneur de la Banque nationale Gyoergy Suranyi, qui est « très respecté » par la communauté financière internationale et le FMI. A la place, il voudrait nommer l’actuel ministre hongrois des Finances, Zsigmond Jarai. Orban craint que l’engagement de Suranyi envers la « stabilité monétaire » ne finisse par étouffer la croissance économique et les exportations, tout en accroissant le chômage.

En Roumanie, le Parti paysan chrétien-démocrate du Premier ministre en exercice, Mugur Isarescu, a essuyé une défaite dévastatrice aux récentes élections parlementaires. Mais le fait que les élections aient évincé son parti du Parlement et lui ait fait perdre son poste de Premier ministre ne signifie pas pour autant qu’il doive abandonner son deuxième emploi - gouverneur de la Banque nationale roumaine. En tant que Premier ministre et gouverneur de la Banque centrale, Isarescu avait créé les conditions d’une telle dévastation économique et sociale en Roumanie que l’ancien président de la « Securitate » Ion Illescu a facilement remporté les élections présidentielles le 10 décembre.

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